Actualités :: Cheminots de SITARAIL : "A quand le bout du tunnel ?"

Le Syndicat libre des cheminots du Burkina revient, dans cette déclaration, sur la situation du personnel de la compagnie et annonce de nouvelles luttes.

Le jeudi 09 septembre 2004 se sont éteints les lampions du sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à l’emploi et la lutte contre la pauvreté. La rencontre de Ouagadougou avec ses 23 engagements, son plan d’action et son mécanisme de suivi, suscite beaucoup d’espoir dans le monde des travailleurs et des sans emploi. Cependant, les dirigeants de SITARAIL n’ont pas pour souci majeur de partager ces bonnes résolutions .

Aussi le syndicat libre des cheminots du Burkina (SLCB) constate-t-il que malgré tous les avantages fiscaux, le rééchelonnement des différents prêts, le non paiement des droits d’usage des 2 Etats, Sitarail n’emploie que 1/3 du personnel dont la plupart à mi-temps contrairement à certaines déclarations.
Les statistiques que nous détenons, datées d’avril 2004, révèlent que 628 hommes/mois travaillent sur un effectif total de 1650 agents.

Seuls certains agents signataires du protocole d’accord de Sitarail sont rappelés de façon épisodique avec des contrats à durée déterminée de 15 jours/mois pour un demi- salaire. La frange de cheminot ayant refusé de signer le protocole inique de Sitarail n’a jamais été rappelée pour un quelconque travail et cumule à ce jour près de 23 mois de suspension de contrats de travail. Ainsi, plus de 1 000 agents attendent un hypothétique rappel à l’emploi annoncé pour la fin de l’année.

Un autre facteur qui a exacerbé cette situation est la sous-traitance des trains voyageurs avec pour corollaire un nouveau personnel qui occupe certains emplois de cheminots (notamment les guichets, les contrôleurs de billets, les convoyeurs). Cette pratique s’inscrit en violation flagrante de l’article 2 du protocole d’accord signé par la plupart des cheminots et qui stipule ceci : "

A compter de la date visée à l’article 1er, le travailleur est mis en chômage technique pour une durée indéterminée. Cette mise en chômage technique prendra fin par le rappel du travailleur par Sitarail, dès que les circonstances économiques d’exploitation du trafic international ferroviaire entre la Côte d’Ivoire et le Burkina permettront à l’employeur de donner le travail convenu".

Il est aisé de constater que quand cette possibilité d’offrir du travail aux cheminots s’est offerte, Sitarail qui peut faire circuler les trains voyageurs à son compte à l’instar des trains de marchandises, a choisi de confier cette tâche qui nécessite la reprise du personnel à un particulier venu avec ses propres agents.

N’eut été ce subterfuge, la normalisation du trafic marchandises et voyageurs internationaux augurait des perspectives certaines d’accès à l’emploi pour l’ensemble des cheminots. On en arrive à se demander si la direction générale ne souhaite pas que cette situation perdure.

Notre syndicat, le SLCB, depuis sa création n’a cessé de lutter pour la sauvegarde des intérêts des cheminots. C’est ainsi que grâce au refus de certains travailleurs de signer le protocole d’accord inique de la Direction générale, le plan de licenciement, déguisé en chômage technique à durée indéterminée et sans salaire, a été mis en échec. C’est également à cause de la détermination du SLCB que les problèmes de constitution des carrières des cheminots du Burkina (dit des grades réels) et de statut unique du personnel sont en voie de résolution.

Ce sont les grands combats que le SLCB a mené et continuera de mener pour plus de justice et d’équité. Le Bureau exécutif national demande à tous les cheminots de rester mobilisés pour l’aboutissement de notre lutte pour la reprise à plein temps de tous les cheminots. Seule la lutte paie !

Le SLCB dans les jours à venir invitera tous les cheminots à participer aux actions qu’il aura arrêtées.
Prêts pour la mobilisation, la victoire est assurée.

Pour le Bureau exécutif national du SCLB

Le Secrétaire général

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