Actualités :: Burkina Faso : Yéro Boly, ministre d’Etat, en charge de la cohésion sociale et (...)

Dans le premier gouvernement du LCL Paul-Henri S. Damiba, il est le numéro 2, juste derrière le Premier ministre, en tant que ministre d’Etat auprès du président du Faso, ministre de la cohésion sociale et de réconciliation nationale.

Né le 31 décembre 1954, à Komki-Ipala, Yéro Boly est entré dans la vie active dès l’obtention du BEPC. Par la suite, il rejoindra l’ENAM et en sortira une première fois en 1977, certifié et breveté, puis une seconde fois, administrateur civil (1980-1983).

Il sera, ainsi, sous-préfet (1978-1980) dans l’Oudalan à Gorom-Gorom, puis dans le Séno à Dori, deux provinces du Nord, secrétaire général de la province du Namentenga, au Centre-Est, préfet de Boulsa (« capitale » du Namentenga), haut-commissaire de la province de la Gnagna (à l’Est de la province de Namentenga et au Sud de la province du Séno).

Pendant ce temps, en 1983, il fera un séjour en France au sein de l’Institut international d’administration publique (IIAP) de Paris puis de l’Ecole internationale de Bordeaux.

Plus tard, Yéro Boly sera directeur de cabinet du président Blaise Compaoré de 2000 à 2004. On dit qu’il est un de ses très proches et très fidèles collaborateurs.
Au plan gouvernemental, il a été ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité dans les gouvernements de Roch Marc Christian Kaboré (11 juin 1995) et de Kadré Désiré Ouédraogo (9 février 1996-7 novembre 2000).

Le 17 janvier 2004, à l’occasion d’un léger remaniement ministériel, Boly reviendra au gouvernement : il remplacera le général Kouamé Lougué au portefeuille de la Défense.

A la Défense, Boly va hériter de ces tensions entre la troupe et le pouvoir politique (on évoquera même en octobre 2003, une « atmosphère de tentative de putsch manqué » dont Lougué aurait été le bénéficiaire). Il va s’efforcer de renouer les liens entre les « corps habillés » et la société burkinabè : promotion des jeunes ; ouverture aux femmes ; participation à des tâches d’intérêt national ; programmes de santé et de construction de logements ; efforts de réintégration dans la vie civile…

Mais les mutineries militaires de 2011 auront raison de son mandat gouvernemental et Yéro Boly sera débarqué, après avoir essuyé des violences dans son domicile et échappé de peu lui-meme à la colère des mutins.

Yéro Boly sera nommé le mercredi 3 août 2011, en conseil des ministres, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès du Royaume du Maroc. Il y remplacera le Gal Ibrahim Traoré et y restera jusqu’en 2015.

C’est cet administrateur civil compétent et expérimenté, décrit parfois comme un serviteur de l’Etat sans état d’âme, qui aura la lourde tâche de reprendre le relais de Zéphirin Diabré dans la difficile mission de réconciliation des Burkinabè.

Lire aussi : Yéro Boly, ancien ministre de la Défense, en charge de la revitalisation de l’axe Ouaga-Rabat

Lefaso.net

Burkina, MPSR2 : Attention aux dérives du MPSR1 avec les (...)
Lutte contre le terrorisme : « Un État gangrené par la (...)
Processus électoraux en Afrique : Des présidents (...)
Contribution à l’effort de guerre : Le Président de la (...)
Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette (...)
Processus électoraux en Afrique : Les organes de gestion (...)
Burkina : Le lieutenant-colonel Ismaël Diaouari nommé (...)
Burkina : Le Collectif des leaders panafricains va (...)
Abdoul Karim Sango, président du PAREN : « Un individu (...)
Rumeurs de tentative de coup d’État au Burkina Faso : Le (...)
Velléités de déstabilisation de la transition : « C’est (...)
Burkina Faso : Le président de l’Assemblée législative de (...)
Burkina Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré aurait (...)
Soutien pour le renforcement de la démocratie au Burkina (...)
Accusation de déstabilisation de la transition : Le (...)
Affaire 2000 soldats étrangers au Burkina Faso : Le (...)
Burkina : Des organisations féminines choquées par les « (...)
Élections 2024 au Burkina : La CODEL propose six (...)
Burkina : L’Assemblée législative de transition est (...)
Burkina : Ce qu’il faut retenir de la Déclaration de (...)
Déclaration de politique générale : Les parlementaires (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 12075



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés