Actualités :: Vie sociale : « La mère éducatrice est une femme de pudeur, le père éducateur (...)

En déroulant sa conférence-débat à Béguédo, commune sise région du Centre-est et qui a enregistré en fin mars 2022 des actes d’incivisme, les responsables et communicateurs du Cercle pour la prévention en matière sécuritaire, la promotion de la paix et du développement humain (CE.SE. PA. D) ignoraient certainement qu’ils allaient arracher des soupirs à nombre de participants. C’est la société burkinabè en miniature qui s’est, durant trois jours (2 au 4 juin 2022), déportée dans cette salle de la mairie de ladite commune où s’est tenue la conférence-débat.

C’est une véritable cours d’éducation familiale, morale et civique qui a ainsi été dispensée à travers le thème : « Place et rôle de l’éducation et de la société dans la prévention des comportements déviants chez les jeunes ». Retour sur une conférence publique ‘’pas comme les autres’’ et dont seuls les responsables du CE.SE.PA.D détiennent le secret. Elle s’inscrit dans une série d’activités du genre dans sept communes de la région du Centre-est.

C’est une équipe d’éducateurs (experts) qui s’est retrouvée face à ces participants, désormais chargés de servir de relais auprès de leurs mandants et communautés. Des participants constitués de femmes (au moins 50 % des participants), de jeunes et d’hommes, issus de différents milieux sociaux et socio-professionnels (leaders communautaires, chefs de villages, responsables d’associations, représentants de comités villageois de développement et d’initiatives locales de sécurité, acteurs de l’éducation formelle, représentants des forces de sécurité intérieure…).

Les participants sont restés attentifs à la communication, exprimant parfois des attitudes de remords, de culpabilité et de remise en cause personnelle.

La première journée a été consacrée à la communication sur le thème et les deux autres ont été réservées aux travaux de groupes. Pour camper le décor, le premier responsable du CE.SE.PA.D, Sanoussa Gansonré, expert et consultant en organisation de réseaux associatifs et en police de proximité, est revenu sur les enjeux de l’éducation qui, de son avis, doit être une réelle préoccupation pour le monde. « Nous voulons ces conférences publiques différentes des autres. (…). Cela fait des années, on parle, mais rien ne change. Alors, il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi les gens écoutent, mais ne changent pas ? C’est parce qu’ils écoutent avec les oreilles et parce qu’aussi, celui qui parle le fait avec sa bouche. Or, ce qui fait changer, c’est ce qui vient du cœur. Donc, il faut que ce qui se dit vienne du cœur et que celui qui écoute le fasse avec le cœur. Le siège de l’intelligence, c’est le cœur, pas le cerveau. (…). Si on ne le fait pas avec le cœur, rien ne va changer ; les nombreuses formations ne changeront rien, si on ne sait pas se parler et s’écouter. Il faut que ce qu’on dit vienne du cœur et qu’en retour, on écoute avec le cœur. Si on n’accepte pas cela, on va détruire le pays », déblaie Sanoussa Gansonré. Il insiste sur la nécessité pour chaque individu de la société d’apprendre à parler à l’autre et à l’écouter. « Il ne faut pas regarder celui qui parle, il faut écouter ce qu’il dit », invite-t-il.

L’équipe du CE.SE.PA.D, après le débriefing de la première journée et de gauche vers la droite : David Sawadogo (responsable à l’organisation et formation), Ibrahim Yaro (sociologue et co-animateur), Sanoussa Gansonré et Salifou Kindo (spécialiste dans le domaine de la santé et co-animateur).

Une cartographie de la société burkinabè affiche des jeunes filles/femmes imitant les modes vestimentaires de l’Occident (tenues serrées, déchirées, dénudant les parties intimes, coiffures extravagantes, corps tatoués avec parfois des symboliques qui inspirent le mal…), des adolescents qui fréquentent les débits de boisson et en constituent les meilleurs clients.

A cette liste, s’ajoutent la prolifération de musiques et films obscènes (qui incitent à la débauche, à la course effrénée vers l’argent, au confort matériel comme finalité de la vie et symbole de réussite), l’instabilité des couples, la prolifération du concubinage, la prolifération de l’inceste, la prostitution à ciel ouvert, des élèves qui défient leurs enseignants, une consommation de stupéfiants qui gagne du terrain, etc. « C’est cela le développement ? C’est cela la civilisation ? C’est cela l’intégrité ? », interroge-t-il. Dès lors, se pose la question de savoir si le Burkina est sur la bonne lancée des pays à avenir, soulève le communicateur.

… la mère éducatrice et le père éducateur, qui sont-ils ?

