Actualités :: Candidature de Blaise Compaoré en 2005 : "La physique aux physiciens, le (...)

Président du Mouvement de paix/Bukina, Dr Pierre Bidima n’est pas un inconnu dans la sphère politique. En prélude à la commémoration du premier anniversaire de son mouvement, il nous a accordé un entretien dans lequel il n’est pas seulement question de paix, mais également de la situation politique nationale notamment le procès des présumés putschistes et le débat qui se mène sur la candidature de Blaise Compaoré à la présidentielle de 2005

Voici un an que le Mouvement de la paix existe, quel bilan faites-vous de vos actions ?

• Effectivement, le Mouvement de la paix vient de souffler sa toute première bougie. Créé en avril 2004, il a été reconnu 4 mois après soit en août 2003.

Aussitôt reconnu, nous nous sommes mis au travail. De nos jours, le Mouvement compte de nombreux adhérents et sympathisants, il a réalisé des conférences, des interviews, des déclarations sur la situation nationale.

Le Mouvement, en alliance avec d’autres associations de la société civile, a contribué à améliorer les conditions de détention des personnes arrêtées dans le cadre de la tentative de putsch. Dans les secteurs de la ville, nous continuons de nous structurer et d’animer des débats participatifs sur la culture de la paix. Comme vous le constatez, nous travaillons déjà et nos activités devront s’intensifier et gagner le Burkina rural.

Enfin, dans le cadre des activités commémoratives de son 1er anniversaire, le Mouvement de la paix organise à l’intention du public et des journalistes une conférence débat le samedi 24 avril 2004 à l’Eau Vive de Ouagadougou à partir de 9h.

Quel est le thème de cette conférence ?

• Le thème est le suivant : "La limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique : est-ce un gage de stabilité et de paix sociale ?" Le thème sera traité par un professeur d’université, titulaire d’un doctorat en droit.

Récemment, la Journée nationale de pardon (JNP) a été commémorée pour la 3e fois. Vous qui prônez la paix, que pensez-vous de cette JNP ?

• La JNP a été instituée en 2001 dans des conditions controversées. Ses initiateurs et ses organisateurs n’ont pas réussi à inclure dans ce processus noble les familles des victimes qui ont le plus marqué et choqué la conscience populaire lors de ces 20 dernières années dans notre pays. Ces victimes s’appellent :

le président du Faso Thomas Sankara et 12 autres ;
l’universitaire Oumarou Clément Ouédraogo ;
les ministres Jean-Baptiste Boukari Lingani et Henri Zongo ;
le journaliste Norbert Zongo et 3 autres.

A notre entendement, tant qu’un processus de pardon ne parviendra pas à rallier les familles de ces victimes, la JNP restera comme l’a d’ailleurs reconnu son président - Monseigneur Anselme Sanon - un mythe. C’est un constat.

L’autre obstacle qui empêche l’atteinte des objectifs de la JNP est que le pardon demandé aux uns et aux autres et à la nation doit se réaliser sans passer par la phase douloureuse de la vérité et encore moins de la justice. C’est un leurre, c’est comme quelqu’un qui voudrait faire des omelettes sans casser des œufs : c’est de la prestidigitation.

Toutes les expériences universelles qui ont consisté à obtenir le pardon de la société et des familles des victimes en occultant la phase de la vérité ont échoué. La phase de la justice peut être relativisée et minimisée dans le processus d’obtention du pardon, mais celle de la vérité est capitale et incontournable.

Si le régime du président Compaoré ne comprend pas cette réalité objective et élémentaire, le régime qui lui succédera en tirera toutes les conséquences et devrait commencer par organiser la réconciliation nationale par le procédé maintes fois réalisé ailleurs avec succès (en Afrique du Sud notamment) de la trilogie Vérité-Justice-Pardon. Si le régime qui va succéder à l’actuel fait cela, il aura résolu une bonne partie des angoisses des Burkinabè.

En conclusion, le Mouvement de la paix retient que la JNP fut un échec. Son mérite est d’avoir été organisée ; au moins ceux qui succéderont au régime actuel s’en inspireront pour organiser et réussir la réconciliation nationale, base de la paix et de la concorde nationale.

Comment concevez-vous la paix au Burkina Faso ?

• La paix est une réalité dans notre pays, mais elle est fragilisée. Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers parce qu’on a la paix. Il faut œuvrer quotidiennement à sa consolidation. Les pays en guerre présentement ou qui viennent d’en sortir étaient eux aussi en paix comme nous le sommes présentement au Burkina Faso, puis un jour, le pire (la guerre) s’installa.

