Actualités :: Lutte contre l’insécurité alimentaire au Sahel : Le CILSS et la BAD planchent (...)

Ouagadougou abrite du 14 au 16 juin 2022, l’atelier technique de finalisation et de validation du rapport d’achèvement du projet 1 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P1-P2RS). Organisé par le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), cet atelier permettra de tirer les leçons de la première phase du programme, afin de mieux de réussir la deuxième phase, en cours de formulation.

Face à une insécurité alimentaire et nutritionnelle accrue dans les pays sahéliens, il importe d’augmenter la résilience des ménages ruraux aux changements climatiques, de financer à long terme le secteur agricole et de développer les échanges commerciaux. Lancé depuis 2015, le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel veut changer la donne « en aidant les ménages vulnérables à accroître leurs revenus, à accéder aux infrastructures et services de base et à construire un patrimoine permettant de renforcer durablement leurs moyens d’existence ».

Les participants ont jusqu’au 16 juin pour finaliser et valider le rapport

Sept pays bénéficiaires

Mises en œuvre dans les sept pays sahéliens les plus affectés par les crises alimentaires, à savoir au Burkina Faso, en Gambie, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Tchad, toutes les composantes du projet 1-P2RS devaient initialement prendre fin en 2020. Mais suite à plusieurs prorogations, cette première phase sera clôturée dans la plupart des pays en juin 2022 à l’exception du Tchad dont la composante prendra fin en février 2023. En attendant, les parties prenantes se sont retrouvées à Ouagadougou pour finaliser et valider le rapport d’achèvement du projet élaboré par les consultants de la BAD.

Dr Abdoulaye Mohamadou, secrétaire exécutif du CILSS

Un programme « original »

Selon le secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, ce rapport synthétise l’ensemble des données et informations tirées des composantes nationales et de la composante régionale du P2RS, un programme « original » par sa durée de 20 ans, mais aussi par ses objectifs de renforcement de la résilience. L’atelier de Ouagadougou permettra, à l’en croire, de présenter les principaux acquis enregistrés, mais aussi d’apprécier le niveau atteint des indicateurs, des produits et d’effets de chaque composante.

Les acquis pour le Burkina

Selon le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Léopold Nanéma, la phase 1 du P2RS a contribué à travers ses actions à résoudre les problèmes structurels de l’insécurité alimentaire au Burkina à travers des investissements structurants dans les régions du Centre, du Centre-sud, du Centre-ouest, du Plateau central, de la Boucle du Mouhoun et du Sahel. Il s’agit notamment de l’aménagement de périmètres irrigués qui a permis l’amélioration de la production de riz, la récupération des terres, la construction de parcs, l’aménagement de jardins nutritifs qui a permis d’améliorer l’alimentation des enfants de moins de cinq ans.

Le Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Léopold Nanéma a exprimé les souhaits du Burkina pour la phase 2 du programme

Attentes du Burkina pour la formulation de la phase 2

Le secrétaire exécutif du CILSS a informé les participants que le processus de formulation du projet 2 du P2RS est bien avancé. Le rapport des pays bénéficiaires a été élaboré et sera présenté au conseil d’administration de la Banque africaine de développement en septembre prochain pour son approbation.

Les participants ont posé pour la postérité en présence du consultant de la BAD (Premier à la doite du secrétaire exécutif du CILSS)

Selon le consultant-facilitateur qui a accompagné la préparation de ce rapport d’achèvement, la phase 2 pourrait couvrir tous les treize États-membres du CILSS. Pour cette deuxième phase, le Burkina Faso attend que les actions soient renforcées et que la couverture géographique du projet soit étendue à d’autres régions du pays.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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