Actualités :: Affaire Hermann YAMEOGO : Les révélations du Procureur général
Abdoulaye Barry

A l’occasion de la rentrée judiciaire 2004-2005, le Procureur général du Faso, Abdoulaye BARRY et son collègue Adama SAGNON, Procureur du Faso, ont rencontré la presse le jeudi 7 octobre 2004 autour du bilan de l’année judiciaire.

Naturellement les dossiers brûlants comme l’affaire « Hermann YAMEOGO : et les dossiers pendants tels ceux de Norbert ZONGO et de Michel CONGO…, ont été largement évoqués.

Cet entretien avec le procureur général ouvre notre présent dossier. Dossier dans lequel nous revenons pour la deuxième fois sur le cas Hermann YAMEOGO qui continue de défrayer la chronique. L’homme, rattrapé par ses turpitudes est en passe d’être inculpé pour trahison.

Y a-t-il un accord de coopération judiciaire entre le Burkina et la Mauritanie ?

Abdoulaye BARRY (AB) : Oui Il y a des accords de coopération judiciaire entre le Burkina et la Mauritanie. C’est essentiellement les accords de l’OCAM, ceux de la CEDEAO et de l’UEMOA. Dans chaque organisation régionale ou sous-régionale, on essaie de créer ce type d’accord de coopération pour permettre de résoudre certains problèmes.

C’est pour cela que le Procureur général de Nouakchott m’a saisi afin de demander que soit arrêtés et extradés une dizaine de militaires mauritaniens qui se trouveraient sur le sol burkinabè. J’ai reçu une demande en bonne et due forme avec l’exposé des motifs, les textes de lois sur la base desquels l’extradition a été demandée et bien sûr des mandats d’arrêt internationaux pour chacun des militaires ainsi que leurs photos. Je vais saisir la police judiciaire pour que les différentes vérifications soient faites afin de donner une suite au Procureur général de Nouakchott.

Avez-vous répondu ?

A.B : Je suis en train de rassembler les éléments pour répondre au Procureur général. Si la forme de la requête d’extradition est remplie, je fais rechercher toutes ces personnes sensées être sur le sol national ; je les fais entendre sur la base des faits qui leur sont reprochés et si elles doivent être extradées, la procédure est mise en place. C’est une procédure purement judiciaire, il ne s’agit pas d’aller prendre quelqu’un et de le mettre dans l’avion…

Y a-t-il un lien entre cette tournure judiciaire donnée à l’affaire par la Mauritanie et l’inculpation de Noël YAMEOGO et la demande de levée d’immunité du député Hermann YAMEOGO ?

A.B : L’inculpation de Noël YAMEOGO n’est pas relative à cette affaire. On lui reproche d’avoir fourni des renseignements et des documents à l’attention du président ivoirien, relativement aux relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire d’une part et sur les relations du Burkina Faso avec la Mauritanie d’autre part. Même si la Mauritanie n’avait pas demandé l’extradition de ces militaires, ces faits en eux-mêmes constituent une infraction. Ce n’est donc pas lié.

Des nons militaires mauritaniens figurent-ils sur la liste de demande d’extradition ?

A.B : J’ai deux (2) commandants, Salah Ould HANENAH (il vient d’être arrêté), Mahamed Ould CHEICKNA, cinq (05) capitaines , Ould SALEK, Ould MINRE (arrêté lui aussi)… un sergent, un caporal, un soldat de 2e classe.

Avec Noël YAMEOGO et Hermann YAMEOGO, d’autres personnes sont-elles concernées par l’affaire ?

A.B : Pour l’instant on a entendu Noël YAMEOGO, pour les faits qu’on lui reproche ; le député Hermann YAMEOGO est au courant puisqu’ils étaient ensemble à l’hôtel.

Mais le député ne peut pas être entendu parce que la constitution n’autorise de ne l’entendre qu’après avoir levé son immunité parlementaire. Mais il faut savoir que poursuivre une personne ne veut pas dire qu’elle est forcément responsable. On ouvre l’instruction et le juge se charge de vérifier les faits qu’on reproche à la personne. Si l’instruction révèle qu’en dehors de Noël YAMEOGO et Hermann YAMEOGO, il y a d’autres personnes, elles seront poursuivies. Si on arrive à savoir qui a faxé les documents, les personnes contactées ;… l’information va s’élargir.

Noël YAMEOGO aurait des problèmes de santé et serait suivi par un médecin ; en le gardant qui sera responsable en cas de pépins ?

