Actualités :: Burkina : Le président Ibrahim Traoré invité à s’attaquer à la question du (...)

Jules Kadher Kaboré, ingénieur en génie logiciel résident aux États-Unis, appelle, dans cette tribune, le président Ibrahim Traoré à s’attaquer à la question du manque d’emplois au Burkina. Il propose quelques solutions.

Monsieur le Président, je me nomme Jules Kadher Kaboré, ingénieur en génie logiciel résident aux États-Unis.

Monsieur le président, sans aucune prétention, je voulais attirer votre attention sur un fléau qui, pour moi, a contribué à déstabiliser notre nation : c’est le chômage grandissant dans notre pays.

Je crois savoir, si je ne me trompe pas et je peux me tromper, que le chômage accru est dû au manque d’emplois. La création des emplois n’est pas de la magie, c’est une question de création d’entreprises solides et de développement sur le plan local ; et aussi créer un environnement attractif pour attirer suffisamment des investisseurs, même de l’extérieur pourquoi pas ?

Par-là, j’ose me permettre de dire que la deuxième option semble être compliquée pour notre nation que nous affectionnons tous vu notre situation économique et sécuritaire. Il nous reste la première option : fabriquer des ENTREPRISES BURKINABÉ. S’il y a une chose dont je suis sûr pour notre pays le Burkina Faso, c’est que nous sommes nombreux ces Burkinabè (tous âges confondus) de la diaspora et de l’intérieur qui veulent créer des entreprises.

Mais hélas notre système entrepreneurial est notoirement connu pour être un système qui décourage, ne fait pas rêver, donne moins d’opportunités aux jeunes d’exprimer leur savoir-faire. Je n’ose imaginer combien ont été déçus. A ce rythme, notre jeunesse est laissée pour compte et perd confiance de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice de la nation.

Monsieur le Président, je pense qu’il est temps de bannir de nos agissements tous comportements somnolents, non visionnaires et non patriotes car nous n’avons qu’une seule nation.

Monsieur le Président, 2 106 962 de burkinabè ont déposé les concours cette année pour 6 069 places dont le taux d’échecs frôlait les 100% sur la base de calculs.
Monsieur le Président, le système est en train de nous noyer comme les générations antérieures.

Dieu seul sait ce qu’un honnête citoyen pourrait faire pour sa survie et celle de sa famille dans un système pareil. Comme la souligne Papa Laurent Bado sur le plateau de Ismaël Ouédraogo, « un jeune de 20, 30 ans qui est assis sans boulot et surtout est sûr de ne pas en avoir ; comment voulez-vous empêcher ce type de tuer, de voler, de ne pas respecter l’état ? ».

Monsieur le Président, le Burkina Faso a besoin de plus d’emplois et nous DEVONS les créer.

Monsieur le Président, nous travaillons à ériger de grosses entreprises pour ne point dire des firmes, telles sont nos ambitions au Burkina Faso, il serait souhaitable de nous permettre de juste faire cela au plus grand plaisir de notre communauté.

Nous sommes conscients de la lourde tâche que vous portez aujourd’hui en tant que celui qui a en mains la destinée de toute une nation. Je suis convaincu qu’à l’unisson, nous pourrons faire de grandes choses pour cette nation !

Pour reprendre les propos de Fatou Diome « se dire victimes ne nous soulagera de rien. Il faut répondre par la pratique ».

Je conclus ma lettre en disant que notre génération est celle qui a le devoir de bien faire les choses afin que les générations futures puissent s’identifier à travers le chemin que nous leur laisserons. Notre génération est la génération d’énormes défis et de sacrifices.

Que Dieu bénisse le peuple du Burkina Faso !
Cordialement,
Fait à Santa Clara, California le 20 Octobre 2022

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