Actualités :: Le groupe "Justice et démocratie" à la conquête d’une démocratie (...)

Le groupe parlementaire "Justice et démocratie" a tenu ses Journées parlementaires, les 24 et 25 octobre 2003, à la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Ouagadougou. Le thème choisi était : "Les réformes politiques au Burkina Faso : état des lieux". Les Journées se sont déroulées avec le concours du Conseil supérieur de l’information (CSI) sur le code de l’information.

Les participants provenant de sept (07) partis politiques (CDS, CPS, CNDP, PAI, FPC, PAREN, UNIR/MS) se sont penchés sur les sous-thèmes suivants : le code électoral, la rationalisation du travail parlementaire, le financement des partis politiques et le code de l’information. C’était avec respectivement les conférenciers Luc Marius Ibriga, Laurent Bado, Abou Saïb Coulbaly (enseignants tous les trois à l’Université de Ouagadougou) et le président du Conseil supérieur de l’information, M. Luc Adolphe Tiao.

De l’avis du président du groupe parlementaire, M. Bénéwendé Sankara, le thème a été abordé dans tous ses contours et a permis de comprendre que l’alternance désirée par l’opposition ne peut se réaliser hors de certaines conditions. Ce sont notamment l’unité des partis de l’opposition, l’élaboration par ces partis, d’une politique de communication efficiente et efficace, l’application effective des dispositions constitutionnelles assurant l’équité entre les partis et la transparence des scrutins, la définition claire des rapports entre élus et électeurs. Il y a également la réorientation du rôle du député et surtout des réformes politiques. Ces réformes permettent la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple, en harmonie avec les réalités politiques dont l’évolution influe sur la législation.

Responsabiliser le parlement

Par ailleurs, Maître Bénéwendé Sankara a souligné que la responsabilisation du parlement et de l’ensemble des députés dans la quête permanente de la consolidation de la stabilité institutionnelle et politique au Burkina Faso, la valorisation du rôle de l’institution parlementaire pour mieux répondre aux exigences du peuple, ont été les points forts de la réflexion au cours de ces journées parlementaires.

Maître Sankara a dit qu’"il est apparu aux yeux de tous que le fonctionnement actuel de notre parlement n’offre pas aux députés la possibilité de faire un travail sérieux et de qualité. Il dit à titre d’exemple que les dossiers sont toujours remis à quelques jours des plénières. Ils font l’objet d’une simple lecture et d’une audition du ministre compétent en commission. Les rapports des commissions ne sont que des comptes rendus sommaires de ces auditions".

De même, il soutient que le gouvernement a toutes les possibilités et il ne s’en prive pas, pour rejeter systématiquement les propositions de lois soumises par l’opposition en usant de son pouvoir d’appréciation prévu par la constitution. Contrairement à ce qui est prévu par la loi, les propositions de loi n’ont jamais été soumises à l’ensemble des députés en plénières", affirme-t-il. De ce fait, Maître Sankara a insisté sur le fait que "la démocratie n’est pas une fin en soi, elle est un moyen pour assurer la participation des citoyens non seulement à la gestion des affaires publiques, mais surtout à la réalisation d’une société qui assure le plein épanouissement de l’homme".

Cependant, il a déploré la gestion du pouvoir par la IVe république en ces termes : "Manifestement, comme le montre sa pratique quotidienne, ce plein épanouissement de l’homme burkinabè n’est nullement le souci de la IVe République, beaucoup plus préoccupé à se maintenir, qu’à trouver des solutions aux problèmes de nos populations". Selon lui, le groupe parlementaire "Justice et démocratie", est conscient de la gravité de cette situation et dénonce la décision du parti au pouvoir d’instituer des structures partisanes dans les services de l’administration : "Notre peuple doit lui-même prendre conscience des responsabilités et de la place qui doivent être les siennes dans le renforcement des partis politiques qui luttent pour l’alternance et l’alternative politique", a-t-il renchéri.

Pour lui, l’état des lieux de réformes politiques au Burkina Faso, interpelle davantage l’opposition à plus de rigueur, d’abnégation et de combativité. "C’est le prix du choix démocratique que nous payons chaque jour dans l’adversité et l’animosité des prédacteurs de notre peuple", a-t-il affirmé. Toutefois, il a précisé que la démocratie est évolutive, une remise en cause perpétuelle en fonction de l’évolution d’un pays.

Garantir la sécurité des journalistes

A l’issue des travaux, entre autres recommandations, les participants interpellent et invitent le gouvernement à garantir et assurer la sécurité des journalistes, lorsqu’ils sont victimes de menaces dans le cadre de leurs activités professionnelles ; à respecter le droit à la recherche et à la diffusion responsable de l’information par les journalistes. Ils invitent également l’Assemblée nationale à s’assurer du respect par le gouvernement, des dispositions relatives à la liberté de presse et à l’indépendance des journalistes.

Les participants ont aussi fait des motions dont notamment le rejet de la proposition de loi pour la révision du code électoral, le financement des partis politiques. A propos de la situation nationale, ils exigent que la lumière soit faite sur la tentative du putsch et sur les conditions de la mort par pendaison du sergent en détention, la libération sans délai et sans condition de leur camarade Norbert Michel Tiendrébéogo, président du Front des forces sociales (FFS), etc. Enfin, ils veulent qu’une politique de communication fluide s’installe entre le peuple et les militants des partis membres du groupe, dans les meilleurs délais.

Aimée Florentine KABORE
Sidwaya du 28/10/03

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