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Procès du putsch manqué de 2015 : Pour le journaliste Sita Tarbagdo, « les faits sont têtus »

16 septembre 2019, 20:28, par Ka

Même si tu n’es pas les doyens de nos hommes de presse écrite comme fut les Kiba Simon, tu restes celui ou Paulin Bamouni et Thomas Sankara auront encouragé et féliciter pour tes œuvres. Oui pour une fois dans l’histoire de notre justice le droit a été dit dans ce procès dit historique. Et ton ouvrage restera éternellement dans les archives de notre justice. Et comme je le dis très souvent, ‘’’le combat pour la justice est celui le plus difficile à mener surtout dans un pays comme le nôtre dont on juge par rapport à la tête du client, car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la JUSTICE soit pour TOUS (sans exception). Les juges militaires ont redonné une vraie crédibilité a notre justice.

Je pense, et ça ne regarde que moi, qu’avec ce procès du coup d’état à la maternelle, il est particulièrement la preuve que le Burkina est en train de tourner la page des procès expéditifs et dignes des Etats d’exception. En effet, des putschs supposés ou réels, le Burkina en a connu à profusion. Mais des putschs manqués qui ont donné lieu à un procès juste et équilibré, sauf oubli ou omission de notre part, l’on peut dire que le Burkina n’en a point connu. Celui d’aujourd’hui est le premier. Sous Lamizana, des proches de Maurice Yaméogo, accusés d’avoir tenté un coup d’Etat, avaient été jugés à la sauvette et jetés en prison. Sous le capitaine Thomas Sankara, des Burkinabè accusés du même crime, après un simulacre de procès dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo, ont été fusillés au grand désarroi de leurs proches. Mais la palme d’or des exécutions sommaires liées à des putsch supposés ou réels, revient au régime de l’Enfant terrible de Ziniaré, Blaise Compaoré. Et celui qui était à la manœuvre, ironie de l’histoire, est le Général Diendéré. Il peut donc se réjouir de ne pas connaître le sort qui avait été réservé au commandant Lingani et au Capitaine Zongo. La tenue même de ce procès, sous ce format, est une avancée de notre démocratie. Et celui qui doit être le premier à le reconnaître est le Général Diendéré lui-même.

Comme tu l’as dit, ‘’’Mais, comme vous le savez, malgré la force de ma bonne foi dans l’exploitation des documents et le suivi du déroulement du procès, certains esprits verront toujours des poux sur une tête rasée ! Si vous devez tenir compte de cela, vous n’allez jamais entreprendre. Bien sûr ! J’ai en attente d’édition, deux ouvrages.’’’ Ça toujours été ainsi au Burkina, et ne t’inquiète pas.
Pour ton livre intitulé « Capitaine Sankara : La chevauchée inachevée d’un ‘’fou’’ ». Nous l’attendons avec impatience.

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