A.B : Le jour où Noël YAMEOGO aura des problèmes de santé et qu’il nous dira qu’il est habituellement suivi par tel médecin, il aura accès à lui.
Je souhaite qu’il soit toujours en bonne santé.
Nous sommes responsables de sa santé. Nous avons eu à faire au docteur BIDIMA qui disait être le médecin de Noël YAMEOGO même si pour nous il est un responsable de mouvement de la société civile. Mais si Noël YAMEOGO a des bobos et qu’il veut voir son médecin, le docteur BIDIMA, il n’y a aucun problème, on ne lui imposera pas de médecin. Mais pour le moment on le garde au secret pour éviter certains problèmes.

L’inculpé Noël YAMEOGO a-t-il été entendu par le juge d’instrucption ?

A.B : Il a reconnu avoir reçu un fax de Ouaga mais il ne connaît pas la personne qui l’a expédié.Il estime être piégé, c’est un autre problème que l’instruction va vérifier.

Certains dossiers sont vidés très tôt alors que d’autres traînent comme celui de notre confrère Norbert ZONGO, comment comprendre cela ?

A.B : On traite tous les dossiers mais pas de la même manière et ce n’est pas de notre faute. Le dossier Saul TRAORE par exemple, il a été pris et il reconnaît les faits, tout est connu. Une telle affaire va vite.
Mais un dossier comme celui de Michel CONGO, c’est très lent. On a un cadavre, on n’a pas l’arme du crime, aucun témoin. Il faut chercher et c’est lent.
Lorsqu’on prend le dossier Norbert ZONGO, c’est pareil.

Pourtant le sergent NAON a dit des choses lors du procès des putschistes ?

A.B : Lorsqu’on a entendu NAON, on s’est dit voilà le bout du tunnel. Il a affirmé que c’est un tel qui a commandité, un tel autre a dirigé l’opération.
Pour nous, le juge d’instruction venait d’avoir du pain béni. On a saisi la balle et, avant la fin du procès des militaires, on a interrogé NAON.

Ce qu’il a dit publiquement à propos de l’affaire Norbert ZONGO devait servir le juge d’instruction, seulement quand ils se sont trouvés face à face, NAON s’est retracté. Comment voulez-vous qu’on avance ?
Le juge d’instruction a convoqué le colonel Gilbert DIENDERE et François COMPAORE, on a fait la confrontation et rien n’est sorti.
Ce n’est pas parce que c’est le dossier Norbert ZONGO que c’est lent.

A la justice, nous sommes des hommes comme les autres, nous ne sommes pas des machines à broyer.
Norbert ZONGO était un promotionnaire d’université, on se connaissait depuis l’enfance. Mais ce ne sont pas ces choses qu’on doit mettre en ligne de compte.

Nous travaillons sur la base de la loi et, on ne peut pas faire quelque chose pour brimer ou pour plaire à quelqu’un. Je le répète, s’il se trouvait quelqu’un au Burkina où ailleurs qui peut aider à avancer dans le dossier Norbert ZONGO qu’il n’hésite pas à le faire. C’est un appel que je lance une fois de plus.

Il y a eu les six suspects sérieux de la Commission d’enquête indépendante… ?

A.B : Chaque fois qu’on nous dit de chercher de ce côté, on n’y trouve que fumée. Il n’y a pas lieu à désespérer car dans les annales criminels il y a eu des affaires qui ont duré plus longtemps que l’affaire Norbert ZONGO et comme dit l’adage, un crime ne reste jamais impuni, nous espérons que les criminels de Norbert ZONGO seront trouvés un jour.

Il ne s’agit pas de prendre quelqu’un et le traîner devant le tribunal parce qu’on le soupçonne d’avoir tué Norbert Zongo. On risque d’aboutir à des acquittements.
On nous a dit que la Commission d’enquête indépendante a tout fait, et elle nous a désigné des coupables.
On oublie qu’il y a la présomption d’innocence pour tout le monde.

Si on avait pris les six suspects sérieux et qu’on les jugeait, ou on a des éléments de preuve et on les condamne ou on n’a pas d’éléments de preuve et on les acquitte ; or l’acquittement met fin au dossier.
On aurait bouclé le dossier Norbert ZONGO sur rien, car on ne peut pas juger deux fois la même affaire. C’est un principe de droit. Faut-il aller lentement mais sûrement ou aller vite et se retrouver face à un mur ?.

Quelle appréciation faites-vous de la justice ?

A.B : Il faut reconnaître qu’au niveau de la justice il y a eu des efforts, des changements. L’image de la justice n’est pas plus mauvaise que celle d’un autre corps de la société.
A la justice il y a du bon, du moins bon, du mauvais ; ailleurs c’est pareil. A la justice il y a la corruption, ailleurs il y en a aussi.

