Actualités :: Population et développement : Des satisfécits dans la mise en œuvre des (...)

Dans la journée du mardi 26 juillet 2022, le directeur général adjoint de l’économie et de la planification du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, Mahamoudou Bokoum, a fait le point de la mise en œuvre des conclusions du sommet de Nairobi sur le programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD+25). Il en ressort des progrès mais aussi des défis à relever pour un mieux-être des Burkinabè.

En 1994, les représentants de plusieurs pays se sont retrouvés au Caire, en Egypte, pour la Conférence internationale sur la population et le développement. Au cours des travaux, ils ont convenu de placer le bien-être des personnes, notamment des femmes et des enfants, au centre des politiques de développement dans les différents Etats. Le Burkina Faso, à l’image de 178 autres pays, a accepté de faire de la santé de la reproduction, de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes les piliers de ses actions.

Mais, 25 ans après, le bilan de la mise en œuvre des différents engagements n’était pas satisfaisant. A nouveau réunis en 2019 à Nairobi (Kenya) les représentants des Etats ont renouvelé leur détermination et pris des engagements pour un mieux-être des populations. Le Burkina Faso a pris douze engagements que sont essentiellement l’accès universel à la santé de la reproduction, la lutte contre les violences sexistes et les pratiques préjudiciables comme les mariages forcés et les mutilations génitales féminines, etc.

Les journalistes se sont intéressés aux difficultés dans l’atteinte des objectifs

Trois ans après le sommet de Nairobi, le Burkina a fait des progrès appréciables. Selon le directeur général adjoint de l’économie et de la planification du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, grâce au décret sur la gratuité des soins et services de planification familiale, pris en 2019, le nombre des utilisatrices additionnelles est passé, en 2020, de 779 000 à 858 000 en 2021. « La prévalence contraceptive chez les femmes en union est passée de 28,2 % en 2019 à 31,9% en 2020 », a précisé Mahamoudou Bokoum. En vue d’assurer la gratuité des soins au profit des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes, le gouvernement débloquait environ 30 milliards de francs CFA.

Pour le passage à l’échelle communautaire des tâches de planification familiale, 46 districts sanitaires sont couverts par la délégation des tâches dont 29 pour le niveau communautaire. Aussi, dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, 3 905 leaders d’opinion de 781 villages ont fait des déclarations publiques d’abandon de mutilations génitales féminines à l’issue de dialogues communautaires. Aussi, 12 auteurs et complices de mutilations génitales féminines ont été condamnés par les tribunaux de Ouahigouya et de Dédougou.

Mahamdougou Bokoum, directeur général adjoint de l’économie et de la planification du Ministère de l’Economie, des finances et de la prospective

Pour le directeur général adjoint de l’économie et de la planification, ces résultats ont été obtenus en dépit de certaines difficultés que sont notamment l’impact de la maladie à coronavirus sur l’accès aux soins de santé, la situation sécuritaire qui a conduit à la fermeture de certains centres de santé, etc. Pour atteindre les objectifs que le Burkina s’est fixé, Mahamoudou Bokoum et ses collaborateurs préconisent le renforcement des capacités des structures de gestion des produits contraceptifs, le plaidoyer pour la mobilisation des ressources endogènes en faveur de la planification, l’enrôlement de la population dans l’assurance maladie universelle (CINAMU) et le passage à l’échelle de la gratuité des soins offerts par les agents de santé à base communautaire. Ce qui va permettre de réduire le coût et l’incidence financière.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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