Actualités :: MPP-UNIR/PS : « Ce n’est pas parce que nous sommes des alliés que nous allons (...)

Dans quelques heures, s’ouvre le deuxième congrès extraordinaire du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Instance suprême du parti, l’évènement mobilise des militants à tous les niveaux et les petits plats sont mis dans les grands pour répondre aux attentes, à en croire les responsables du parti. Dans cette interview, Dr Urbain Gnouregma Yaméogo, responsable chargé de l’environnement et du développement durable du parti et conseiller spécial auprès du président du Faso, nous situe sur l’enjeu de ce rendez-vous statutaire et aborde un pan de la vie du parti.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui justifie la tenue d’un congrès extraordinaire, alors que l’instance ordinaire s’est tenue seulement en mars 2020 ?

Dr Urbain Gnouregma Yaméogo : Il faut noter que statutairement, le congrès ordinaire de notre parti, le MPP, se tient tous les trois ans. C’est au cours du congrès ordinaire que certains actes peuvent être posés. Il s’agit notamment de la lecture analytique de la vie du parti, de la décision de renouvellement des organes et structures du parti ; par exemple, le renouvellement de la direction du parti tels que le Bureau exécutif national (BEN), tous les trois ans, l’examen de la composition des membres du Bureau politique national (BPN) pour en extraire les camarades décédés, apurer la liste des membres BPN pour en retirer les démissionnaires, les éléments dégénérés sanctionnés d’exclusion pour des raisons de discipline et aussi intégrer de nouveaux militants pour leur engagement pour la cause du parti, ainsi que certains nouveaux adhérents venus individuellement ou à travers la fusion de leur parti.

Le congrès ordinaire s’est effectivement tenu en mars 2020. Mais au regard du contexte national marqué par les élections présidentielle et législatives qui étaient annoncées pour novembre 2020, cette instance suprême du parti a estimé inopportun le renouvellement des structures du parti et a recommandé un congrès extraordinaire courant l’année 2021 pour poser les actes dont je vous ai parlé plus haut. Le congrès de mars 2020 était donc un congrès à minima. Le présent 2e congrès extraordinaire est un prolongement du congrès ordinaire de mars 2020.

Quel MPP attendez-vous au lendemain du congrès extraordinaire du 24 au 26 septembre 2021 ?

Nous attendons à la sortie de ce congrès, un MPP encore plus fort, renforcé dans ses convictions politiques et ses valeurs, prêt avec les patriotes et les progressistes de ce pays à relever les défis énormes auxquels nous faisons face et bâtir avec le peuple, un Burkina de paix, réconcilié, résilient et prospère, comme le thème l’indique.

Sur quoi porteront les travaux des congressistes de cette instance extraordinaire ?

Les congressistes auront à examiner les rapports des quatre commissions préparatoires du congrès. Il s’agit du rapport moral de la direction politique sortante, le BPN au congrès ; du rapport sur le thème du congrès ; celui portant relecture du programme du parti et du rapport sur les statuts et règlement intérieur.

Comment se sont déroulés les travaux dans les différentes commissions, en termes d’ambiance et de propositions à soumettre aux congressistes ?

Le MPP est à son 4e congrès (congrès ordinaire et extraordinaire confondus). Nos militants sont rompus aux débats démocratiques de ce type dans la discipline, le respect mutuel des uns et des autres et dans la courtoisie. Les débats peuvent être houleux, mais sans aucun problème, car ce sont des débats contradictoires, donc un signe de la vitalité démocratique du parti MPP. Les non-initiés, pour ne pas dire les profanes, non militants de notre parti, pourront dire que ça chauffe au MPP, rassurez-vous, il n’en est rien. Au MPP, ce sont des débats contradictoires, souvent avec passion, mais dans une bonne ambiance.

Qui sont les militants attendus à ce congrès ?

Les militants attendus sont les membres statutaires ou membres élus et les membres ès-qualité du congrès qui sont les membres du BPN ; les délégations des structures géographiques ; les délégations des structures spécifiques ; les délégations des unions nationales (jeunes, femmes et anciens) ; les délégations des structures du parti à l’étranger. Il y a également les représentants des structures spécifiques (les universitaires et experts associés, les ouvriers, les travailleurs des marchés et yaars, les travailleurs du secteur informel, les travailleurs du secteur public et du secteur privé personnes en situation d’handicap, etc.). Nous attendons environ 4 000 congressistes.