Il soumet son auditoire à ces propos de Pr Kilachu Laurent Bado : « Une école pervertie est une société dégonflée, sans repères et sans normes. Quand le sexe d’un peuple prend la place de son cerveau, ce peuple devient un peuple jouisseur, sans bornes et sans normes. Pour un tel peuple, la nudité devient la règle et la vertu l’exception ; l’alcool, les jeux, les danses et les chansons érotiques deviennent le quotidien de la jeunesse. Ayez peur d’une telle nation ; elle va vers sa propre perte ; elle plante les germes de son autodestruction ... ».

Le communicateur pense que les intellectuels africains ont déjà tout dit, à l’image de Nelson Mandela pour qui l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer la société. « Etre (bien) éduqué, c’est en somme savoir comment vivre, en société, sans porter préjudice à l’autre et contribuer à l’épanouissement de l’autre et au progrès de la société, selon des normes qui font unanimité », insiste M. Gansonré.

Sanoussa Gansonré, principal orateur sur le thème principal.

S’appuyant sur une étude du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC, publiée en 2016 sur son site) qui indique que : « La société burkinabè actuelle n’a plus de valeur…, la seule chose qui compte c’est l’argent », le communicateur estime que les valeurs religieuses tendent à s’effriter tandis que les valeurs individualistes prennent du terrain. L’argent-roi tend manifestement à imposer sa loi à toutes et à tous, déplore-t-il.

Le problème de l’éducation est ainsi posé par Sanoussa Gansonré, qui s’attarde sur quelques comportements déviants : le non-respect des lois et règlements, l’absence de pudeur, les expériences du sexe, les incivilités (désordres, nuisances, impolitesses…), la désobéissance et l’arrogance vis-à-vis des parents, le manque de respect vis-à-vis des autorités. « Ces comportements trouvent leurs sources dans la défaillance ou démission parentale. Elle se manifeste par la non-existence d’une vision noble et d’une feuille de route pour l’éducation des enfants, un faible attachement enfant/parent, aucun contrôle des faits et gestes, une fréquence des reproches et des punitions, aucune initiative d’éducation religieuse ou d’instruction civique, absence d’intimité des parents et autres membres de la famille, des parents alcooliques, noctambules…qui tiennent des propos obscènes… », étale-t-il avant de signifier que l’éducation a pour finalité d’améliorer la qualité de vie d’une personne.

Elle permet d’avoir des hommes aux pensées équilibrées, d’éviter les comportements déviants. L’éducation commence au niveau de la famille et se poursuit dans la société, à l’école, dans le quartier, etc. Pour le communicateur, tout le monde doit donc être éducateur. « C’est plus facile d’enseigner que d’éduquer, parce que pour enseigner, il suffit de savoir, alors que pour éduquer, il faut l’être », cite-t-il du prêtre Albert Hurtado avant de soutenir avec ces propos du Pape Jean XXIII : « Il est plus facile pour un père d’avoir un fils que pour un enfant d’avoir un bon père ».

Des représentants des services de l’Etat ont de bout en bout suivi la conférence-débat.

Quelques valeurs à transmettre à l’enfant sont la vérité, l’honnêteté, l’amour de l’autre, la croyance/la religion, le partage, la patience, l’amour du travail bien fait, la reconnaissance de l’erreur, le pardon, le remerciement, le respect, la compassion, la solidarité. « Une des erreurs que commettent les parents, c’est d’être à la maison, décrocher le téléphone devant les enfants et dire à celui qui est au bout du fil qu’ils sont au marché, au bureau, en circulation… Ou avant de décrocher, ils jettent une injure. Les enfants sont-là, ils vous observent, ils ne disent rien, ils s’aperçoivent que leur père ou mère ment », illustre M. Gansonré. La famille est donc interpellée car elle est le premier espace social normalisé. C’est la cellule de base de la communauté, de la société. Cette cellule familiale est constituée à partir de deux éléments que sont l’homme et la femme.

Selon le spécialiste, la mère éducatrice est une femme de pudeur, attachée à la religion, qui reconnaît son époux et le valorise. « Le visage d’une mère est pour l’enfant son premier livre d’images », soutient-il. La mère éducatrice accompagne également son époux à être l’homme idéal et est consciente de son rôle dans l’harmonie de la famille et le bien-être présent et futur des enfants.

La mère éducatrice est une femme qui ne faiblit pas dans la recherche de solutions pour rendre le foyer plus heureux, elle ne divulgue pas non plus les affaires de la famille. Elle se préoccupe aussi de comment accompagner ses enfants à être des adultes intègres de demain et s’interroge permanemment sur les conséquences de ses comportements, attitudes et propos sur le devenir de ses enfants.

