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Justice : Les avocats du Burkina en grève du 23 au 26 avril

23 avril, 15:25, par Africa

Que restera-il de l’Etat du Burkina au bout du compte ? Comme un film de fiction :

- les forces amées nationales (FAN) et la gendarmerie nationale, derniers remparts de l’Etat, feront elles aussi grève parce qu’elles manquent de moyens pour mener à bien leurs missions ;
- le premier ministre et son gouvernement feront eux aussi grève parce qu’ils manquent de moyens pour satisfaire les doléances, même pas de la population, mais des agents du secteur public de l’Etat.

Comme les moyens tombent du ciel et que l’Etat providence s’en sert mal, tous ces corps de l’Etat greviste convergeront une fois emcore chez le Mogho Naaba et chez le Cardinal pour arbitrage, au nom de la recherche de la paix sociale, du pardon, de la reconcialiation nationale, etc..etc.
Pendant ce temps, le Chef de l’Etat, à la tête d’un Etat qui n’existerait plus que de nom, se resignera à renoncer à l’une de ses missions essentielles : la défense de l’intérêt général dans l’équité et la justice. Pauvres de nous !

Comment sommes-nous arrivés à cette perception de l’Etat ? S’évertuer dans chaque corps à rechercher tout ce qui bloque son bon fonctionnement et faire obstruction pour montrer qu’on est indispensable à la survie de l’Etat et par extension à la communauté nationale.

Maître Apollinaire Kélem de Tambela, brillant intellectuel (au sens vrai) que j’apprécie à travers ses analyses fort pertinentes dans "Echos Presse" de la télévision Bf1, préconisait dimanche dernier à cette émission de Bf1, une deuxième Révolution au Burkina par une remise à plat du système de gouvernance du pays. Je partage ce point de vue si nous voulons reconstruire l’Etat du Burkina sur des fondements qui font un pays, à savoir : le patriotisme, le sens élevé su bien public et de l’Etat, la fierté nationale et le rêve de grandeur pour son pays.
Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple insurgé ne s’en prenait pas à un homme et son entourage. Il s’en prenait à un système de gouvernance et il a crié" Plus rien ne sera comme avant". Hélàs ! Une fois l’ancien président parti, ce cri a été étouffé par des acteurs sortis de toutes parts pour maintenir le statu quo avec une amplification des mauvaises pratiques tant decriées. Le résultat est là. Un pays bloqué. Que faire ? Il faut parachever le processus révolutionnaire et patriotique des 30 et 31 octobre 2014 en convoquant une conférence nationale souveraine !

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