Un communiqué du BPN du 11 septembre 2021 apprend que seront désormais membres de cette instance, les secrétaires généraux des sections au niveau provincial et au niveau des structures du parti à l’étranger ; les membres du gouvernement, militants du parti ; les députés du parti ; les maires, militants du parti ; les présidents des conseils régionaux, militants du parti. Qu’est-ce qui explique un tel élargissement ?

Il faut noter que les secrétaires généraux des 45 provinces sont déjà des membres ès-qualité du congrès. Le congrès est élargi à des militants à statut spécifique, tels que ceux qui sont à des postes de responsabilité dans l’appareil d’Etat. Il s’agit par exemples des militants nommés au gouvernement, des députés, des présidents des conseils régionaux, des maires. Ces militants sont dans les postes qu’ils occupent, en mission pour le parti. Par conséquent, ils doivent s’approprier les valeurs et principes fondamentaux de la ligne politique du parti pour une exemplarité dans leur travail. Ces camarades sont des ambassadeurs du parti qui doivent porter haut le flambeau du MPP et faire briller son image dans leurs secteurs d’activités. Comme vous le constatez, c’est une grande responsabilité vis-à-vis du parti et du peuple.

Pour le cas des maires, l’idée est d’avoir au moins un représentant de chaque commune dans le BPN. Cette position leur permet de rendre compte de la vie de la commune aux instances suprêmes du parti, de recueillir les attentes des populations et d’assurer la mise en œuvre du programme président du Faso. En réalité, l’essentiel de la mise en œuvre du programme du président du Faso se fait sur le terrain, dans les communes pour le bonheur de nos populations. Les maires sont les véritables relais du parti sur le terrain. Donc, je pense qu’il est tout à fait pertinent que ces personnalités-là puissent être dans les instances. Le Congrès va statuer sur ce point.

Le second élément important est surtout que ces personnalités doivent aussi connaître les valeurs et les principes du parti dans la gouvernance du service public (on dit que nul n’est censé ignorer la loi, mais la réalité est que les militants ne sont pas souvent bien informés). Mais lorsque les gens se sentent dans une responsabilité, ça leur permet aussi d’intégrer la discipline du parti dans leur vie active au quotidien et de faire davantage attention dans la gestion des personnes et des biens publics.

Troisièmement, le MPP est un parti de militants et aussi un parti de masse. Le parti a besoin d’avoir un maximum de militants pour renforcer et consolider sa base. C’est par là que nous pouvons conduire les actions que nous pensons utiles pour notre pays.

Des maires n’étaient pas contents de n’être pas membres statutaires du BPN (ils affirment entre autres que certaines informations de premières mains leur échappaient). Si on comprend donc que cette décision vient combler une insuffisance. Mais ne vient-elle pas aussi alourdir l’instance, avec tous les risques de piétiner son efficacité ?

Effectivement, comme vous l’avez dit, plusieurs maires se plaignaient de n’avoir pas été pris en compte dans les structures du parti. Bien plus, dans le fonctionnement régulier du parti, la plupart de nos secrétaires généraux de sections provinciales ont des difficultés de collaboration avec certains maires, militants du parti. Il y a des maires qui font une confusion dans le fonctionnement du conseil municipal et celui de la sous-section provinciale.

Vous avez des maires qui estiment, parce qu’ils ont été élus, que les secrétaires généraux des sections ou des sous-sections respectivement de la province et de la commune doivent être sous leur autorité. Alors que non ; ils oublient que ce sont les secrétaires généraux, qu’ils contestent, qui les ont même désignés comme candidats du parti pour les élections municipales et qui se sont investis pour leur élection. Donc, le maire devient une personne ressource dans sa commune, et doit aider la vie du parti dans la commune. Ce type de conflits de personnes est mauvais pour le développement de la commune et aussi pour l’image du parti. Il est donc important pour le parti de se consacrer à l’essentiel, d’aller à des actions de développement que de se battre pour des choses qui n’en valent pas la peine.