N’y a-t-il pas derrière l’affaire Hermann YAMEOGO, une volonté d’empêcher un présidentiable d’aller aux élections ?

A.B : Nous sommes des techniciens du droit, les politiciens sont de l’autre côté. Nous le soupçonnons des faits de trahison et d’atteinte à la défense nationale. C’est pour cela qu’on a demandé de lever son immunité.

S’il était pris dans un cas de flagrant délit, il allait être poursuivi tout de suite. Nous ne voyons pas en lui un candidat. Si l’Assemblée refuse la levée de son immunité, l’étau va se refermer sur Noël YAMEOGO.
Pour le procès du coup d’Etat, il y avait un chef de parti politique et, on a tout dit à l’époque. Mais après le jugement, si on veut être honnête, on dira que Norbert TIENDREBEOGO avait été poursuivi sur la base de faits qui ont reçu une qualification juridique et non sur la base de son appartenance politique. C’est la même démarche avec Hermann YAMEOGO, c’est dommage que ça arrive à un moment où il y aura des élections.

Nous instruisons sur l’information un point c’est tout. Si l’Assemblée nationale estime qu’il y a un enjeu politique et que la procédure peut être gênante c’est à elle de prendre ses responsabilités en ne levant pas l’immunité parlementaire.

Où en êtes-vous avec le dossier de l’égorgement des jeunes filles ?

A.B : Le dossier technique est bouclé par le juge d’instruction. Nous avons fait la reconstitution des faits, et dans la simulation Saul TRAORE n’a pas pu reprendre les faits avec une tige et des mannequins.
Il nous a dit que c’est un nommé Sanda DIALLO qui lui a fait boire un liquide qui l’a transformé. Il écarte aussi le fait qu’il y ait des complices comme Franck Alain KABORE ou des Syro Libanais.
Le dossier sera jugé au mois de décembre.

par Issa SANOGO


Vous avez dit « cabale » ?

Après les accusations graves et précises portées contre lui par les autorités burkinabè, le leader de l’UNDD, Hermann YAMEOGO a aussitôt crié à la « cabale » dans une adresse aux responsables et militaires de base de son parti. En fait de cabale, Hermann YAMEOGO prouve à travers cette adresse qu’il est bel et bien en intelligence avec des puissances hostiles au Burkina Faso et achève ainsi (s’il ne l’était déjà) de se découvrir à la face du peuple burkinabè.

Si pour Hermann YAMEOGO, rencontrer des personnalités de régimes hostiles au Burkina Faso (que dire d’autres des régimes ivoirien et guinéen) ne signifie nullement faire preuve d’apatridie, il n’y a que lui ici au Faso pour faire preuve d’autant d’ingénuité.

Car, et l’adage le dit bien « les amis de mes ennemis sont mes ennemis ». Or, quel burkinabè conscient et conséquent oserait traiter le régime ivoirien d’ami du Burkina Faso ? Un régime qui a fait preuve d’une monstruosité sans pareille à l’endroit de nos frères résidant en Eburnie, ce, depuis le déclenchement de la crise ivoiro-ivoirienne le 19 septembre 2002.

On est mémoratif que dès le déclenchement de cette crise, GBAGBO avait indexé le Burkina Faso, ouvrant ainsi la porte aux exactions, spoliations et tueries suscitées. Par la suite, et prenant le relai, sa douce ( ?) moitié l’irascible Simone Ehivet GBAGBO avait, parlant d’Alassane D. OUATTARA, affirmer qu’elle préférait un « vietnamien » à un burkinabè à la tête de la Côte d’Ivoire. Que par la suite un burkinabè vient à dîner avec cette dame et le clame urbi et orbi, ne peut que signifier que ce burkinabè-là, a sa main dans la bouche de la diablese. Autre « convive » dangereux d’Hermann, Lansana CONTE dont les sicaires (l’intéressé lui-même est cloué au lit par une longue maladie) ont reçu l’homme du « tékré » à Conakry.

Qui ne se rappelle pas de la campagne de dénigrement entreprise par le régime de Conakry contre le Burkina Faso, auprès des constances internationales ? Une campagne qui avait pour but de mettre le Burkina Faso au ban de la communauté internationale pour son implication supposée dans les conflits qui ensanglantaient la Mano-River (Guinée - Libéria - Sierra Leone).

Une campagne qui avait fait chou blanc, une commission d’enquête onusienne ayant blanchi le pays des hommes intègres de l’opprobre. Quand on pense qu’Hermann avait voulu dîner avec le père de l’ivoirité Henry Konan BEDIE, la boucle des bailleurs de fonds « historiques » (n’oubliant pas que le PDCI/RDA a toujours soutenu Hermann à cause de sa filiation) et circonstanciels est bouclée.

