Actualités :: Burkina : Les apiculteurs dans un élan de modernisation des mécanismes de (...)

Le secrétariat technique de l’apiculture tient, du 14 au 17 juin 2022 à Ziniaré (chef-lieu de la région du Plateau-central), une formation des apiculteurs en apiculture moderne. L’objectif de cette activité, qui se tient avec le soutien du Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO), est d’améliorer la production et les revenus des acteurs.

Il s’agit pour ces 25 participants, venus des régions de l’Est, du Centre-est, Sahel et du Plateau-central, d’apprendre les b.a.ba dans la production du miel, un secteur où les pratiques ancestrales ont toujours pignon sur rue, à en croire les promoteurs de la filière. Or, explique le secrétaire technique de l’apiculture, Dasmané Traoré, ces pratiques ancestrales ont des effets néfastes sur la biodiversité.
Au cours de ces quatre jours de formation (14 au 17 juin), les participants recevront non seulement des connaissances théoriques, mais aussi pratiques et se ‘’nourriront’’ de partage d’expériences entre eux.

Vue partielle de participants.

« Il nous revient d’exploiter au maximum le champ de l’apiculture, de façon à ce que non seulement la production puisse s’intensifier, mais aussi qu’il y ait une efficience dans cette production », situe M. Traoré, précisant qu’au-delà, il s’agit de voir la possibilité de valorisation des autres produits de la ruche (parlant de produits dérivés). Ce qui devra permettre à l’apiculteur d’accroître ses revenus par la quantité et la qualité de sa production, aux populations d’améliorer leur alimentation et également d’alimenter l’économie nationale.

D’où la pertinence de ces activités de renforcement de capacités des producteurs, pour permettre à ceux-ci de préserver et entretenir les essaims d’abeilles.

Le conseiller technique, Boukary Sawadogo (milieu) avec à sa gauche, le secrétaire technique de l’apiculture, Dasmané Traoré et à sa droite, Issiaka Ouédraogo, président des producteurs de miel du Plateau-central.

C’est pourquoi, estime Dasmané Traoré, les besoins qui méritent d’être satisfaits dans le secteur sont liés au renforcement des capacités des acteurs et à leur équipement adéquat. « Au regard de la nature de notre abeille, il est souhaitable qu’en voulant aller manipuler les ruches, on se couvre convenablement. Donc, il manque de combinaisons, de ruches modernes pour nos apiculteurs », soulève le secrétaire technique de l’apiculture, Dasmané Traoré.

Les actes de vandalisme (vols), l’avancée du désert (causant le manque d’alimentation pour les abeilles) et l’utilisation abusive des pesticides sont des défis auxquels fait également face le secteur du miel au Burkina.

Selon le conseiller technique du ministre de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Boukary Sawadogo, présidant l’ouverture de l’atelier et représentant son ministre, la filière miel occupe un pan important dans les secteurs de productions nationales.

Il en veut pour illustration qu’elle contribue à la création d’emplois, à générer des revenus pour les producteurs et pour l’économie nationale. De ce fait, dit le conseiller technique, il s’agit de faire en sorte que la filière puisse rapporter davantage.
« C’est une activité qui s’inscrit en droite ligne des priorités du ministère, notamment le renforcement des compétences et des capacités des producteurs, surtout en ce qui concerne la filière miel », a confié le représentant du ministre de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Boukary Sawadogo, exhortant par-là, les participants à l’assiduité et à l’attention et l’esprit d’ouverture par des échanges.

Cette formation de Ziniaré s’inscrit dans une série de formations et se tient simultanément avec une autre à Koudougou (région du Centre-ouest), en attendant une autre session dans les jours à venir à Bobo-Dioulasso (région des Hauts-Bassins).

L’activité est rendue possible par le soutien du Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest (PACAO) financé par l’Union européenne et coordonné par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.

Les participants ont été situés sur l’enjeu avant l’entame de la formation.

Pour mémoire, et selon les statistiques, en 2018, le Burkina comptait près de 16 000 apiculteurs pour une production moyenne de 1 000 tonnes de miel par an pour environ trois milliards de FCFA.

O.L.O

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