Maintenant, en prenant en compte tous les maires élus du parti, est-ce que nous n’allons pas alourdir le Bureau politique national ? Non, il n’en sera rien. Quelles que soient les instances du parti, nous avons des objectifs à atteindre. Nous avons une culture politique et un devoir d’animation de la vie politique nationale et aussi à la base au niveau communal selon la Constitution de notre pays. Les maires, comme les conseillers municipaux étant proches de la population, sont de grands relais sur le terrain et la position de membre BPN donne une grande responsabilité en les mettant en confiance pour la propagation des valeurs, des idéaux et principes du parti. Tactiquement, l’élargissement n’alourdit en rien le BPN, mais rend notre parti opérationnel à la base. C’est aussi une mise en évidence du caractère de parti de masse du MPP

L’une des conditions pour participer au congrès, c’est d’être à jour de ses cotisations. N’y a-t-il pas manque de conséquence à ce niveau lorsqu’on sait que la cotisation n’est pas dans les mœurs au sein des organisations. Aussi, ce n’est pas parce qu’un militant n’arrive pas à cotiser qu’il n’est pas mobilisateur et/ou serviteur du parti ; même les cadres du parti, promus à des postes de responsabilité, il faut parfois attendre de grands évènements du parti ou le dépôt des dossiers de candidatures pour les élections pour pouvoir les contraindre à solder…

A ce sujet, vous avez parfaitement raison de relever cela. Mais le parti est quand même sensible à cette situation financière de tous les militants. Nous savons que la contribution dans un parti comme le MPP n’est pas seulement financière. Vous avez des militants qui sont vraiment rompus à la lutte politique et sont efficaces sur le terrain, malgré leur situation d’analphabètes et de précarité financière.

Le parti a besoin de militants combatifs et mobilisateurs tout comme des militants qui sont financièrement stables. Dans la fixation des montants de cotisation, le parti a tenu compte de la position de chaque catégorie de militants. Nous n’allons pas demander à un cultivateur qui est à l’intérieur du pays de payer la même somme que le haut cadre qui se trouve à Ouaga ou Bobo.

Mais il est important que chaque militant contribue à la vie du parti, en fonction de ses capacités. C’est un geste qui montre le niveau d’engagement du militant. Le paiement de la cotisation est un acte de militant engagé et conscient. Payer sa cotisation est un devoir militant. C’est important parce qu’un parti politique doit vivre des cotisations de ses membres. Chaque membre doit connaître ses droits et devoirs.

Effectivement, il y a des cadres à tous les niveaux, qui ont la possibilité de payer, mais qui volontairement ne paient pas ; parce qu’ils n’ont pas la culture de la responsabilité. Pourtant, ce sont eux qui attendent du parti, des nominations, des promotions, des gratifications. Le MPP se donne le devoir de former ses militants, de leur inculquer une culture politique, une culture de responsabilité. Les uns et les autres doivent savoir qu’être dans une instance politique, tel que le Bureau politique national du MPP est un privilège qui revêt des devoirs. Un bon militant doit connaître ses responsabilités dans un parti avant de réclamer ses droits. C’est très important.

L’élargissement du Bureau politique national va-t-il entraîner un redimensionnement du Bureau exécutif national ?

Je ne peux pas répondre en disant qu’il y aura un redimensionnement à ce niveau ou pas. Je sais tout simplement que dans les commissions de travail, la nécessité de revoir l’organe exécutif du parti, qui est le Bureau exécutif national a été une question posée, à savoir revoir son effectif pour que ce soit un organe de conception, qui peut faire bouger les lignes, un élément moteur pour tous les autres organes du parti. Mais tout cela dépend du congrès. S’il décide d’élargir le Bureau exécutif national, comme le Bureau politique national, nous allons en prendre acte. Mais il y a quand même des travaux qui ont montré la nécessité de ne pas avoir un exécutif pléthorique.

Pourquoi les points relatifs à l’âge de la jeunesse et à la création du conseil national ont-ils été retirés des débats du congrès ?