Face à cette apatridie averée, Hermann YAMEOGO a encore l’outrecuidance de jouer au rassembleur de l’opposition en appelant le peuple à rester « calme et serein ».
Et, de pousser le manque de modestie jusqu’à se présenter en panafricaniste en invoquant une « nouvelle voie » de développement qu’il compte « théoriser » avec d’autres intellectuels africains.

Mais, comme le naturel revient au galop chez l’homme, il termine son adresse en appelant à la sédition et en parlant d’un meeting pour dénoncer les « ingérences » de tous ordres du régime burkinabè. Chiche disons-nous, car, ce sera l’occasion idéale pour les vrais patriotes de montrer à ce mercenaire de la politique, constant dans ses erreurs (donc diabolique) qu’ici au Faso, « on ne boit pas l’eau avec les narines ».

A bon entendeur…

Par Alpha YAYA


Séparer le bon grain de l’ivraie

Dans un sursaut mobilisateur et mécanique peu convainquant, une certaine Opposition veut donner à Hermann YAMEOGO l’image d’un opposant persécuté. Correspondant à une stratégie banale au regard d’un contexte aussi particulier que l’atteinte à la sûreté de l’Etat et trahison, ceux qui entendent voler au secours de celui qui a trahi et qui trahira encore devraient s’inspirer du dicton « quand ta main gauche est pourrie, coupe-la et jette-la au loin ».

Même s’il apparaît toujours protégé par sa communauté parlementaire comme une tortue par sa carapace, Hermann YAMEOGO n’en demeure pas moins le chef d’orchestre de la mauvaise partition qui se joue depuis un certain temps entre Ouagadougou et Nouackchott. Son compagnon de route Noël YAMEOGO aujourd’hui entre les mains de la Justice est une preuve palpable de la main de son « maître » dans la marmite de la trahison et d’intelligence avec des puissances étrangères.

Dans son acharnement à en découdre avec le régime de la 4e république, le président de l’UNDD ne rechigne pas sur les moyens ni sur leur provenance. S’accrochant à cette maxime « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » le chantre du tékré s’acoquine avec tous ceux qui ne portent pas le Burkina dans leur cœur, pourvu qu’ils servent ses intérêts.

Les éléments de preuve saisis sur Noël YAMEOGO sont bien trop compromettant pour Me Hermann YAMEOGO qui continue inutilement de se défendre et de nier les faits. L’intéressé qui a coutume de faire des recettes lors de ses mystérieux déplacements, doit certainement faire de l’exportation de … renseignements douteux. En effet, le pactole récent du monnayage de ses faux renseignements lui a apporté la bagatelle de dix huit millions de F CFA. Pour Hermann YAMEOGO seule la fin justifie les moyens.

L’Opposition : éviter de se salir pour Hermann YAMEOGO

Les tractations financières douteuses sur fond d’espionnage à laquelle semble se livrer quotidiennement le chantre du tékré, ne bénéficient certainement pas à la cause de cette opposition qui, mécaniquement se positionne comme Avocat défenseur d’un Opposant qui tourne et retourne circonstantiellement de veste à tout bout de champ.

En bonne girouette, le Président de l’UNDD a toujours tiré ses « marrons du feu » en trahissant. Avec le dicton « qui se ressemble s’assemble » Hermann YAMEOGO et le « boulanger pâtissier » de la Lagune Ebrié Laurent Koudou GBAGBO constituent à n’en pas douter le tandem le plus roublard de l’Afrique de l’Ouest.

On ne peut admettre que pour une affaire touchante la sécurité du pays, des gens puissent s’opposer à ce que toute lumière soit faite et cela dans le cadre du droit. Le devoir de tout parti politique est d’apporter sa part contributive dans l’édification d’une Nation prospère et juste pour tous ses concitoyens.

La politique a ses limites et un cadre d’expression propre à elle garantie de façon institutionnelle. Il est du devoir des hommes politiques de respecter ce cadre d’exercice de leurs libertés, et d’opter pour des voies démocratiques et correctes pour une alternance politique. Ne serait-il pas temps que la politique se limite dans son cadre habituel d’expression et que des cas malheureux comme l’est celui du président de l’UNDD et de son complice Noël YAMEOGO soit banni à tout jamais dans le contexte des enjeux politiques. Au lieu de s’agglutiner de façon robotique derrière le récidiviste Hermann YAMEOGO, l’Opposition devrait faire appel à cette raison et surtout à sa conscience politique.