Un père éducateur dispose, lui, d’une feuille de route pour l’éducation de ses enfants, reconnaît son épouse et la valorise. « Il accepte dire : j’ai tort. Madame, pardonne-moi », exhorte M. Gansonré. Le père éducateur accompagne son épouse à être la femme idéale et pense à Dieu avant tout acte. Il est également conscient que son épouse et ses enfants ont besoin de lui pour s’épanouir. Il œuvre constamment à être crédible vis-à-vis de sa famille, s’interroge permanemment sur les résultats de son action éducative et questionne permanemment sa personnalité (en lien avec l’éducation de ses enfants et ses rapports avec son épouse). Le père éducateur assiste sa femme dans certaines de ses tâches, par signe d’amour.

Des recettes pour améliorer l’éducation des enfants

Une bonne éducation est bâtie sur trois socles : la constitution du couple ; l’ambiance familiale (tout le monde est responsable dans les problèmes et les solutions) et des objectifs nobles et une méthode adaptée. « En fonction des objectifs qu’on s’est fixé, on détermine alors ce qu’il faut apporter à l’enfant et comment le lui apporter. C’est dire donc qu’on ne peut pas éduquer efficacement, si on ne sait pas ce que l’enfant doit être demain », guide M. Gansonré, livrant des recettes ou des approches utiles dans le cheminement éducatif.

Une bonne communication entre les parents. « Une bonne communication au sein du couple ; elle apaise les cœurs, permet de dissiper les incompréhensions, renforce l’attachement du couple, crée une ambiance d’amour au sein de la famille. La communication c’est le couple, tout simplement ! », encourage Sanoussa Gansonré. Apprendre aux enfants à aimer véritablement leur père et leur mère et faire preuve d’amour envers eux. « Lorsqu’un enfant cesse d’aimer sa mère, c’est un monde qui s’écroule », convient-il avec l’écrivain et dramaturge Philippe Besson.

Il recommande également de ne pas rejeter les enfants. « La douleur morale est plus déchirante que la douleur physique : le deuil, la séparation, l’abandon et le rejet sont des maux capables de causer les pires ravages même chez les personnes les plus fortes », tient-il de ce penseur. Il faut aussi rappeler régulièrement aux enfants, ce que vous attendez d’eux ou les vertus qu’ils doivent promouvoir ou incarner (obéissance aux parents, aimer rendre service aux autres, aimer travailler, respecter les personnes âgées, la franchise, l’honnêteté, la pudeur, la compassion…), poursuit-il.

Des passages ont arraché des soupirs et des larmes à certains participants.

Il est aussi recommandé de définir un profil de la personne heureuse et en faire une leçon et des exercices régulièrement. « Etre heureux dans la vie, c’est se contenter de ce qu’on gagne et ne jamais envier les autres, vivre à la sueur de son front, ne jamais faire du mal aux autres, aimer rendre service aux autres en toutes circonstances et sans attendre un retour, ne jamais répondre au mal par le mal, être patient et endurant en toute circonstance, adorer Dieu en toute circonstance, etc. », conseille le communicateur.

Toujours au chapitre des recettes, le souhait est que le parent fasse ce qu’il peut faire et ne dise pas ce qu’il ne fera pas ; ce qui rend crédible aux yeux de l’enfant. « Ne menacez pas dans le vide. Ne répétez pas cinq fois la même chose. Après une menace, agissez. Sinon, l’enfant n’aura pas peur de vos menaces et n’obéira pas. Ne dites pas une menace que vous ne saurez pas respecter. (…). Trop de parents craquent, dès qu’un enfant pique une crise capricieuse de colère, pour qu’il arrête sa crise. Si vous dites non, il ne faut pas changer d’avis si l’enfant se met à pleurer, à râler, à bouder, à crier, à frapper, à se mordre… L’entêtement d’un enfant et le refus d’obéir est inversement proportionnel à l’entêtement des parents. En effet, plus un parent craque, cède, change d’avis, et plus l’enfant sera renforcé dans son comportement d’entêtement. Un enfant dit têtu est donc le résultat d’un parent qui ne l’est pas assez. L’enfant comprendra très vite que cela ne sert à rien d’insister, de pleurer, de faire une crise… Si vous refusez de voir l’enfant pleurer, alors, c’est vous qui allez pleurer plus tard », décrit Sanoussa Gansonré.

