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Filière coton : Trois jours de réflexion pour relancer le secteur

12 mars, 15:58, par KONE

Le losange national (ou « diamant national »)
l ETAT devra s’impliquer davantage etb apporter encore un appui constant sur la compertitivite de la filiere cotonniere en veillant a la fixation des imperatifs economiques de rentabilité de la filiere fourniture d’intrants de qualité dynamisation de la filiere a travers des obligations de resultats et des obligation de compte rendu l’assainissement de la gestion de la filiere la motivation des cotonculteurs etb des partenaires par leur satisafcation mutuelle optimiser la gestion interne encourager et ameliorer la productivité au champ et la competitivité a l’international

Une étude portant sur 100 industries et sur une dizaine de pays montre que dans la plupart des cas, ce sont des entreprises issues d’un seul et même pays qui dominent, à l’échelle internationale, le jeu concurrentiel dans une industrie : Les allemands Bayers, Hoechst et BASF dans la chimie mondiale par exemple ; les américains Microsoft, American on line et Netscape dans les logiciels, Intel, AMD et Motorola dans celui des microprocesseurs, etc. Comment expliquer ? Quelles implications utiles en retirer pour la stratégie d’entreprise ?

Pour l’explication, on est tenté de se tourner vers les facteurs extérieurs aux entreprises. L’avantage concurrentiel d’une entreprise dans une industrie repose donc pour partie sur des éléments qui lui sont extérieurs : des externalités positives qui proviennent de son industrie (arène concurrentielle) et au-delà aussi des caractéristiques de son pays d’origine.
Ainsi, l’environnement national semble constituer un élément déterminant de l’avantage concurrentiel de l’entreprise à l’échelle internationale. Il va de soi qu’en sens inverse, l’environnement national peut être source de désavantages pour l’entreprise (produire des externalité négatives).

Il faut donc réviser et étendre une nouvelle fois le diagnostic externe. L’entreprise ne peut faire l’économie d’un examen de l’environnement national.

C’est l’objet du losange national (ou « diamant national ») qui constitue le complément à la figure des cinq forces. Il dresse la liste des déterminants nationaux de l’avantage concurrentiel des entreprises d’un pays dans une industri

Le losange se compose de quatre catégories de déterminant de base. L’action de chacun d’entre eux dépend d’une liste de paramètres englobé et élargit encore celle des cinq forces de la concurrence.

- Le bloc stratégies, structures et rivalités des entreprises dans l’industrie englobent la plupart des facteurs recensés dans la figure des cinq forces de la concurrence. Dans la section précédente, cet ensemble de déterminants était considéré comme la liste complète des facteurs à inventorier pour le diagnostic externe. Ici, il est réduit à un des quatre ensembles à envisager.

- Le bloc facteurs de production englobe les ressources du pays, c’est-à-dire ses principaux facteurs de production : les ressources naturelles, les ressources « culturelles » (le facteur, capital proprement dit) et les ressources humaines (le facteur travail, donc la qualité de la main-d’œuvre et des laboratoires de recherche).

- le bloc demande recense les informations sur la structure de la
demande nationale adressée aux entreprises de l’industrie : son degré de sophistication, son dynamisme, ses changements, etc.

- Le bloc des industries amont et apparentées englobe les relations interindustrielles, les grappes (PORTER [1998]) ou filières d’industries en (effets d’entraînement, d’agglomération, de jonction, etc.). Les paramètres pris en compte ici sont partiellement empruntés à ceux de la figure des cinq forces.

Ces quatre ensembles de déterminants structurels sont en outre interdépendants. Chacun est susceptible d’être influencé par tous les autres et réciproquement. Il faut encore prendre en considération deux autres ensembles de paramètres pour avoir la liste complète des facteurs qui déterminent la « qualité » de l’environnement national : l’état et le Hasard. Ces deux facteurs sont distincts des autres dans la mesure où ils n’appartiennent pas au système d’interdépendance. Ils peuvent influencer les conditions de l’avantage concurrentiel de l’entreprise dans son industrie. Mais, PORTER exclut qu’ils soient influencés en retour par l’action de l’entreprise. Ils constituent des éléments exogènes.