Par Franck SAMIR


Le CDP monte au créneau

Le bureau exécutif national du CDP monte au créneau par rapport aux turpitudes de Hermann YAMEOGO assorties des rapports d’intelligence avec des pays étrangers. A travers une déclaration, il considère que « les mesures républicaines appropriées doivent être engagées contre tous ceux qui enfreignent la loi et la morale nationale et internationale quel que soit leur statut… ».

Tant il s’avère que se sont les accusations grotesques de la Mauritanie contre le Burkina Faso sur une affaire banale de tentative de putsch qui ont révélé la main cachée de Hermann YAMEOGO dans l’attitude des autorités de Nouachott, le CDP ) à travers sa déclaration se demande avant tout comme le commun des Burkinabè quelle pourrait être la motivation ou quel intérêt pouvait objectivement conduire notre pays, en supposant qu’il en avait les moyens d’aller aider des opposants à chasser un président dans un pays, n’ayant aucune frontière, et n’entretenant que peu de rapports économiques et culturels avec lui.

Mais pour le CDP, le gouvernement burkinabè a dès le départ affiché sa bonne foi et son innocence tout en demandant à l’Union africaine la mise sur pied d’une commission d’enquête en vue de situer la communauté internationale sur les prétendues implications bien que l’accusation soit aussi grotesque qu’incongrue.

Mais voilà que des politiciens « en mal de trouvées auxquelles s’accrocher pour échapper à la noyade politique, se mettent à gloser et à fantasmer sur la nature des relations de notre pays avec les Etats de la sous-région et croient avoir trouvé là leur planche de salut ». Ainsi donc se comporte Hermann YAMEOGO devenu « pupitre » de cette rocambolesque affaire de tentative de putsch en Mauritanie. Car de l’avis du CDP, pour tout patriote et a fortiori pour tout homme politique, les relations entre Etats sont des sujets suffisamment graves pour exiger la circonspection avant de se lancer dans des déclarations et dans des actions qui peuvent nuire durablement au pays et pas seulement au régime que l’on combat.

Pour le parti au pouvoir, il est bon de se souvenir que notre pays, que des politiciens en perte de vitesse qui n’ont aucun amour pour leur patrie essaient aujourd’hui de diaboliser pour le compte de leurs mandats, a été et est régulièrement sollicité pour le règlement de nombreux conflits sur notre continent : Libéria, Togo, Niger, Centrafrique, Comores, etc.’

Il faut par ailleurs rappeler à la mémoire collective que c’est dans cette occurrence que le président du Faso, avait nommé, en son temps, Hermann YAMEOGO en qualité de président du Comité de suivi du processus démocratique du Togo. Mais hélas, pour Hermann YAMEOGO dont la seule religion est le pouvoir coûte que coûte, la mémoire est courte et toutes les compromissions même au détriment de son pays, sont tissées à l’endroit comme à l’envers.

C’est pourquoi, c’est lui encore et encore qui tente aujourd’hui de l’intérieur en collusion avec l’extérieur de ternir cette respectabilité qui fait notre fierté et qui est tant convoitée par ceux-là qui ont perdu tout repère.
A l’époque, certains hommes poliques de l’opposition avaient choisi, sans pudeur, de faire uniquement du tapage sur les accusations portées contre notre pays et de minimiser ces brimades et ces assassinats malgré la colère populaire et légitime qui montait de toutes les chaumières du Burkina Faso.

C’est également ainsi que l’on tente, de l’intérieur, de faire croire que notre pays a quelque chose à voir avec la situation en Mauritanie et pire, sur la base d’allégations mensongères, qu’il s’apprêtait à agresser la république soeur de Côte d’Ivoire. Plus révoltant encore, des politiciens, qui rêvent de jouer un jour le premier rôle au Burkina, s’empressent de monter "des dossiers" pour valider les accusations de régimes aux abois.

C’est dans ce contexte que se situe la "tournée régionale et internationale" de M. Hermann YAMEOGO en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Mauritane et aux Etats-Unis. Il faut souligner que pour cette dernière étape, il faisait partie de la délégation ivoirienne conduite par Madame Simone GBAGBO, épouse du Président Laurent Koudou GBAGBO.

Tout patriote conséquent ne peut que dénoncer et condamner cette pratique récurrente du Président de L’UNND consistant à jeter constamment l’opprobre sur son propre pays.
Aujourd’hui, tout le peuple Burkinabè aura noté sa suffisance, sa duplicité, sa collusion manifeste et le commerce honteux qu’il entretient avec ceux qui pensent et disent qu’ils préfèrent tout à un burkinabè !

