Actualités :: Me Hermann Yaméogo : "Je me présenterais devant la justice si..."
H. Yaméogo

Le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo a animé une conférence de presse, le 8 octobre dernier à son domicile. Trois sujets étaient au centre des échanges : le projet d’assassinat contre sa personne, les accusations portées sur lui par les autorités burkinabè et son meeting de dénonciation de la présence de rebelles au Burkina Faso prévu pour le 17 octobre prochain.

"Le feuilleton engagé par le ministre de la Sécurité Djibrill Bassolé et moi risque de prendre l’allure du feuilleton (mexicain) Luz Clarita". Ces propos sont de Me Hermann Yaméogo, député à l’Assemblée nationale qui rencontre pour la éniène fois la presse pour échanger sur la situation nationale.

Accusé d’être de mèche avec des pays (Côte-d’Ivoire, Mauritanie, Guinée) qui ne sont pas en bons termes avec le Burkina Faso, Hermann Yaméogo a une fois de plus initié cette conférence de presse pour informer l’opinion publique, nationale et internationale.

Le premier sujet sur lequel ont porté les échanges a été ce projet d’assassinat contre Hermann Yaméogo que planifiait l’entourage du président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo. Le projet aurait été révélé par le ministre Djibrill Bassolé au groupe signataire du mémorandum de l’opposition qui était allé le rencontrer à propos des accusations formulées contre le sieur Yaméogo.

Le ministre aurait révélé qu’il aurait reçu un coup de fil en provenance d’Abidjan l’informant de la préparation d’un projet d’assassinat contre Hermann Yaméogo. Le ministre aurait également ajouté que ce projet visait à mettre les autorités burkinabè dans "la merde" comme cela l’a été avec l’affaire Balla Kéïta. C’est pourquoi, il a tenu à informer la délégation du groupe signataire du mémorandum pour que Me Hermann Yaméogo puisse prendre les dispositions afin d’assurer sa sécurité. "Mon sentiment sur cette affaire est que le ministre Bassolé a rempli un devoir et nous cherchons à présent à vérifier cette information," a déclaré le député Hermann Yaméogo.

A propos des accusations

Sur les accusations relatives à la vente de fausses informations et à sa connivence avec des régimes hostiles aux autorités burkinabè, Hermann Yaméogo dit être tranquille avec sa conscience. "Ce sont de fausses accusations. Je n’ai jamais été en Mauritanie aux dates indiquées par les autorités burkinabè. J’étais à Conakry (Guinée) à l’hôtel Novotel et tout peut être vérifié", affirme le président de l’UNDD.

Hermann Yaméogo déclare cependant avoir pris Air Mauritanie à partir de la Guinée pour venir au Burkina, tout simplement parce que c’était l’unique vol en direction du Burkina alors qu’il tenait à prendre part à la session budgétaire de l’Assemblée nationale qui était prévue pour le lendemain.

Il ajoute par ailleurs qu’il savait que lui et son frère Noël Yaméogo étaient l’objet d’une surveillance depuis l’hôtel Novotel de Conakry (il occupait la chambre 1107). C’est la raison pour laquelle il lâche avec sourire aux lèvres : "C’est un échafaudage qui tombe comme un château de cartes. Il n’y a aucun élément de nature à ébranler ma sérénité. Pourquoi vais-je pactiser avec des pays qui viendront attaquer mon propre pays ? Soyons sérieux..." (regard triste cette fois-ci).

De la levée de l’immunité

Abordant le débat sur la levée de son immunité parlementaire, Me Hermann Yaméogo soutient : "Si le droit n’est pas totalement mort au Burkina Faso, il n’y a pas de raison de lever cette immunité. Je ne suis pas au courant du document qu’exhibe le ministre Bassolé. La doctrine de levée d’immunité ne se base pas sur des présomptions. D’ailleurs il y a déjà des vices dans cette procédure : j’ai été interpellé à l’aéroport dès mon arrivée et mon passeport a été confisqué jusqu’à ce jour".

Toutefois, le président de l’UNDD déclare qu’il se présenterait devant la justice de son pays si son immunité venait à être levée.

Le dernier point d’échange entre la presse et Me Hermann Yaméogo, qui était assisté par le député Fidèle Hien de l’UNDD et de bien d’autres membres de son parti, a porté sur le meeting qu’il compte organiser le 17 octobre 2004. "S’il est vrai qu’il y a des rebelles ivoiriens et mauritaniens ici, il faut les extrader et c’est pour réaffirmer notre position que nous organisons ce meeting de dénonciation".

Pour Hermann Yaméogo, la meilleure façon de protéger les Burkinabè vivant à l’étranger, c’est de contribuer à la paix et à la stabilité dans les pays et non l’acceptation des rebelles au Burkina, d’où l’organisation de ce meeting du 17 octobre 2004.

Enok KINDO
Sidwaya

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