- L’État (ou gouvernement), par son action sur l’économie peut influence positivement ou négativement chacun des quatre déterminants structurels : les bonifier ou au contraire pénaliser les entreprises de l’industrie dans la concurrence internationale.

- Le Hasard achève le tableau des facteurs qu’il serait nécessaire de prendre en compte pour dresser la liste exhaustive et idéale des déterminants de l’avantage concurrentiel dans une industrie. Cet élément qui influence les autres sans être influencé par eux regroupe tous les facteurs exogènes qui peuvent expliquer la spécialisation d’un pays ou modifier cette spécialisation sans avoir été prévus (innovations radicales)

On dispose donc avec ce losange national d’une liste immense de facteurs très disparates et, pour nombre d’entre eux difficiles, sinon impossibles à quantifier. On observera que cette liste aurait pu pourtant être encore étendue. PORTER laisse en effet de côté les déterminants financiers de l’avantage concurrentiel. La qualité du système bancaire et financier serait-elle sans influence sur l’avantage concurrentiel ? Quand on connaît les liaisons banque/industrie en Allemagne (notamment dans la chimie et dans l’automobile) on s’étonne de cette omission qui constitue assurément une limite majeure du diamant national.

Et l’on voit à nouveau que ce losange correspond plus à une liste de questions ouvertes qu’à une série de réponses offertes à l’entreprise. Celle-ci n’est en aucune manière en mesure de tenir compte de l’ensemble de ces paramètres.

Le principal intérêt de la figure est ailleurs. Cette figure tente de rendre
Opérationnel (utilisable par les dirigeants d’entreprises et nationaux) un élément dont l’importance est établie de longues dates par les économistes mais un élément sur lequel ils insistent à nouveau fortement depuis la fin des années 1980 ans le cadre de longue de la théorie de la croissance endogène- ROMER [1987] [1990], LUCAS [1988], etc. Dans sa formulation traditionnelle, cet élément est le suivant :

La performance d’une entreprise dans la compétition internationale ne dépend seulement de ses ressources internes ou de sa position dans l’industrie. Elle dépend de manière cruciale de son immersion dans son environnement national. Voilà pourquoi la globalisation, loin de priver les nations de leur importance (pour l’entreprise), la démultiplie. Comme le disait F. Perroux [1955], le pouvoir de l’entreprise [son avantage concurrentiel dirait Porter] ne s’analyse pas et ne se mesure pas uniquement en lui-même [diagnostic interne] mais compte tenu du pouvoir de l’industrie à laquelle la firme appartient [le diagnostic externe à travers les cinq forces]. Le pouvoir de cette dernière se conçoit par relation à celui d’autre industrie dans la nation (le losange national).

On en conclut que le développement international de l’entreprise et sa réussite au plan international, dépendent des conditions initiales de sa croissance dans son pays d’origine. On en conclut aussi que, réciproquement, la force d’une économie nationale dans le concert des nations repose au moins en partie sur les conditions que les pouvoirs publics font à leurs entreprises : Infrastructures, formation, R&D, politique économique, etc. la force d’une nation dans les relations internationales dépend donc aussi de sa capacité à bonifier et à renouveler es avantages initiaux des firmes qui en sont originaires. PERROUX [1955] ajoutait que dans l’ordre des relations extérieures, l’appartenance d’une industrie à telle ou telle est bien loin d’être indifférente.

Nous nouS rendons bien compte du fait l’appui et le soutien de l’etat est indispensable et déterminent pour atteindre de meilleures performance au sein des entreprises . Cette contribution de l’Etat Burkinabe a permis a la sofitex d’occuper le rang de 5eme producteur mondial et 1er producteur en Afrique en 2004/2005. Derrière cela il faut voir une compétitivité doublée par l’etat qui y a jouer le role moteur .

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