La consolidation de la paix dans notre pays passe par la lutte contre la mal gouvernance, le combat pour le respect des droits humains, pour une justice équitable, donc contre l’impunité, la lutte pour le respect strict des lois et de la Constitution. Si nous nous détournons de ces tâches, la rupture de la paix se fera indépendamment de nos souhaits et de notre volonté. C’est pourquoi le Mouvement de la paix fait de ces points son cheval de bataille.

Vous avez milité dans plusieurs partis politiques avant de créer le Mouvement, pourquoi un tel revirement ?

• Ce n’est pas un revirement. Je suis toujours militant du PDP/PS mais je vous fais remarquer que je ne suis pas de la direction du parti, mais simplement un militant de base, consulté de temps en temps comme personne de ressource sur telle ou telle question.

Il n’y a pas de contradiction entre lutter pour la paix et militer en même temps à la base dans un parti ; je peux donner quelques exemples ailleurs pour illustrer cela même si comparaison n’est pas raison :

Le Mouvement "La paix maintenant" en Israël est piloté par les gens du parti travailliste de Simon Perez, prix Nobel de la paix ;
le Mouvement de la paix/France n’est pas dirigé par un analphabète politique.

Nos statuts sont clairs. Le mouvement recrute sans tenir compte de l’appartenance politique ; c’est pourquoi les militants de tous les partis politiques y compris ceux du pouvoir sont les bienvenus dans le Mouvement de la paix ; la seule chose qu’on leur demande dès leur arrivée dans le Mouvement, c’est de respecter les statuts, le règlement intérieur et d’œuvrer pour la réalisation des objectifs de l’association, qui y sont clairement définis.

L’actualité ces derniers temps, c’est le débat qui se mène autour de la candidature en 2005 du président Blaise Compaoré ; votre commentaire.

• Il faut aborder ce débat sous deux aspects : juridique et politique. D’un point de vue juridique, je ne suis qu’un profane en la matière. Les notions de droit que je possède ne me permettent pas d’entrer dans le débat scientifiquement.

Je suis titulaire d’un doctorat d’Etat en médecine et pas en droit. C’était donc avec un grand éclairage que j’ai lu la communication du Pr Augustin Loada, juriste, docteur en droit, communication relative aux "dix ans de constitutionnalisme au Burkina Faso", où le juriste a abordé la question du 3e mandat successif de Blaise Compaoré.

Après le Pr Loada, j’ai lu les interviews du Pr Luc Ibriga et de M. Ouédraogo Edouard, tous deux juristes, docteurs en droit, enseignants à l’université de Ouagadougou.

J’ai retenu que les deux premiers cités (Loada et Ibriga) ont dit qu’en droit et juridiquement parlant, le président Blaise Compaoré ne doit plus se présenter pour un 3e mandat successif au terme de son mandat actuel ; que s’il le fait, ce serait violer la Constitution et que la Cour constitutionnelle devrait invalider sa candidature au nom de l’effet immédiat de la loi.

Le 3e cité (monsieur Ouédraogo), soutient quant à lui, que Blaise Compaoré peut solliciter un 3e mandat successif car la loi l’y autorise.

Au regard de ces positions contradictoires énoncées par des juristes confirmés, chacun est libre de faire son choix . Si l’on veut faire une petite lecture "statistique" de ces différentes analyses et conclusions, on voit que les 2/3 des meilleurs juristes qui se sont prononcés sur ce débat sont contre la candidature du président Compaoré au nom du droit, au nom de la loi.

L’autre tiers est pour sa candidature. Chacun est libre de se ranger où il veut ; moi, je me range du côté des 2/3 car ils m’ont convaincu par la pertinence de leurs argumentations.

L’autre aspect du problème est politique. Certains prennent leur désir politique de voir le président Blaise Compaoré se présenter pour un 3e mandat comme découlant du droit.

Le plus souvent, ceux qui sont pour cette candidature argumentent d’abord politiquement et tirent ensuite des conclusions juridiques et pire, ce sont tous des profanes dans les sciences juridiques et du droit. Le cas le plus illustratif et ridicule est celui du député Mahama Sawadogo du parti présidentiel . Le député Sawadogo est physicien de formation.

Il est certainement compétent dans ses sciences physiques. Mais en droit, il devrait admettre qu’il est un profane et lorsque ce dernier, pour venir en soutien à son candidat Blaise Compaoré, prend sa plume pour parler de la non-rétroactivité des lois à des juristes, c’est quand même trop fort. A cette allure, il fera bientôt des communications aux médecins sur la retro-transcription et l’intégration du génome viral à l’homme.

Soyons sérieux et modestes. Comment des profanes en droit peuvent-ils s’aventurer dans les catégories du genre la non -rétroactivité ou l’effet immédiat des lois ? Veut-on être plus royaliste que le roi, plus juriste que le juriste confirmé ? De grâce, évitons le ridicule. Chacun a son domaine scientifique.

Evitons la suffisance. On peut argumenter politiquement pour son candidat préféré. C’est légitime mais de grâce, laissons les sciences juridiques au juristes et les sciences physiques aux physiciens.

Mais, à part l’argument juridique, quel argument politique milite selon vous contre la candidature de Blaise Compaoré.

Le Mouvement de la paix constate que la plupart des pays africains en guerre actuellement ou qui viennent d’en sortir ont été présidés par une même personne pendant plus de 25 à 30 ans.

Après leur départ, tel un volcan, ces pays sombrent dans le désastre, la guerre.

• C’est le cas au Rwanda avec le président Habyarimana, 31 ans de pouvoir

• C’est le cas de la RDC avec Mobutu - 33 ans

• C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec Houphouët - 32 ans et bien d’autres.

Depuis 1982 (CSP) Blaise Compaoré est aux affaires ; il est soit ministre, soit n°2, soit président ou chef de l’Etat ; cela fait 22 ans. La ligne rouge est presqu’atteinte. C’est pourquoi, le Mouvement de la paix ne souhaite pas que Blaise Compaoré brigue un autre mandat au nom de la préservation de la paix sociale dans notre pays. Puissent les exemples des présidents Senghor, Mandela, Sam Nujoma, Ket Masiré et de celui des Seychelles l’inspirer.

Le procès des présumés putschistes vient de connaître son dénouement ; que pensez-vous du verdict ?

• J’ai suivi le procès de bout en bout au compte du Mouvement de la paix. Une décision judiciaire a été rendue. Je constate que le juge n’a pas opté pour les arguments de la défense puisqu’il a estimé qu’il y a eu effectivement complot, attentat et trahison, d’où les peines allant jusqu’à 10 ans de prison. Je n’ai pas de commentaire à faire. Le Mouvement de la paix prend acte de la décision judiciaire.

Mais d’où vient la cause de ces dérapages ? En réalité, les vrais coupables sont ceux qui appliquent la mal gouvernance à notre pays.

Dès le début de cette affaire, interrogé par le journal San Fina, nous avons dit en substance que tant que la cité sera gouvernée telle qu’elle l’est actuellement, il faut s’attendre à des "complots", à des "attentats" et autres crimes de "trahison" tous les 12 mois en moyenne dans notre pays.

Pour éviter ces dérives, il faut pratiquer la bonne gouvernance, respecter les lois et la Constitution, lutter contre l’impunité, sanctionner les délinquants aux cols blancs (corruption, abus de biens sociaux...) et réaliser un minimum de justice sociale.

Voilà le remède aux coups d’Etat. Ouali l’a bien dit : "Je referai la même chose à la sortie de la prison si les choses n’ont pas changé d’ici là ; j’ai honte de voir mon peuple souffrir tant". A-t- il tort ? A-t-il d’autre choix en tant qu’officier intègre et patriote ? Question ouverte.

Ce qui m’a le plus choqué lors de ce procès, ce sont les traitements inhumains, humiliants et les tortures subies par plusieurs personnes ; c’est le cas du capitaine Bayoulou transporté en caleçon dans le coffre du véhicule du colonel Gilbert Diendéré ; c’est le cas également du neveu de Ouali torturé à la gendarmerie, etc ; et pourtant le Burkina Faso a ratifié la "convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants" le 4 janvier 1999. Mieux, la Constitution du Burkina Faso en son article 2 stipule que "sont interdits et punis par la loi (...)

les traitements inhumains et cruels, dégradants et humiliants, la torture physique et morale, les sévices et les mauvais traitements infligés aux enfants et toutes les formes d’avilissement de l’homme".

Pourquoi continuer donc à torturer ? En tout état de cause, les tortionnaires ou qu’ils se trouvent - au Conseil de l’entente (Marcel Kafando en sait quelque chose), à la gendarmerie ou dans les commissariats de police - doivent mettre fin à leurs agissements. Leurs comportements est un vrai danger pour la paix sociale.

Ils contribuent à attiser la haine et à cultiver l’esprit de vengeance chez les citoyens. Il est temps que ces pratiques prohibées par nos lois nationales et par les conventions internationales ratifiées cessent. Si d’aventure, ces pratiques se poursuivent, le Mouvement de la paix, au nom de la préservation et de la consolidation de la paix sociale et de la concorde dans notre pays, pourrait, en partenariat avec d’autres ONG oeuvrant dans le domaine de la protection des droits humains (Amnesty International, Human Rights Watch...) déposer une plainte devant les juridictions internationales contre nos tortionnaires locaux.

Ceux-ci doivent s’aviser que les crimes de torture sont imprescriptibles et même si le régime actuel les protège, les régimes suivants de l’après-Blaise Compaoré les livreront à coup sûr aux tribunaux nationaux et/ou internationaux. Alors, chers messieurs, arrêtez donc de torturer, car il n’est jamais tard pour se racheter.

