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Situation sécuritaire : « Dès 2012, des études avaient démontré que le Burkina était sous menace comme le Mali ; mais on a négligé les conclusions », magistrat-colonel à la retraite, Jean-Pierre Bayala

12 octobre 2018, 12:35, par Okpayielo

Bonjour mes chers amis internautes et merci pour l’ensemble de vos écrits (Internaute 1 à 30 sous mes yeux) instructifs.
Grand merci et mon profond respect au Colonel Bayala pour ce courage et à Lefasonet pour cet écrit fort instructif et d’un éclairage nouveau contrairement au blabla habituel de nos autorités et politiciens.

Je précise tout de suite : je suis Gulmancé, donc de l’Est du Burkina Faso, pays sensé être une nation commune (de par le colon Français) à plus de 60 ethnies ayant les même droits et les mêmes devoirs.

Il me semble que l’intérêt principal de cet interview du Colonel Bayala (son appartenance politique est de peu d’intérêt ici) est la prétention de toucher le coeur du problème de terrorisme au Burkina Faso afin de permettre de tracer les voies de solutions réelles et possibles.
En tant que citoyen lambda, je m’aligne entièrement sur ce que le Colonel Bayala indique comme fondement du terrorisme chez nous au Burkina et j’ajoute, du moins j’ai la pretention de mettre l’accent sur une raison fondamentale : le terrorisme actuel tel qu’il s’exprime au Burkina Faso n’est ni à lier à une quelconque vengeance de l’ancien regime (ridicule tout simplement sauf peut-être pour les simples d’esprit) ni religieux (inapplicable dans notre contexte) ; il est tout simplement un rejet de la gouvernance actuelle de RMCK et son merdique MPP. RMCK croit-il réellement en faire un levier de réélection ?
LE TERRORISME AU BURKINA FASO PUISE SA SOURCE ET SA FORCE DANS L’INÉGALITÉ DE TRATEMENT EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT DES DIFFÉRENTES RÉGIONS DU BURKINA FASO (PAUVRETÉ CONSTANTE SANS ESPOIR PRÉVISIBLE DE CHANGEMENT POUR LA JEUNESSE QUI A FAIT RENDRE LE TABLIER À COMPAORÉ), AUTREMENT DIT, L’ÉCHEC DE DÉCONCENTRATION ET DE DÉCENTRALISATION DONC DE PRÉSENCE CONSTRUCTIVE DE LA FORCE PUBLIQUE entièrement imputable au pouvoir actuel (MMP actuellement, CDP avec Blaise Compaoré).
Selon moi, Okpayielo, les 27 années de règne de Compaoré ont eu pour impact dans la conscience collective des ethnies autres que moaga, le sentiment d’abandon de grandes parties du Burkina Faso par le pouvoir central, d’où un rejet de tout sentiment national ou nationaliste de beaucoup d’ethnies d’est en ouest, du nord au sud.
Mis à part le Plateau Central (essentiellement moaga y compris Koudougou et Ziniaré, ville qui aurait fini par être proposée comme capitale du Burkina par Compaoré et son clan si son affaire d’article 37 avait marché, selon certaines sources) et le Nord (Ouahigouya la capitale de la traîtrise de tous les temps depuis Yenenga en passant par Gérard Kango Ouédraogo, feu Salifou Diallo jusqu’au cube maggi de tous les régimes Halidou Ouédraogo), aucune autre région du Burkina ne bénéficie jusqu’ici de véritable incitation à développement. J’en veux pour preuve la situation de désintegration systématique des projets de développement de l’Est (tels que les masses populaires de l’Est l’ont exprimé à travers leurs structures communautaires et non ceux que le fameux PNDES impose, alors que RMCK est élu par une majorité sur moins d’1/4 des électeurs recensés). Une seconde preuve est la désurbanisation et la perte du statut de capitale économique de Bobo-Dioulasso (accélérées par Compaoré) et la chute de Banfora dans les faits.
Croyez-vous que si les ethnies de l’Ouest à partir de Houndé jusqu’à la frontière avec la Cote d’ivoire et la frontière avec le Mali étaient aussi bien structurées, hiérarchisées et unies comme les mossé ce serait pareil ?
Le problème des Touaregs au Mali et au Niger n’est pas né au hazard mais provient des artefacts de quelques politiciens merdeux depuis les indépendances jusqu’à maintenant.
Bien entendu, la France ex-colonisatrice n’entend rien d’autre que tirer les bénéfices de toute situation conflictuelle (d’où Compaoré a pu dealer et qui continue d’arranger le regime actuel RMCK et son défunt Salifou Diallo).
Le Colonel Bayala le dit de facon claire et precise : "Il est évident que nous avons un certain nombre de problèmes. Ils sont d’ordre structurel. Pour lutter contre le terrorisme, il faut s’y être préparé, il faut s’organiser rapidement, se donner les moyens pour l’empêcher d’atteindre son objectif qui est de créer la psychose, mettre en difficulté tout effort de développement. Pourtant, c’est dans l’absence de développement qu’on fait passer toutes ces pensées doctrinales, qu’on peut museler les peuples, les exploiter."
Ainsi donc, quelqu’un (un expert en la matière, Colonel Bayala) reconnaît que le problème du terrorisme au Burkina Faso ne peut pas être résolu militairement seulement. Le renseignement avant tout !!!
PERCEVOIR N’EST PAS TOUT, MAIS QUAND S’ATTENDRE À PERCEVOIR ?
Oui ! Comment voulez-vous la participation active des masses populaires (avec des chefferies traditionnelles mafieuses et entièrement dépendantes des partis politiques) si celles-ci ne se sentent pas impliquées dans le problème à résoudre puisque convaincues qu’elles et leurs régions respectives sont tout simplement délaissées des pouvoirs publiques ? Dans la même suite d’idées, comment voulez-vous que les populations de l’Est aient un sentiment nationaliste si la seule route nationale de désenclavement RN4 (entre autres problèmes multiples) est dans cet état depuis des années, alors qu’une voie asphaltée est realisée en un temps record de Ouagadougou jusqu’à la porte du domicile Kaboré (RMCK dès son accession au pouvoir) aux environs de Zorgho, que plus rien ne va à partir de Koupéla jusqu’à la frontière du Niger et que ces messieurs du pouvoir en place se promènent au vu de tous en V8 au frais du contribuable (maintenant on prétexte une délocalisation des conseils de ministres pour mieux dealer) ? Il y a certainement d’autres cas encore plus sévères peut-être dans ce fameux Burkina Faso (Diaba Lémpo - et non Lompo- et Thomas Sankara doivent se retourner dans leur tombes). Ceci me permet de conclure que RMCK est le plus mauvais président que le Burkina Faso ait jamais connu. Si des tendances indépendantistes se dessinent au Burkina Faso, la responsabilité entière lui reviendra à lui et à son merdique MPP.

LE BURKINA FASO APPARTIENT À TOUTES LES ETHNIES DE CE TERRITOIRE GÉOGRAPHIQUE SANS DICTINCTION AUCUNE ET N’EST PAS UN ÉTAT MAFIEUX, RMCK !.

La Patrie ou la mort, Nous vaincrons !

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