Actualités :: Budget 2004 : L’Assemblée nationale donne feu vert au gouvernement

Le parlement burkinabè a donné vendredi 19 décembre 2003 un quitus au gouvernement pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2004. Il a voté à 67 voix pour le projet de loi de finances gestion 2004 à lui soumis par le gouvernement.Ce budget prévoit en recettes 589 128 481 000 FCFA et en dépenses 666 129 347 000 FCFA. La plénière a été présidée par Roch Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée nationale.

Au terme de plusieurs jours de débats (mercredi 17 au vendredi 19 décembre 2003), les députés burkinabè ont finalement donné leur caution pour l’exécution du budget de l’Etat prévu pour 2004. Pour la gestion 2004, les recettes et les dépenses sont en progression et sont respectivement estimées : 16, 50% et 12, 89% par rapport à l’année précédente. L’épargne budgétaire évaluée à 69 471 513 000 FCFA est aussi en progression de 96, 43% par rapport à 2003. Le besoin de financement ou le déficit estimé à 77 000 866 000 FCFA est quant à lui en régression de 9, 12% par rapport à 2003. Par ce budget, le gouvernement représenté par le ministre des Finances et du Budget, M. Jean-Baptiste Compaoré, dit vouloir respecter " l’approfondissement de la lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural, la relance des secteurs de production de l’économie, le renforcement de la sécurité et de la promotion des droits humains, la réforme de l’Etat, la consolidation de la diplomatie de développement ".

Les groupes parlementaires CDP et CFR votent oui

L’Assembée nationale compte cinq groupes parlementaires qui sont : Le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), celui de la Convention des forces républicaines (CFR), le groupe parlementaire " Justice et démocratie ", celui du Parti pour la Démocratie et le progrès / Parti socialiste (PDP/PS) et enfin le groupe parlementaire de l’Alliance pour la démocratie et la Fédération / Rassemblement démocratique africain (ADF / RDA). Parmi les cinq, deux groupes n’ont pas hésité à accepter accompagner la politique du gouvernement de 2004. Il s’agit des groupes parlementaires CDP et CFR.

Pour le CDP, le projet de budget 2004 est empreint de réalisme par rapport aux données de l’environnement international et sous-régional. " Le gouvernement a tenu grandement compte du contexte économique mondial et des répercussions négatives de la crise ivoirienne sur les échanges économiques de la région ouest-africaine. Toutes choses qui ont influencé négativement le taux de croissance économique au Burkina Faso, la tendance étant que celui-ci se situe autour de 2, 8% en 2003. Aussi l’objectif de croissance retenu pour 2004 est-il d’amener ce taux à 4, 8% au lieu des 7 et 8% prévus dans les projections antérieures ", déclare le président dudit groupe, M. Kanidoua Naboho. Le groupe CDP s’est par ailleurs réjoui que des secteurs tels l’agriculture, l’élevage, les infrastructures et commerce le soient reconnus les prioritaires dans le budget 2004.

Les groupes " Justice et démocratie " PDP / PS votent contre

Plusieurs raisons ont été évoquées par les deux groupes parlementaires pour justifier leur position. Il s’agit de la volonté du gouvernement de poursuivre dans la continuité sa politique définie par le " Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté". Selon le groupe parlementaire "Justice et démocratie", cette politique de lutte contre la pauvreté a échoué. " En effet, au lieu de décroître comme on devrait s’y attendre, la proportion des pauvres dans la population, ne fait que progresser. Cette proportion était de 44, 5% en 1994, de 45, 3% en 1998. Nous apprenons qu’elle a atteint 46, 4% en 2002 " affirme le président de " Justice et démocratie ", Me Bénéwendé Sankara. Ce groupe a en outre regretté comme le PDP / PS la baisse des crédits inscrits pour les secteurs sociaux de base (éducation, santé) pendant que ceux alloués à la justice et à la sécurité connaissent une " forte croissance ".

Le groupe ADF / RDA est le seul à avoir choisi l’abstention au cours de ce vote. Tout en interpellant le gouvernement sur la gestion des établissements publics de l’Etat (EPE) qui souffrent de " dépenses inutiles et superfétatoires ", ce groupe parlementaire a élaboré sept (7) propositions de bonne gestion budgétaire et de croissance. Ce sont entre autres, la mise en place d’une politique d’amélioration des revenus des ménages, la mise en place d’un système structurel de soutien au monde rural notamment aux producteurs de l’or blanc, la mise en place d’une politique de l’éducation qui mette l’accent sur la formation professionnelle, la mise en place d’une politique opérationnelle de la gestion de la dette publique. Au terme des travaux la loi de finances a été votée à 67 voix pour, 32 voix contre, 11 abstentions sur les 110 votants.

L’ensemble des groupes parlementaires a salué la qualité du travail de la Commission des finances et du budget (COMFIB) du parlement, tout en appelant le gouvernement à plus de rigueur et de transparences dans la gestion des finances publiques.

Enok KINDO
Sidwaya

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