Actualités :: De la Haute-Volta au Burkina : les parlementaires recherchent un cadre de (...)

Les parlementaires et anciens parlementaires au-delà des âges, des considérations du genre, des convictions idéologiques et politiques se sont retrouvés les 7 et 8 novembre dans la grande salle de conférences de l’UEMOA.

Les députés de la Haute-Volta au Burkina se sont penchés sur le thème : "Représentation nationale et participation citoyenne de la Haute-Volta au Burkina Faso : échanges d’expériences".

La tenue de la conférence des députés et anciens parlementaires du pays, depuis la période coloniale à nos jours, a été un moment d’émotion et de retrouvailles. Certains n’ont pas pu faire le déplacement, d’autres ont accepté malgré le poids de l’âge de prendre part à ce moment historique de la vie parlementaire. Parmi ces anciens, le président de l’Assemblée territoriale (1954-1957) Mathias Sorgho, les anciens députés des 4 Républiques. Roch Marc Christian Kaboré, l’actuel président de l’Assemblée nationale a rendu hommage aux anciens conseillers territoriaux, aux membres de l’Assemblée territoriale de Haute-Volta (1952-1958), de l’Assemblée constituante (1959), des assemblées nationales de la 1ère à la 4e République.

Ce sont plus de 245 élus qui ont répondu à l’appel malgré les difficultés techniques qui ont émaillé la convocation de cette assemblée (manque de fichier exhaustif des anciens élus).

La tenue de cette rencontre tire ses origines de la volonté de la 3e législature, de la 4e République de mieux connaître notre passé parlementaire, restituer l’histoire de l’institution parlementaire et capitaliser ses acquis au profit des générations présentes et futures. Selon Roch Marc Christian Kaboré, pour mieux imprimer le rythme de notre marche en avant, il ne suffit plus de savoir où on va. Il faut savoir d’où on vient. Ainsi, pour retracer le film de l’histoire politique du Burkina, les parlementaires ont eu droit à des communications de personnalités (anciens présidents du parlement) et à un message du président du Faso, Blaise Compaoré. Ce dernier a expliqué que cette rencontre a un double intérêt en ce sens qu’elle est un indicateur des avancées positives de notre processus démocratique et un symbole de la maturité de la classe politique.

Pour le rapporteur général de la rencontre, le 2e vice-président de l’Assemblée, Dim Salif Sawadogo, les anciens présidents Mathias Sorgho, Gérard Kango Ouédraogo, Arsène Bongnessan Yé, Mélégué Traoré, Abdoul Kader Cissé, Moussa Sanogho ont à travers des messages succincts, dressé un bilan des dispositions et actions organisationnelles pendant leur mandat respectif.

Une association des anciens parlementaires est née

Les participants pendant les deux jours de travaux sont revenus sur des faits saillants comme les conditions sociales des anciens parlementaires, la question de la candidature indépendante ou des femmes en politiques etc. Il ressort de ces échanges, la nécessité de création d’un cadre de concertation entre anciens parlementaires qui pourrait se positionner comme une force de proposition et un canal de résolutions des diverses préoccupations des anciens députés. La conférence a servi de cadre à l’assemblée constitutive de l’association burkinabè des anciens parlementaires (ABAP) de soumettre ses textes fondamentaux. Mme Ouédraogo née Compaoré Marie Madeleine qui assure la présidence dans un bureau de 15 membres. Un appel a été lancé aux anciens parlementaires afin qu’ils se montrent disponibles pour le travail de reconstitution de la mémoire de l’institution. Aussi, une présentation de la configuration du futur site web de l’Assemblée nationale a été fait à la conférence.

La rencontre parlementaire s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’un projet de renforcement des capacités de dialogue du parlement sur les stratégies et politiques de développement. Ce projet a vu le jour grâce à la volonté conjuguée de l’Assemblée nationale et du PNUD.

Le député Dim Salif Sawadogo en est le coordonnateur. La prochaine rencontre prévue dans ce cadre en décembre prochain, est la session entre élus et organisations de la société civile.

Emmanuel BOUDA
Sidwaya

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