Actualités :: Programme de gouvernement de l’OBU : Ce qu’il faut savoir

L’Opposition burkinabè unie (OBU) vient de publier son programme de gouvernement. C’est avec ce projet de société qu’elle sollicitera en 2005, les suffrages des électeurs pour accéder au fauteuil présidentiel. Sidwaya vous livre les grandes lignes de ce programme conçu "en vue de féconder et d’accoucher sans douleur le changement nécessaire et indispensable".

L’OBU a vu le jour le 5 août 2003 grâce à l’alliance entre le MPS/Parti fédéral du docteur Emile Paré et le PAREN du député Laurent Bado. Par la suite, cette alliance va se renforcer avec l’adhésion de 3 autres partis : la CNDP, le PDN et le PSU. Cinq formations politiques de l’opposition se sont réunies sur la base d’une idéologie, le socialisme africain pour briguer la magistrature suprême en 2005. Même si elle n’a pas encore désigné son candidat pour la présidentielle, elle y sera et avec un programme politique "allant dans le sens des aspirations profondes des Burkinabè".

"Trop, c’est trop"

La situation politique, économique, sociale et culturelle du Burkina Faso n’est guère reluisante à l’heure actuelle. Le dernier rapport du programme des Nations unies pour le développement sur le développement humain durable classe le Burkina Faso 175e sur 177 pays avant le Niger et la Sierra Leone.

Depuis un certain temps, le Burkina occupe le dernier rang "de la chevauchée fantastique vers le développement". Cela est révélateur d’une situation : "mentalement, moralement, intellectuellement et spirituellement travestis, économiquement étouffés, exploités et opprimés, les Burkinabè sont en pleine divagation parmi les ruines sociales du monde... Le peuple burkinabè n’en peut plus. Ses conditions de vie s’empirent d’année en année". Et les exemples pour illustrer cet état ne manquent pas :"les portes de l’école primaire sont fermées à 55% des enfants, le système éducatif produit des déchets et des chômeurs, l’eau potable est une denrée rare, 85% des Burkinabè serrent la ceinture pendant que 15% s’accaparent les richesses, la moitié de la population est réduite à la pauvreté, les soins de santé sont inaccessibles aux travailleurs des villes et des campagnes...". Au vu de cette situation l’OBU pense que "trop, c’est trop". Elle entend redonner aux Burkinabè sa fierté qui les a longtemps caractérisés.

La thérapie de l’OBU

Une fois au pouvoir, l’OBU s’engage à défendre et à promouvoir les valeurs culturelles. Cela passe nécessairement par la protection de la famille. Voilà pourquoi l’OBU entend "réprimer sévèrement l’avortement, combattre la permissivité du divorce, encourager la monogamie et responsabiliser les parents à l’égard de leurs enfants".

En plus, l’OBU compte sauvegarder les bonnes mœurs et certaines des valeurs comme la solidarité. Une retenue sera opérée sur les salaires des travailleurs qui abandonnent leurs parents à la mendicité. Un impôt de solidarité égal au millième du revenu mensuel individuel sera institué pour alimenter un Fonds national qui prendra en charge les fous, les vieux et les enfants sans famille... La protection de l’enfant, la modernisation du statut de la femme, la promotion des arts et des lettres, la revalorisation de la chefferie coutumière seront assurées par l’OBU.

Elle se propose également de changer le cadre de vie des Burkinabè. Pour cela, elle défendra les droits des travailleurs en faisant respecter à la lettre le code du travail, soutiendra les paysans et fera en sorte que la santé, l’éducation et la sécurité soient garanties pour tous...

Les institutions publiques seront restaurées avec des partis politiques crédibles, capables de proposer un programme de gouvernement cohérent, une décentralisation poussée, un parlement de réflexion, une justice juste qui pourra éradiquer la corruption...

Enfin, l’OBU propose un "modèle dynamique de développement économique". Il y aura une nouvelle politique agricole pour assurer "un miracle économique en quelques années, une nouvelle politique industrielle, artisanale commerciale et fiscale".

Avec ce programme, l’OBU compte améliorer les conditions de vie des Burkinabè. Elle ne pourra le réaliser que lorsque ceux-ci lui auront accordé leurs voix à l’élection présidentielle de 2005.

Romaric DOULKOM (romarikom @ yahoo. fr)
Sidwaya

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