Actualités :: Burkina : Peu importe l’ennemi il faut le détruire

Personne n’enverra son monde mourir à notre place. Ni la France, ni la Russie n’enverront leurs jeunes mourir par centaines pour nous. C’est l’avis de Moussa Sinon qui appelle, dans cette tribune, les Burkinabè à cesser les jérémiades et à se mettre en ordre de bataille pour affronter l’ennemi.

C’est désolant de constater que les militants de la société, les populations instruites comme non instruites, multiplient les audio et les vidéos pour accuser et dénoncer la France de complicité dans la crise sécuritaire. Pour plusieurs, ce ne sont plus des soupçons mais plutôt des certitudes qu’ils démontrent avec des éléments qu’ils considèrent être des preuves du soutien de la France aux terroristes, c’est-à-dire à nos ennemis. Ces preuves sont des vidéos assez floues à des témoignages de personnes qui auraient vu les forces françaises dans des situations douteuses. Vrai ou faux ?

Supposons que ce soit vrai. Et alors ? Si la France est plus du côté de l’ennemi plutôt que nous en tant que partenaire, je demande et alors ? Est-ce que cela nous dédouane de nos battre et de neutraliser tous les combattants ennemis ? Il y a comme un refus de se battre. Une passion pour les pleurs et jérémiades plutôt qu’une mobilisation générale pour tuer tout ennemi et y compris d’éventuels complice qui oserait s’afficher.

« Il faut que la France parte ! » « Il faut que l’on change de partenaire ! » « Il faut que la Russie vienne ! » « Il faut une rupture ! » Il faut… il faut, il faut ! Tout ceci est bien beau mais personne n’enverra son monde mourir à notre place. Ni la France, ni la Russie n’enverront leurs jeunes mourir par centaines pour nous… « La France nous empêche d’acheter les armes dont nous avons besoin. » Ce n’est pas vrai que la France peut nous empêcher d’acheter les armes dont nous avons besoin. Le vaurien qui dit cela ne mérite pas sa place s’il est un dirigeant. Et nous la population, si nous répétons cela alors nous ne méritons pas d’être indépendants.

La souveraineté se mérite. La liberté s’acquiert et se maintient. Nous ne pouvons pas passer le temps à pleurer et à croire que cela fera en sorte que quelqu’un ait pitié de nous pour nous libérer ou nous laisser tranquille. Ça serait de la folie de croire cela. Personne n’aura pitié de personne. Aucune armée européenne ou américaine ne tirera sur une des leurs en Afrique pour un africain. J’ai fouillé dans l’histoire je n’ai pas vu un seul cas. Quand l’occasion est belle pour s’affronter elles se disent que ça ne vaut pas la peine de se tuer devant les Noirs pour montrer leurs vulnérabilités.

Cela s’est passé 2 fois à Tenkodogo en 1896 et une fois à Kombissiri en 1896. Ne nous trompons pas. La Russie ne se battra pas contre la France en Afrique pour le plaisir d’aucun Africain. A la limite elles s’entendront pour nous occuper. Ne nous trompons pas encore une fois. Russie, France et autres voient en nous une proie. Il faut être lucide et savoir que ce qui les lie dépassera toujours ce qui pourrait nous lier à l’une d’entre elle.

Que faire alors ?

Défendons –nous peu importe l’ennemi. Les manifestations et les marches n’ont jamais réglé un problème de cette nature. Comptons sur nous et nous-mêmes. Nos braves FDS font de leur mieux ! Ils n’ont pas le courage de nous appeler à l’aide mais ils ont besoin de renforts. Mobilisons tout de suite pour les soutenir. Que tous les jeunes de 19 à 39 ans (ils sont environ 6 millions au Faso) se mobilisent et forment des groupes d’entrainement (courses, exercices physiques, défilés) dans les quartiers et dans les villages. Que les anciens FDS et enseignants d’éducations physiques aident. L’armée donnera une formation militaire et armera chacun des mobilisés. Soyons déterminés et affrontons nos ennemis qu’ils avancent à visage découvert ou masque dernière des marionnettes. S’il y a 10 000 terroristes soyons 100 000 patriotes ! S’ils sont 100 000 ennemis soyons 1 million de personnes armées qui les traques et qui mes détruisent jusqu’au dernier. Le reste de la population mobilise l’argent et matériel pour soutenir l’effort de guerre. En six mois, le travail militaire serait fini et nous réorganiserons la reconstruction et la réinstallation des déplacés.

C’est peut-être la bataille que nous nous n’avons jamais réalisée qui est enfin là et que nous gagnerons et aurons par la suite la liberté et l’indépendance de nos choix pour que nos enfants puissent se concentrer sur le développement endogène.

Mettons-nous debout et prêts à confronter n’importe quel ennemi. Nous ne sommes pas un peuple de lâches ! Ne nous trouvons pas de prétextes pour ne pas nous battre. Neutralisons les ennemis déclarés. S’il y en a qui sont tapis dans l’ombre et qui, un jour, ont le courage de se montrer faisons-les subir le même sort que leur complice. C’est tout. Soyons innovant et n’essayons pas d’imiter facilement d’autres alors que nous n’avons pas le même parcours historique.

Nous sommes les plus forts car nous sommes nombreux et nous avons la vérité avec nous. Montrons à tout le monde peu importe qui nous agresse, il devra payer chèrement le prix du sang. C’est maintenant ou jamais de prouver que « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! »

Moussa Sinon

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