L’opposition intelligente aura également appris et compris qu’aucune invention n’est portée contre le Président de l’UNND qui a confirmé tous les faits annoncés.
C’est pourquoi, ni ses agitations, ni ses déclarations à l’emporte pièce ne saurait le blanchir de ses turpitudes, car l’histoire politique récente de notre pays retient les multiples revirements, trahisons et forfaitures de ce politicien sans scrupules tant envers la majorité que l’opposition sous toutes ses formes.

C’est la raison pour laquelle il est utile de dire aux dirigenants de pays frères, qui pensent détenir un informateur avisé en la personne de M. Hermann YAMEOGO, qu’ils ont plutôt à faire à un homme préoccupé d’entretenir son fonds de commerce car il est de notoriété publique que l’apatride n’a de maître que le plus offrant et le dernier enchérisseur.

Par ailleurs le parti réitère au peuple et aux autorités mauritaniennes ses voeux de réussite dans les combats contre les maux qui avilissent l’homme et qui ont pour noms pauvreté, sécheresse, ignorance ou obscurantisme et les invite à ne pas se laisser distraire et abuser par des individus sans foi ni loi qui écument les palais présidentiels pour quelques sous destinés à grossir leurs comptes bancaires disséminés à travers le monde.

Au total, le CDP considère que les mesures républicaines appropriées doivent être engagées contre tous ceux qui enfreignent la loi et la morale nationale et internationale quel que soit leur statut dès que les faits sont constants et avérés : la démocratie a ses impératifs et le citoyen, dans la Républine, il a également des devoirs.

A l’opposition républicaine, le parti donne un avis sans frais : il faut savoir dissocier le bon grain de l’ivraie et éviter à tout prix les éclaboussures liées aux agissements d’un individu dont la seule cohérence réside dans la trahison permanente.

Avant de conclure que tous ceux qui tenteront de tourner la roue de l’histoire de notre pays en arrière trouveront des milliers de militants CDP et des patriotes sur leur route.

Par Alpha YAYA


La jeunesse s’insurge !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les turpitudes de Hermann YAMEOGO font des vagues d’indignation au sein de la jeunesse burkinabé. Nous avons reçu entre autres déclarations celles des étudiants et des jeunes de la ville de Ouagadougou qui font ressortir d’une manière générale que Hermann YAMEOGO est « une taupe, un suppôt local, passé maître dans la trahison et les troubles…Né pense-il pour être président de la république ».

« Le masque de ce traître à la solde du tortionnaire de nos compatriotes est tombé » peut-on lire dans la déclaration des jeunes de la ville de Ouagadougou qui pour parler des comportements de Hermann YAMEOGO pensent qu’il a trahi toute la nation entière dans une « volonté manifeste de salir le pays et les autorités de la IVe République et de faire peser de gros risques sur le peuple paisible du Burkina ».

Par ailleurs, de leur point de vue , Hermann YAMEOGO a parcouru des pays (Côte d’Ivoire, Guinée et Mauritanie) dont les dirigeants ont en commun : « une haine viscérale du Burkina et de ses dirigeants, des déficits démocratiques à l’interne qui les mettent en bute à leurs oppositions politiques et qui leur valent des sanctions politiques ou économiques de la part des partenaires techniques et financiers internationaux, une jalousie maladive contre la place et le rôle occupés à l’échelle internationale et particulièrement sur le continent africain par le Burkina Faso et ses dirigeants ».

Dans ce sens, pour mener à bien leur travail de sape et d’intox, à en croire ces jeunes de Ouagadougou, « il leur fallait une taupe, un suppôt local, passé maître dans la trahison et les troubles ( Koudougou en sait quelque chose ! ) » Et selon eux, elle fut trouvée ce fait en la personne de Hermann YAMEOGO, fils d’un ancien président de la République, né pense t-il pour être lui aussi président. C’est aussi ce que pense Abassa KINDA étudiant à l’Université de Ouagadougou.

Dans une lettre ouverte à Hermann YAMEOGO, il lui signifie que « le comble c’est que les pays que vous avez fréquentés ont en même temps dressé une campagne de déstabilisation contre notre pays. Pour qui connaît votre anti-patriotisme ou du moins votre hantise du pouvoir de la IVe République, il ne peut que croire que vous êtes le suspect sérieux de l’origine de ces allégations de la part de GBAGBO et de Ould TAYA ».

Un autre étudiant Marcel KOURAOGO, lui s’insurge d’abord contre les attitudes du MBDHP et du groupe parlementaire « Justice et Démocratie » par rapport à leurs récentes déclarations contestant l’interpellation de Hermann YAMEOGO. Il s’agit selon M. KOURAOGO d’un « comportement paradoxal, en ce sens où en même temps qu’ils sont placés comme des maîtres dans la lutte contre l’impunité, ils n’ignorent pas que juridiquement tout citoyen peut faire objet d’interpellation ».

