Actualités :: Démissions au CDP : « Le MPP et ses partis satellites deviendront bientôt un (...)

Depuis quelques semaines, l’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), est traversé par une crise ouverte au niveau de son secrétariat national chargé de la mobilisation des jeunes et des vagues de démissions. Par cette réaction ci-après, le secrétaire à l’organisation du parti, Boubacar Sannou, par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale, ne va pas de mots masqués pour dire sa part de vérité.

Bonjour chers tous, militants et militantes du CDP

L’actualité au sein du parti est caractérisée par les actes de violence qui n’honorent aucun de leurs auteurs. Parmi les reproches faits par ces "contestataires" au président du parti et qui exigent sa démission, il y a le fait que des cadres démissionnent des organes et instances du parti. L’engagement en politique est personnel, tout comme l’adhésion à un parti politique. De ce prélat donc, il s’en suit également que la démission est personnelle. Ils sont nombreux à ne s’être jamais engagés en politique. Ils sont également nombreux à s’y être aventurés avant d’en ressortir. Il y en a des convaincus et également des opportunistes.

Le CDP est un parti né au pouvoir ; de ce fait n’a fait que l’exercer et rien d’autre. De nombreux cadres du parti n’ont appris qu’à donner des ordres et non à en recevoir. Ils ont été formatés à donner des instructions, à telle enseigne qu’aujourd’hui, ils ont du mal à en recevoir. De nombreux cadres ont accédé à des avantages illégaux, du fait de leur appartenance au parti, entretenant ainsi un faramineux train de vie.

La brutale perte du pouvoir en octobre 2014 a désemparé plus d’un. Comment entretenir ce train de vie en militant dans un parti d’opposition qui ne peut plus "rien " apporter comme avantages, sauf des ennuis.

Au CDP, il y avait les militants, les affairistes, les opportunistes, les prestataires de services, etc. Avec la perte du pouvoir, et donc des avantages liés au pouvoir, ceux qui n’ont plus leurs comptes ne peuvent que migrer vers des prairies plus vertes. Il y a également ceux qui veulent blanchir leurs biens mal acquis ou les protéger. On ne peut ni blanchir ni protéger des biens mal acquis en militant dans un parti d’opposition. Et, enfin, il y a les égoïstes qui ne veulent pas partager ce qu’ils ont eu grâce au parti.

Eddie (Komboïgo) n’est pas un Etat pour entretenir le faramineux train de vie que certains se sont créés. Du moment qu’il ne peut pas satisfaire leurs besoins financiers très élevés, il est normal qu’ils aillent se chercher ailleurs pour éviter la honte car, ils sont nombreux à avoir vendu leur patrimoine foncier pour continuer à entretenir ce train de vie, notamment pour supporter les charges des enfants vivants en Europe ou aux Etats-Unis, Canada.

Pour justifier leur démission, il faut trouver un bouc-émissaire, une raison et comme il n’y en a pas, il est très facile de faire porter le chapeau par le président, en prétextant sa gestion des ressources humaines.

Un homme politique, c’est le terrain et non les restaurants climatisés des grandes villes. Eddie (Komboïgo) ne peut pas utiliser son patrimoine pour le fonctionnement du parti et également entretenir votre train de vie.

Ces démissionnaires ne cherchent pas loin. Ils migrent directement au MPP (parti au pouvoir, ndlr) ou un de ses partis satellites. Cette adhésion n’est pas sur la base de convictions, mais dans l’espoir d’accéder aux ressources de l’État pour continuer à entretenir leur train de vie.

Le MPP et ses partis satellites deviendront bientôt un albatros avec ses colonnes d’opportunistes, d’affairistes, de prestataires de services et autres profiteurs. Les vrais militants du MPP sont en train de se trouver à l’étroit dans leur propre parti au profit des nouveaux adhérents qui sont en réalité des militants du CDP ne pouvant plus supporter la galère.

Eddie (Komboïgo) tient bien la barque CDP et le prochain congrès, prévu les 4 et 5 décembre (2021) marquera sans aucun doute une véritable refondation du parti avec des acteurs convaincus que la politique n’est pas le secteur de l’enrichissement, mais de la recherche de solutions aux préoccupations des populations.

Le MPP qui se projette déjà en 2025 risque gros avec l’infiltration de toute la "racaille" politique, financière, dont il fait l’objet et également la montée en puissance du NTD (parti de la majorité, ndlr) qui n’est pas étranger aux tumultes de la scène politique actuelle.

En attendant, au CDP, Eddie (Komboïgo) tient bien la barque et les vrais militants que nous sommes resterons mobilisés derrière lui pour réussir la refondation du parti afin d’aller sereinement aux municipales de mai 2022.

CDP

Démocratie-Progrès-Justice.

Boubacar Sannou

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