Enfin, concernant le verdict proprement dit, même s’il est apaisant au regard de la gravité de l’accusation, le Mouvement de la paix souhaite que, dans l’intérêt de la paix sociale, le président Blaise Compaoré accorde une amnistie ou une grâce présidentielle à tous ceux qui sont condamnés. La loi l’y autorise ; s’il le fait, c’est la paix sociale qui sortira ainsi renforcée dans notre pays.

Des pays tels que l’Irak, la Palestine, Israël et la Côte d’Ivoire pour ne citer que ceux-ci ont du mal à trouver la paix. Pour vous, qu’est-ce qui bloque les différentes initiatives pour ramener la paix dans ces régions ?

• En Irak, pour ramener la paix, il faut retourner à la table de concertation de l’ONU et mettre fin le plus vite possible à l’occupation, il faut laisser les Irakiens gérer leur pays maintenant que Sadam Hussein n’est plus là. L’Amérique a trop perdu ses fils dans cette guerre ; les Irakiens aussi et c’est dommage.

En Palestine - Israël, la position du Mouvement de la paix est qu’il faut appliquer la feuille de route élaborée par le quartet (USA - Russie - ONU - UE). C’est une sorte de Linas-Marcoussis. Il faut éviter de modifier cette feuille de route de façon unilatérale. Il n’y a jamais de parfaite feuille de route pour mettre fin à une guerre. Mais si la feuille de route comporte des insuffisances, il faut les combler avec l’accord des 2 parties en conflit et non imposer des modifications à l’une des parties comme l’a fait le premier ministre israëlien ; même si cette modification est sensée arranger les Palestiniens, elle sera suspectée et rejetée, la crise de confiance s’étant déjà installée dans les deux camps.

Israël doit mettre fin à l’occupation et renoncer aux implantations des nouvelles colonies en terre palestinienne. Les Palestiniens doivent mettre fin aux actes terroristes qui discréditent leur juste lutte et user de voies politiques et des pressions diplomatiques pour résoudre la crise, puisqu’ils ont renoncé à la lutte armée. Le peuple d’Israël et de Palestine ont droit chacun de vivre dans un Etat démocratique et viable.

En Côte d’Ivoire, le pire est déjà derrière les Ivoiriens. Le pays est passé de la guerre ouverte à une situation de "ni paix ni guerre". Avec le déploiement des troupes onusiennes et les différentes médiations des pays de la CEDEAO (Niger, Ghana, Sénégal), la paix n’est plus un rêve dans ce pays mais une réalité dans un proche avenir. Je souhaite que les extrémistes de chaque camp, qui sont la base du blocage de l’application des Accords de Linas-Marcoussis, mettent un peu d’eau dans leur vin pour le bonheur du peuple ivoirien et des peuples de la sous-région, particulièrement du Burkina Faso, car n’oublions pas qu’un Burkinabè sur 3 vit en Côte d’Ivoire (4 millions).

Actuellement, l’ONU est en train de diligenter une enquête sur les événements du 25 mars dernier en Côte d’Ivoire qui se sont soldés par de nombreux morts. Quelle lecture faire de ce travail ?

• C’est une bonne chose. Nous soutenons l’initiative dans son principe. Mais elle présente des lacunes. Il aurait fallu étendre ces enquêtes à la période du 19 septembre 2002, date du début de la guerre, car dans les zones des loyalistes comme dans celles des rebelles, il y a eu des exactions et des violations des droits humains. Pourquoi donc limiter les enquêtes aux seuls événements du 25 mars ? Les enquêtes incomplètes ou unilatérales peuvent donner l’impression d’une partialité camouflée ou d’un acharnement contre un camp au profit de l’autre.

Espérons que ce n’est pas le cas et souhaitons un retour rapide de la paix en Côte d’Ivoire.

Ben Laden a récemment offert la paix à l’Occident, croyez-vous réellement à la bonne foi de l’homme ?

• Je ne sais pas si son offre est sincère. Nous, nous sommes des pacifistes. Partant de là partout, où il y a une parcelle de paix, nous nous en réjouissons. Si Ben Laden décide de ne plus tuer les Européens, nous en prenons acte mais nous souhaitons qu’il arrête de tuer aussi les Américains. S’il décide dès l’instant et pour toujours la fin de ses opérations meurtrières contre le monde, nous serons très ravis. Nous ne lui dirons pas : "Non, on ne veut pas de ta paix car tu es un terroriste, continue de tuer". Pour nous les pacifistes, la paix n’a pas de couleur, elle n’est jamais sale.

Ousséni Ilboudo & Cyr P. Ouédraogo
L’Observateur

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