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Réconciliation nationale : « Peut-on juger le dossier de l’insurrection sans Roch Kaboré et les OSC ? », s’interroge Mousbila Sankara

2 mars, 14:56, par Ka

A tous ceux qui n’ont pas compris mon premier commentaire, il voulait dire seulement que je ne suis pas d’accord avec tous ceux qui crient "Thomas sankara, Thomas Sankara !" par ce qu’ils piétinent tout ce qu’il a fait (et je ne parle même pas de "doctrine"), ceux-là ne sont que des malhonnêtes qui instrumentalisent la mémoire idéalisée du "visionnaire et idéologue Isidore Thomas Sankara, surtout cela est plutôt contre-productif pour faire avancer ses idées.

Quant au questionnement de mon camarade Mousbila Sankara : ’’’’’Réconciliation nationale : « Peut-on juger le dossier de l’insurrection sans Roch Kaboré et les OSC ? » Il devait dire le contraire, ’’peut-on juger le dossier de l’insurrection sans Zépherin Diabré ?’’

Pour réconcilier le peuple Burkinabé, Zépherin Diabré est disqualifié d’emblée, ’’d’une part d’un point de vue strictement de personnalité, il est responsable des crimes de l’insurrection, vu que Blaise Compaoré avec son refus de l’alternance politique, le chef de CIFOP qui était Zépherin Diabré, à provoquer le soulèvement populaire dont le dictateur était obliger de verser le sang à travers les éléments de son RSP pour s’éterniser au pouvoir. Et on ne peut pas juger les auteurs de l’insurrection sans le chef du CIFOP, car tout le monde sait qu’en acceptant ce ministère c’est pour l’injustice. Quand a Roch Kaboré l’actuel président du Faso, il ne pourra pas échapper des poursuites si durant ses mandats présidentiels il y a des malversations ou des crimes, comme Blaise Compaoré durant ses 27 ans ne peut pas échapper de ses crimes. D’autres avec leur part de vérité, ou en exile dans le froid, doivent aussi revoir leur copie d’anciens présidents même s’ils ont dirigé le pays un seul jour.

Je persiste et signe que personne au pays des hommes intègres n’a la clé de la réconciliation sans la justice, en tout cas pas un individu désigné. Car il n’y a pas à discuter sur la réconciliation comme-ci ou la réconciliation comme ça

En voulant favoriser ceux qui ont des poursuites judiciaires derrières les fesses, les cœurs des Burkinabé seront brisés, et il subsistera des foyers de haine profonde et viscérale comme on en voit déjà : Alors la réconciliation ne pourra avoir lieu, surtout si certains de ces abcès purulents sont au sein du microcosme politique et y fait la pluie et le beau temps : Eux-mêmes qui disent connaître mieux que le peuple primaire, et veulent le conduire vers le vivre ensemble et du bien-être, on trouve toujours, hélas, des gens qui rament à contre-courant. Mais au Burkina comme durant 27 ans, ‘’on peut toujours se gargariser de grandes déclarations et se couvrir d’auto-éloges et d’autosatisfaction, tôt ou tard la vérité finit par transparaître sous le vernis. Et ce qu’on découvre n’est pas vraiment glorieux

Conclusion : Même le président du Faso qui veut diriger la réconciliation, qui, de toutes manières, est l’affaire personnelle de chaque individu, et ne se décrète pas, il sait au fond de lui que la vraie réconciliation ne dépende pas seulement avec des voyages d’un pigeon voyageur à travers le pays. Car, tous les 20 millions du peuple Burkinabé a remarqué en préalable, que les divisions viennent principalement des dirigeants et "cadres" eux-mêmes. Et Ka les recommande d’arrêter de provoquer le peuple en envoyant déjà des nettoyeurs au palais de l’enfant terrible de Ziniaré pour poser des tapis rouges, et autres provocations incendiaires des pro-Blaise Compaoré comme on entend trop en ce moment. Depuis les sorties de la campagne des élections de 2020, surtout dans la ville Ziniaré, la classe politique a jouer trop sur la division et s’est comporté en pompiers pyromanes pour le retour de Blaise Compaoré, ce qu’elle aurait dû soigneusement éviter depuis le 31 Octobre 2014, car 90% du peuple Burkinabé veut en finir avec ce dictateur. Tant que les politiciens considèreront le jeu démocratique comme un jeu de dupes et prendront le peuple comme un mouton, le Burkina restera une cocotte-minute sous pression, une poudrière prête à exploser à tout moment.

Encore une fois, je persiste et signe, ’’’’’’ou bien on est réellement réconcilié, ou bien on n’est pas réconcilié du tout. Cette affaire de "réconciliation démagogique instrumentale" c’est de la foutaise. La réconciliation ne se décrète pas, c’est une affaire qui est dans le cœur de tout chacun. Ce n’est pas parce qu’on va décréter quelque chose ou faire telle ou telle cérémonie ou gesticulation que cela changera la disposition de ceux qui sont pétris de haine à cause des crimes gratuits d’un introverti.’’’’’

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