Pour le cas de l’âge de la jeunesse, le parti a constaté que cette question devient une controverse qui va diviser les principaux concernés que sont nos jeunes, donc peut porter gravement atteinte à la cohésion du parti. C’est pourquoi, la question a été purement et simplement retirée.

Pour le conseil national, les travaux préparatoires des commissions ont permis une analyse sérieuse qui révèle qu’une telle instance va être lourde et dispendieuse. A partir des simulations et l’expérience de la vie du parti, on constate que le BPN va compter environ 1 300 membres avec des sessions d’une durée d’au moins quatre heures. Le conseil national va en compter un peu plus (environ 1 800 à 2 000). La différence n’est pas significative sans véritablement une plus-value que le conseil national va apporter.

Le MPP va être, en principe, consolidé par la fusion de quatre partis politiques. Alors qu’une certaine opinion s’attendait à une fusion avec UNIR/PS de Me Sankara, ce dernier a plutôt opté de faire fusion avec d’autres partis. Qu’est-ce qui n’a pas marché avec le "parti de l’œuf", ou bien s’agit-il, là, d’une stratégie politique de la majorité ?

Je préfère vous dire que tout baigne avec l’UNIR/PS, qui est un allié privilégié du MPP. Le MPP est fier de cette alliance avec l’UNIR/PS. Seulement, ce n’est pas parce que nous sommes des alliés que nous allons faire un mariage forcé. Chaque chose a son temps. A ce jour, nous continuons ensemble dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président du Faso, tant à travers le gouvernement que la majorité parlementaire. Il n’y a donc pas de problème avec l’UNIR/PS, qui est un parti de gauche et progressiste comme le MPP. Nous sommes ensemble et travaillons ensemble. Mais si au moment venu, le MPP ou l’UNIR/PS estiment qu’une fusion peut se faire, on le fera ; parce qu’il ne s’agit pas de la commander. La fusion, ce n’est pas entre deux directions politiques. Je pense donc qu’il faut laisser le temps au temps, chaque parti garde son autonomie dans cette alliance. Nous sommes déjà des partenaires stratégiques.

L’UNIR/PS est un partenaire stratégique du MPP, mais fusionne avec le MPS, dont le président d’honneur et candidat à la présidentielle de novembre 2020, Yacouba Isaac Zida a, lors d’une sortie, il y a quelques jours, et sur la situation sécuritaire, égratigné votre pouvoir. N’est-ce pas là une posture qui vous met mal à l’aise avec le partenaire UNIR/PS ?

Nous sommes alliés dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président Faso et nous l’avons été également dans la conquête du pouvoir. Mais chaque parti garde son autonomie dans son fonctionnement. Maintenant, l’UNIR/PS apprécie en toute souveraineté et choisit ses alliés. Je pense que ça ne fait qu’élargir sa base politique et cela ne peut aussi qu’agrandir la grande famille de la gauche. Maintenant, le MPP se met au-dessus des questions de personne. Nous n’avons pas de problème particulier avec Isaac Yacouba Zida.

Un parti se crée pour la conquête du pouvoir et sur la base d’un leader politique. Si aujourd’hui, le MPS juge nécessaire d’aller en fusion avec notre allié, nous ne pouvons que féliciter l’UNIR/PS pour cette performance. Même si Yacouba Isaac Zida a eu à dire, sur la sécurité, que notre gouvernance est catastrophique, ce n’est que son opinion, son analyse, que je respecte. Mais, je dis que l’insécurité, les attaques terroristes n’ont pas commencé avec le MPP.

Pendant qu’il était Premier ministre à l’époque, il y a eu des attaques par exemple vers Samorogouan. Il ne faudra pas qu’on oublie cela. Il faudra que les Burkinabè comprennent que les questions sécuritaires ne sont pas des questions individuelles, des questions qu’on peut venir d’un coup rayer puis partir. Les questions de sécurité sont des questions structurelles. En ce qui concerne le Burkina, cette question de lutte contre le terrorisme est une question nouvelle. Nos armées ne sont pas préparées pour faire les guerres de cette nature.

