Actualités :: Point de presse du gouvernement : la nouvelle carte d’identité nationale (...)

Désormais et chaque lendemain de Conseil des ministres, le gouvernement animera un point de presse afin de donner plus de visibilité et de lisibilité à son action.

C’est ainsi que hier 20 novembre 2003, le ministre - porte-parole du gouvernement, Adama Fofana et ses collègues de la Sécurité, de la Justice et de l’Information étaient à la barre face aux journalistes...

Les ministres Adama Fofana, Boureima Badini, Djibrill Bassolé, Raymond Edouard Ouédraogo ont animé hier, 20 novembre 2003, le traditionnel point de presse du gouvernement, et ce, dans la salle des ambassadeurs, sise au ministère des Affaires étrangères. Le tableau de cette rencontre s’est présenté en quatre grands actes : une déclaration liminaire du porte-parole du gouvernement, un débat consacré à la nouvelle carte d’identité, un autre sur les travaux d’intérêt général (T.I.G.) et enfin, des échanges sur la question de l’enquête parlementaire relative à l’incendie de Rood-wooko.

Les membres du gouvernement ont saisi l’occasion des débats avec la presse pour rappeler aux burkinabè que la nouvelle Carte d’identité va coûter 1 200 FCFA en dehors des dépenses liées à l’établissement de la photo d’identité.

Dans deux grandes villes (Bobo-Dioulasso et Ouagadougou) seront installés les équipements nécessaires à leur confection et tous les commissariats du Burkina sur l’étendue du territoire national seront habilités à recueillir les documents nécessaires à leur établissement. Ces cartes se veulent infalsifiables. Ils ont nécessité des investissements d’environ 5,5 milliards de FCFA.

Abordant le thème des travaux d’intérêt général, ils ont affirmé qu’un projet de loi portant sur son adoption et par ailleurs sur une révision du Code pénal est en gestation. Suscité par le système des Nations unies, il traduirait, selon les membres du gouvernement, une évolution du droit par une humanisation des peines relatives aux délits mineurs. Cette forme de peine n’est pas imposée aux "délinquants" et elle exclut les criminels", selon le gouvernement. Les petits délinquants ont l’opportunité de se ressaisir pour un travail au profit de la société toute entière, sans être rémunéré mais en étant pas privés de leur liberté.

Des "délégations de rejet par le gouvernement, de l’enquête parlementaire sur l’incendie de Rood-Wooko", le gouvernement s’est inscrit en faux sur cette question. Car cela relève des règles, us et coutumes de l’Assemblée nationale, une Institution indépendante du gouvernement. Aussi, se sont-ils élevés contre le mauvais procès d’intention qui leur est fait.

Les raisons du gouvernement

Avant ce débat, le porte-parole du gouvernement, M. Adama Fofana, a tenu à rappeler le sens et la portée de sa charge au sein du gouvernement une charge qui consiste à assurer essentiellement la lisibilité et la visibilité des actions du gouvernement en direction de l’opinion publique et ce, à travers :

- des communiqués officiels relatifs à toutes questions jugées dignes d’intérêt par le gouvernement du Faso ;

- des points d’information relatifs à toute question nationale ou internationale ;

- des conférences de presse avec les médias écrits et audiovisuels sur toute question jugée utile, actuelle ou opportune au regard de l’activité gouvernementale.

A cet effet, après un peu plus d’un an de fonctionnement du gouvernement mis en place le 10 juin 2002 et dirigé par le Premier ministre, monsieur Paramanga Ernest Yonli, l’action de communication du gouvernement a privilégié par rapport aux autres formes de communication, le support écrit des compte-rendus des travaux hebdomadaires du Conseil des ministres, tout en encourageant le développement conséquent des contenus au niveau des chefs de départements ministériels lors de points de presse ou à l’occasion d’échange avec les partenaires techniques ou sociaux.

Si cette pratique s’est révélée selon le porte-parole du gouvernement, dynamique et intéressante par la profusion d’informations ainsi livrées à l’opinion publique, elle demande à l’expérience, à être renforcée pour refléter davantage un mouvement harmonieux et cohérent du gouvernement dans l’élan de communication impulsé en direction du citoyen.

Voilà pourquoi, a dit M. Adama Fofana, désormais, le gouvernement s’attachera, de façon périodique, à appliquer, à divers niveaux d’autorités, un programme de communication multiforme avec l’ambition d’intégrer sans détour, toutes les questions nourrissant l’attente de l’opinion et avec parfois, une approche d’anticipation sur certaines conjectures.

"Cette démarche apparemment novatrice, répond cependant à un souci constant du gouvernement qui, dès sa prise de fonction le 12 juin 2003, avait orienté sa mission sur cinq (05) axes dont l’accomplissement réussi ne pouvait être projeté qu’au moyen d’une politique franche et résolue de bonne communication sociale.

Ces axes demeurent les suivants :

- accélérer la mise en œuvre du programme de développement solidaire ;

- accroître les performances économiques ;

- approfondir le processus démocratique ;

- consolider la paix sociale ;

- améliorer la bonne gouvernance", affirme Adama Fofana.

Le gouvernement souhaite, en faisant ainsi, s’engager dans un processus qui, par les vertus de la parole et des échanges d’idées, consolidera l’expérience démocratique et renforcera le respect des termes du contrat social qui lie les Burkinabè entre eux autour des idéaux de la République et de la Constitution. Cela participe de l’avis du gouvernement, entre autres, de la promotion du droit constitutionnel reconnu au citoyen d’être informé sur ce qui concerne sa vie en République.

Ibrahiman SAKANDE (Email : ibra.sak@caramail.com )
Sidwaya

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