Si la lecture politique de Hermann YAMEOGO pour lui « est très négativiste et destructive, loin des attentes de la jeunesse burkinabé », M. Abassa KINDA ne fait pas de doute que ce dernier est « aujourd’hui encore considéré comme le de stabilisateur de notre chère patrie ». C’est pourquoi, les jeunes de la ville de Ouagadougou « invitent particulièrement le bureau de l’Assemblée nationale à lever l’immunité parlementaire du député Hermann YAMEOGO afin qu’il réponde des faits à lui reprochés par le ministre de la Sécurité » .

Car, ajoutent-ils, la jeunesse est dépitée de voir ce monsieur toucher ses émoluments à l’Assemblée nationale alors qu’il est permanemment inscrit au registre des absents à l’hémicycle. Et enfin, ils pensent que c’est au moment où ses collègues députés s’échinent sur les dossiers en commission ou en plénière, qu’il tend la sébile ou fait le « fi safidilaye » dans les capitales hostiles dans l’ultime but de devenir président du Faso même si pour cela le Burkina Faso doit être mis à feu et à sang.

Par Drissa TRAORE


Les deux faces d’une même médaille

Exploiter les ragots d’un opposant en pleine déchéance politique telle une manne pour occulter les vraies raisons de la crise qui mine son pays, il faut être un chef d’Etat comme Laurent Koudou GBAGBO pour tomber aussi bas. C’est « le pas » que le président ivoirien a franchi et qui démontre on ne peut plus clairement l’incapacité de l’homme à gouverner la Côte d’Ivoire. Il ne pouvait en être autrement : Laurent GBAGBO et Hermann YAMEOGO, sont deux faces d’une même médaille.

On savait Laurent Koudou GBAGBO un tigre en papier doublé d’un bouffon que l’entourage immédiat, Simone son épouse et certains caciques du FPI son parti, tient en laisse, mais penser qu’il puisse aussi bêtement se laisser berner par les inepties de Hermann YAMEOGO, serait vraiment trop méchant à l’égard d’un homme qui a quand même une longue carrière d’enseignant du supérieur.

Mais hélas, l’homme ne voulant pas écouter sa propre conscience et pensant par des artifices résoudre ses problèmes politiques est devenu une proie facile pour les aventuriers en quête de quoi beurrer les épinards. L’on se souvient encore qu’un « petit » capitaine putschiste (qui cogite actuellement à la MACO) était passé par l’aide de camp du mêmeLaurentKoudou GBAGBO pour lui soutirer quelques millions aux fins de déstabiliser le Burkina Faso.

L’on se souvient également qu’en son temps, la commission rogatoire du Commissaire du gouvernement n’avait pas eu de suite sous le prétexte que la Côte d’Ivoire n’avait pas ratifié les accords permettant de collaborer en ce sens. L’on a à peine oublié son commerce avec ces petits malins que sont le capitaine OUALI et sa bande que, Laurent Koudou GBAGBO se fait une fois de plus gruger par des gens de la même espèce.

Tête de proue de cette « escroquerie », combien de briques Hermann aura-t-il engrangées dans cette transaction livrant à peu de frais son pays à une vindicte qui ne dit pas son nom pour les faits non avérés ?
On le saura un jour.

En moins d’un an, Laurent Koudou GBAGBO aura donc tenté par deux fois de déstabiliser le Burkina Faso au lieu de conjuguer ses efforts avec ceux de toute la communauté internationale pour solutionner la crise qui perdure dans son pays.

Une collusion avec les autorités mauritaniennes et des apatrides burkinabè est-elle d’un apport bénéfique dans la sortie de cette crise ? Le « boulanger » d’Abidjan ne saura le dire. Mais sa seule satisfaction est en tout cas de faire mal à son frère « ennemi » Blaise COMPAORE et son peuple. Quel cynisme !

Faire de sa supposée implication du Burkina dans ses « affaires » une fixation jusqu’à faire fausse route dans la recherche des solutions est aberrant.
Ni les Forces nouvelles encore moins ses adversaires politiques du PDCI-RDA, de l’UDPCI ou du RDR ne sont des Burkinabè. L’ex hôte du président COMPAORE, lequel lui a offert couvert et gîte du temps de ses misères avec le régime de Houphouët BOIGNY, est vite oublieux des bonnes dispositions d’esprit de son « dépanneur » désintéressé d’hier.