« Il n’existe pas de mauvais enfant, il n’y a que des mauvais comportements »

En retour, les parents doivent savoir féliciter et encourager l’enfant pour ses bons comportements. Ce qui implique qu’ils ne lui fassent pas seulement des remarques lorsqu’il désobéit ou fait quelque chose de mal. « Veillez à équilibrer vos critiques : qu’il y ait au moins autant de remarques positives que négatives. (…). Évitez les récompenses matérielles systématiques : si tu as une bonne moyenne, tu auras de l’argent, un vélo. L’enfant doit bien se comporter par plaisir, pour faire plaisir, parce qu’il sait que c’est mieux et non pour recevoir quelque chose. Récompensez le comportement plutôt que le résultat : un enfant peut travailler beaucoup et avoir 8/10 comme moyenne pendant qu’un autre ne fait aucun effort et obtient 9/10. Il faut donc récompenser, féliciter le travail fourni, les efforts consentis, le comportement plutôt que le résultat. Préférez-vous un enfant qui triche et qui gagne une bonne note ou un enfant qui reste honnête, et qui ne gagne pas une bonne note ? », pose l’expert sous fond d’inquiétudes, conseillant de savoir aussi tenir des propos aimables à l’enfant et lui consacrer un peu de son temps.

Le préfet du département de Béguédo (au micro.), Roland Ki, loue l’impact d’une telle communication sur les populations.

« Passez du temps avec votre enfant. Jouez, discutez avec lui, intéressez-vous à ce qu’il fait et montrez-lui que vous l’aimez. Ne laissez pas votre enfant manquer de politesse, insulter quelqu’un sans intervenir, sans le sanctionner. Choisissez des sanctions qui ennuient l’enfant (sinon il continuera à dépasser les limites sans craindre la punition). Ne choisissez pas de sanctions qui durent des jours, des semaines ou des mois. Pour que votre enfant soit armé à résister et à lutter contre l’égoïsme, la jalousie, la paresse, l’argent, la moquerie, transmettez-lui les valeurs de respect des autres, de l’environnement, de patience, de calme, de persévérance, de politesse, de travail, de tolérance, d’écoute, de courage, d’esprit positif, de personnalité (oser être différent),… en appliquant vous-mêmes ces principes. Dites à l’enfant ce qui n’est pas bien : la désobéissance aux parents, aux autorités, aux personnes âgées, la fraude, la jalousie, les bagarres, la corruption, le vol, la paresse ... », prône Sanoussa Gansonré.

Lire aussi Burkina : « Il faut s’attendre à ce que la situation ne s’améliore pas, si les différents acteurs ne jouent pas leur rôle »

En outre, il faut apprendre à l’enfant à se débrouiller tout seul, favoriser son autonomie. En clair, il faut éviter de faire tout à sa place. « N’interdisez pas systématiquement l’enfant d’aller jouer sous prétexte qu’il va se salir. Mettez-lui de moins beaux habits pour qu’il puisse s’exprimer, jouer librement. L’enfant n’a que faire des beaux habits si ceux-ci l’empêchent de jouer, de s’asseoir par terre. Suivez ses fréquentations. Encouragez les bonnes fréquentations et attirez son attention sur les mauvaises. Evitons de dire : je n’y peux rien. Cet enfant est impossible…. Dites-vous : je n’ai pas encore trouvé la meilleure formule pour mon enfant. Alors, cherchez d’autres alternatives, faites intervenir d’autres acteurs (les proches, les connaissances, les sages, l’enseignant… Au fait, il n’existe pas de mauvais enfant, il n’y a que des mauvais comportements. Evitons de dire du mal ou de maudire les enfants », livre M. Gansonré. Il faut amener l’enfant à se convaincre qu’il sera grand demain, qu’il obtiendra ce qu’il veut s’il s’engage à changer et qu’il peut changer s’il le veut. Il faut éviter au maximum de le culpabiliser et lui apprendre à connaître et à aimer Dieu, suggère le communicateur.

Noufou Bara, traducteur de la conférence-atelier

Outre ces recettes, le CE.SE.PAD recommande d’éviter des traitements discriminatoires vis-à-vis des enfants entre eux d’une part et vis-à-vis des orphelins. Aussi, note-t-on, « lorsque l’enfant vient vous dire que dans la famille voisine, il y a eu ceci ou cela et vous cherchez à en savoir davantage, vous lui apprenez à s’intéresser et à rapporter ce qui ne le regarde pas. Lorsque vous dites à l’enfant : ton père t’a frappé ou puni parce qu’il veut que tu sois bien demain, vous lui apprenez à suivre les conseils de son père et à savoir que son père n’est pas son ennemi ».

Par cette conférence-atelier qui mobilise une équipe de personnes-ressources, les responsables du CE.SE. PA. D visent à apporter leur contribution à la prévention efficace des comportements déviants chez les jeunes de la région du Centre-est, à travers une éducation sur des bases saines et solides. Il s’agit, de façon spécifique, de susciter des échanges constructifs entre participants sur les causes et les conséquences des comportements déviants chez les jeunes et la place et le rôle de l’éducation et de la société dans la prévention des comportements déviants chez les jeunes.

O.H.L
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