Actualités :: Assemblée nationale : Les secteurs routier et agricole "irrigués"

Jeudi 6 mai 2004, nos honorables députés ont adopté deux projets de loi. Le premier porte sur l’accord de prêt conclu le 18 décembre 2003 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) pour le financement du Programme routier I (PR1). Quant au second, il est relatif à l’accord de prêt pour le financement de l’étude de faisabilité économique pour la mise en valeur de 2000 ha à Dangoumana dans la vallée du Sourou.

Le PR1 est un projet multinational s’inscrivant en priorité dans le Programme d’actions communautaires des infrastructures et du transport routier (PACITR) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Il s’agit pour l’Union, de définir et de mettre en œuvre un schéma harmonisé d’amélioration des infrastructures de transport visant à assurer l’équilibre de l’espace communautaire. Le projet, objet du présent accord, constitue la première phase du programme pour le Burkina Faso (au terme du PR1, 650 km de voies seront bitumées au Burkina) et porte sur le renforcement de la route Ouagadougou-Pô-frontière du Ghana et sur les actions de sensibilisation et de facilitation.

Son objectif global est de permettre l’écoulement du trafic inter-Etats dans les meilleures conditions (facilitation du commerce avec le Mali et le Ghana), alors que spécifiquement, il va renforcer ce tronçon de route afin de faire face à l’augmentation du trafic en volume et en agressivité depuis le 19 septembre 2002.

Son coût estimatif est de 26 440 000 000 FCFA cofinancé par le FAD (19 054 940 000 FCFA), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), 4 886 590 000 FCFA et le gouvernement du Burkina Faso, 2 498 100 000 FCFA.

Accroître les revenus des populations rurales

Après ce projet de loi défendu avec tact, sécurité et brio par le ministre en charge des Infrastructures, Hyppolite Lingani, ce fut au tour de son collègue des Ressources animales, Alphonse Bonou d’être à la "barre". Celui-ci a expliqué l’étude de faisabilité technico-économique d’un aménagement hydro-agricole de 2000 ha à Dangoumana et par après, la mise en œuvre de cet aménagement, s’inscrit "dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté grâce à l’accroissement des revenus des populations en milieu rural à travers la sécurisation des exploitations et la valorisation du potentiel agricole aménageable de la vallée du Sourou". Il se justifie du fait qu’au Burkina Faso, pays sahélien enclavé, au climat aride caractérisé par une insuffisance mais aussi et surtout une mauvaise répartition spatio-temporelle de la pluviométrie, "la maîtrise de l’eau constitue l’un des éléments majeurs de l’accroissement de la productivité des aménagements hydroagricoles".

Les potentialités offertes par la vallée du Sourou sont importantes (30 000 hectares) alors que les réalisations sont encore très limitées (seuls 3 800 ha bénéficient d’une irrigation régulière dans cette vallée). L’étude d’aménagement de la zone s’inscrit donc dans la "logique du schéma directeur d’aménagement de la vallée et répond à la stratégie de lutte contre la pauvreté définie par le gouvernement". Il faut rappeler que la politique de développement agricole de ce dernier a, entre autres pour objectifs, l’accroissement de la productivité par la diffusion de nouvelles techniques de production intensive, le ralentissement de la dégradation des ressources naturelles, l’assouplissement du système de fixation des prix des produits agricoles, la promotion de l’investissement privé agricole en l’accompagnant d’un désengagement progressif de l’Etat...

Ce deuxième projet est estimé à 1 006 425 millions de dollars US hors taxes (soit 553 553 750 FCFA sur la base de 1$US = 550 FCFA en décembre 2003). La Banque islamique de développement (BID) couvrira 85% de son coût total, l’Etat burkinabè se chargeant du reste.

Au vu de l’importance vitale de ces deux projets pour nos populations, leurs représentants les ont approuvés à l’unanimité même si les députés de l’opposition n’ont pas manqué de jouer leur rôle traditionnel "d’aiguillons" de la démocratie.

Boubakar SY

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