Une conspiration entre boulangers

« Boulanger » au sens que prend le mot chez feu le « Balayeur balayé », assurément, Hermann l’est comme son ami et ancien ennemi GBAGBO ( parce que jadis opposé à son père adoptif Houphouët puis à son frère BEDIE). Il n’est pas à son premier forfait car plus d’une fois, il a trempé dans des affaires de trahison.

Si ce ne sont pas ses frères opposants qu’il trahit au plus fort moment des confrontations politiques pour rejoindre le gouvernement parce que celui pouvant se servir de lui pour désamorcer « sa crise », sa valeur marchande est en hausse, c’est son pays qu’il trahit avec des puissances étrangères telles le Togo, la Guinée, l’Angola, la Côte d’Ivoire, pour renflouer sa caisse et faire mal à son « diable » Blaise COMPAORE frein à sa consécration politique ?

En somme il adore faire d’une pierre deux coups qui ne trompent plus personne au Faso. En réalité, la politique pour Hermann YAMEOGO se résume à la prospérité de sa famille, de ses proches. Cet homme n’a jamais été guidé par le souci de l’intérêt de la majorité des Burkinabè. Ceux qui le connaissent, qui ont cheminé à un moment ou à un autre avec lui, l’ont bien compris et se sont démarqués de lui. Ce n’est pas le docteur BIDIMA ou Me Noël Gilbert OUEDRAOGO qui nous dira le contraire. Ne dit-on pas que qui a volé un œuf volera un bœuf ou que qui a trahi ses amis, trahira son pays ?

Laurent Koudou GBAGBO, boulanger en chef, éprouvera peut être un jour ces dictons à ses dépens. Si les intérêts de Hermann YAMEOGO passent par sa porte, ce sera sans sourciller qu’il offrira son expertise à son « bourreau ».

GBAGBO isolé, Hermann, dans la déchéance

Tous le monde est unanime à reconnaître que les solutions de la crise ivoirienne sont aujourd’hui entre les mains de Laurent Koudou GBAGBO. De Marcoussis en passant par Lomé I et II, Bamako I et II et Accra I, II et III toutes les « antidotes » ont été trouvées et la thérapie est recommandée. Les girouettes et les pirouettes de dernières minutes du président Laurent Koudou GBAGBO rendent difficile l’application des accords de Marcoussis, seuls gages d’une paix durable en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, c’est un président isolé à l’intérieur comme à l’extérieur qui se débat avec tout ce qui lui reste comme souffle (Hermann YAMEOGO) pour tenter de dévier la pression qui se fait de plus en plus pressante sur lui et son régime.

A l’intérieur, le rapprochement entre le PDCI et le RDR conforté dans le G7 rend la tâche plus ardue et la marche de manœuvre du FPI et de Laurent Koudou GBAGBO plus difficile. A l’extérieur, le désaveux du PS (Parti-socialiste français) dont il jouissait du soutien, les injonctions de Koffi ANAN quant à l’application pure et simple des accords de Marcoussis fragilisent plus que jamais le régime ivoirien qui ne sait plus à quel « saint » se vouer sinon qu’à espérer un sort heureux de sa « bombe » Hermann YAMEOGO.

Pourtant, ce n’est guère mieux pour celui-ci que l’éviction à la tête de l’ADF/RDA continue de ronger. Pire, l’UNDD de son paternel qu’il a ressuscitée est plus un zombie qu’un parti vivant puisque les défections sont monnaies courantes. A cela s’ajoute l’incontestable aura dont jouit Blaise COMPAORE (celui-là même pour lequel son père, alors mourant lui a demandé de rester fidèle) aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Toutes choses qui limitent l’homme du « Tékré » dans ses manœuvres.

Alors pourquoi ne pas éprouver l’adage du lépreux qui veut que si celui-ci ne peut disputer le contenu de la calebasse aux valides, il a au moins la capacité de renverser le récipient ! Voilà qui fonde son alliance avec le Christ de Mama qui n’a pas autre dessein.

La complicité est donc parfaite mais leur Nième forfait est allé encore droit dans le mur. Aujourd’hui, et quoi qu’on dise, nos deux hommes sont en difficultés et sont contraints de se recroqueviller dans leurs petits souliers pour négocier des portes de sortie.

Laurent Koudou GBAGBO est coincé par la communauté internationale et par ses adversaires politiques qui attendent de lui l’application des accords de Marcoussis qui signifieraient pour lui la fin. Hermann YAMEOGO a quant à lui maille à partir avec la Justice et la levée de son immunité parlementaire n’est qu’une question de temps. L’homme, qui se fend en dénégations vaines, cherche en tout cas à éviter le sort auquel il s’est lui-même livré.

par ILBOUDO Frédéric
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