Nos équipements militaires ne sont pas non plus adaptés. Mais cette situation nous amène à comprendre désormais que pour se développer, il faut d’abord savoir se protéger. Pour se développer, il faut savoir faire la guerre ; parce que comme disent les Mossés, lorsque l’épine se transforme en herbe, même les chèvres vont la brouter jusqu’à la racine. Mais, je pense qu’avec la situation, tous les gouvernants aujourd’hui vont tirer des enseignements et se préparer désormais pour la guerre. On dit que qui veut paix, prépare la guerre. Le MPP a hérité d’une armée désarticulée avec des difficultés, qu’il faut reconstruire.

Notre armée dont nous sommes fiers, n’était pas formée pour faire une guerre asymétrique. Cette guerre imposée à notre peuple est de type guérilla ; une guérilla urbaine et rurale. Il faut que nos militaires soient formés à ce type de combats. C’est ce que notre pays et le président Roch Marc Christian Kaboré s’attèlent à faire. Vous avez vu maintenant que la réponse qui est en train d’être donnée commence à prendre réellement. C’est vrai que les terroristes font des mutations régulières pour pouvoir commettre leurs actes, mais je suis convaincu qu’aucun peuple de ce monde n’a été vaincu par un occupant. Jamais. Et cela ne commencera pas par le Burkina Faso.

A la date d’aujourd’hui, les uns et les autres doivent se ressaisir par rapport à la situation de terrorisme que notre pays vit. Yacouba Isaac Zida, est quand même un haut gradé de l’armée, un officier général qui connaît la situation de notre armée. Les Burkinabè doivent opérer une union sacrée autour des responsables de l’Etat, autour du gouvernement pour qu’on fasse face à ce phénomène terroriste. Le gouvernement aujourd’hui, avec le MPP et ses partenaires, et même les partis de l’opposition, ont compris qu’il faut l’union sacrée pour que notre pays vive et arrive à s’en sortir dans cette situation d’insécurité.

Et je crois que tous les cadres, tous ceux qui ont des solutions à proposer doivent le faire par les canaux qui existent (publication, via l’Assemblée nationale, le CES, qui-de-droit, les organes de presse). Personnellement, j’apprécie tous les intellectuels qui écrivent pour proposer leurs solutions. Toutes les solutions sont exploitées par les autorités compétentes. Aujourd’hui, nous avons besoin de nous rassembler autour de l’essentiel, qui est l’existence de notre pays, pour pouvoir vaincre le terrorisme.

Comment voyez-vous les quatre dernières années du dernier mandat du président Roch Kaboré, en termes de réponses aux attentes du peuple ?

Nous avons tous mesuré, à commencer par le président du Faso, la place de la sécurité dans le processus de développement. Tous les Burkinabè ont compris qu’il faut la sécurité pour travailler. Je crois qu’en application de la loi de programmation militaire, vous avez suivi tout dernièrement, il y a un accord pour développer une industrie de défense dans notre pays. Je suis convaincu que, pour les années à venir, on va davantage renforcer l’équipement de notre armée, surtout son opérationnalisation pour ne pas dire l’opérationnalisation du peuple burkinabé.

Il faut que le Burkinabè soit, quel que soit le lieu il se trouve, conscient de sa responsabilité pour la sécurité de ce pays et chacun doit voir comment apporter sa contribution. On doit savoir aussi que tout le nécessaire sera fait par le président du Faso, pour que le programme pour lequel il a été élu soit appliqué ; parce que je pense que tout ce qui se passe, c’est en réalité pour l’empêcher de gouverner, de dérouler son programme.

Qu’il y ait des mains extérieures ou intérieures, pour moi, c’est la même chose. Je suis convaincu que c’est pendant des problèmes de ce genre, auxquels un pays est confronté, qu’on reconnaît les grands hommes. A la date d’aujourd’hui, le Burkina Faso a montré une grande résilience. Le président du Faso a montré par son calme, une grande résilience et je suis convaincu qu’il mettra tout en œuvre pour que les attentes des Burkinabè, pour les quatre ans à venir et dans le cadre de son programme, puissent être réalisées. Nous allons vaincre les terroristes, j’en suis confiant.

Interview réalisée par Oumar L. Ouédraogo
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