Actualités :: Visite de Marc Ravalomanana à Ouagadougou : Un dîner, une concordance dans (...)

Après un tête-à-tête de près d’une heure en début de soirée du 24 février 2004 entre le président Blaise Compaoré et le Malgache Marc Ravalomanana arrivé un peu plus tôt dans notre capitale pour une visite officielle, le couple Compaoré a offert un dîner de gala à l’invité de marque et à sa suite au palais présidentiel. La mobilisation était de taille. Les tenants des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) étaient assistés des autorités coutumières et religieuses et des présidents d’institutions. Animations musicales, plats locaux et modernes ... Rien n’a été négligé pour faire honneur à nos hôtes.

Au cours de ce dîner, Blaise Compaoré et Marc Ravalomanana ont échangé des toasts, autrement dit, des allocutions brèves invitant à lever les verres à la santé des uns et des autres et pour renforcer l’amitié entre les deux peuples. Dans une atmosphère conviviale agrémentée par des prestations d’artistes musiciens et de troupes de danse, Blaise Compaoré a adressé ses souhaits de bon séjour au Burkina Faso au président malgache, à son épouse Lalao Ravalomanana ainsi qu’à la forte délégation qui les accompagne.

Il a par ailleurs rendu un hommage au peuple malgache pour sa maturité politique et au président Ravalomanana pour son sens élevé de la responsabilité.

Toute chose qui a permis, dit-il, d’éviter la guerre civile à Madagascar pendant l’élection présidentielle et d’organiser avec succès des élections législatives en 2002.

Le Burkina Faso disposé à appuyer Madagascar

"Au moment donc où vous engagez votre pays sur le difficile chemin de l’Etat de droit et du redressement économique, le Burkina Faso tout en saluant la confiance placée en vous par le peuple malgache, vous assure de son entière disponibilité à appuyer vos efforts", a déclaré le président Compaoré.

Selon lui, le Burkina Faso et Madagascar qui s’étaient engagés dans la construction d’ensembles sous-régionaux doivent rester solidaires tout en œuvrant pour la réalisation des objectifs de l’Union africaine. Et comme le développement ne peut s’opérer sans la paix ni la stabilité, Blaise Compaoré s’est réjoui de constater que les conflits violents comme celui de l’Angola, de la RD Congo, du Soudan, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau qui ont pendant des années déchiré l’Afrique, divisé et déplacé ses populations sont en voie de règlement. Le chef de l’Etat burkinabè en appelle à la poursuite des efforts dans la prévention, la gestion et le règlement de ces conflits, grâce aux mécanismes sous-régionaux ou au sein de l’Union africaine. Il souhaite en outre que la promotion et la protection des droits de l’Homme, l’élargissement des libertés civiles deviennent une préoccupation constante.

Evoquant la situation internationale marquée par les conflits palestinien et irakien, le président Blaise Compaoré a signifié que ces défis peuvent être relevés par la communauté internationale. Cela passe, selon lui par la culture de l’esprit de solidarité, de coopération et de responsabilité collective entre les membres de celle-ci, c’est-à-dire entre petits et grands et surtout entre riches et pauvres.

Avant de terminer son toast, le président Compaoré a formulé le vœu que cette première visite de Marc Ravalomanana au Burkina Faso soit le point de départ d’une nouvelle dynamique de coopération renforcée entre les deux pays. Sur ce point, il s’est félicité de la signature de l’accord-cadre de coopération entre les deux gouvernements le 25 février 2004. Car cela permet aux deux Etats de disposer d’un outil juridique pour élargir et diversifier les domaines de coopération. Il a enfin invité la République de Madagascar à soutenir activement le Burkina Faso pour l’organisation du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’emploi en septembre 2004 et le Xe Sommet de la Francophonie en novembre prochain à Ouagadougou.

La reconnaissance de Marc Ravalomanana

"Je vous suis reconnaissant pour votre participation à la médiation à Dakar dans les moments critiques de la crise malgache et de votre soutien, qui a permis le retour de Madagascar au sein de l’Union africaine".

Ainsi parla l’hôte du président Compaoré. Au-delà de la reconnaissance, Marc Ravalomanana a félicité le Burkina Faso pour sa stabilité et son appui à la reconstruction du Liberia et pour le retour à la normalité des relations entre le pays des Hommes intègres et la Côte d’Ivoire. L’établissement de la démocratie, l’unité nationale, l’intégration des différentes ethnies au Burkina Faso et les efforts des autorités burkinabè pour défendre les intérêts communs des pays africains face à la subvention des producteurs du Nord ont été encouragés par le président malgache. Pour Marc Ravalomanana, l’Afrique aurait une autre image, un autre avenir et ne serait plus un continent oublié si les Africains vivaient sans conflits armés, s’ils pratiquaient la démocratie et la bonne gouvernance, s’ils avaient la paix interne et exprimaient à haute voix leurs intérêts communs.

Selon le chef de l’Etat malgache, la présente visite constitue une occasion d’échange d’idées, d’expériences et de discussions pour le développement des deux peuples. Pour ce faire, des questions comme celle de la réduction de la pauvreté, la décentralisation, l’agriculture, l’alphabétisation, l’accès à l’eau potable et particulièrement celle du Sida apparaissent importantes dans cette visite.

Le président Marc Ravalomanana a foi que les deux pays peuvent devenir prospères à condition d’être solidaires, de pratiquer la bonne gouvernance, de favoriser la participation active de tous les citoyens, une intégration régionale, une répartition équitable des fruits du travail, une confiance renforcée des bailleurs de fonds. Et ce, dans une intégration régionale dynamique et dans une Afrique unie et stable. Tout compte fait, ce dîner a permis aux deux pays de prendre langue autour des sujets d’intérêts communs.

Victorien A. SAWADOGO
Enok KINDO
Sidwaya

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