Actualités :: Sebba (région du Sahel) : Confrontées à la famine, les femmes marchent pour (...)

Les femmes de la province du Yagha ont battu le pavé, le 17 septembre 2022, pour demander une réaction des autorités face à leur situation. Devant les locaux de la gendarmerie de Sebba, elles ont appelé à une réaction rapide face au manque de nourriture et de sécurité.

Sebba, chef-lieu de la province du Yagha, est situé à environ 100 km de Dori, la capitale de la région du Sahel. Dans cette localité, les habitants, par manque de vivres, se nourrissent de feuilles d’arbres.

Lasses d’attendre le ravitaillement, les femmes ont donné de la voix dans la matinée du 17 septembre 2022. Accompagnées de nombreux enfants, elles ont arpenté les rues de la ville avant de se retrouver devant la gendarmerie pour crier leur ras-le-bol. « Nous sommes venues ce matin vous dire que nous mourons de faim. Nous n’avons pas de quoi manger. Il n’y a pas d’eau. Si le ravitaillement de Sebba excède 48 heures, nous allons mourir de faim. Nous allons sortir et marcher jusqu’à Dori, peu importe ce qui nous arrivera », ont laissé entendre les femmes.

Par manque d’autorités administratives, c’est la gendarmerie de Sebba qui a reçu les doléances des femmes

Comme preuve de la misère qu’elles vivent, les manifestantes se sont présentées devant les locaux de la gendarmerie avec des feuilles d’arbres dans des paniers et des bassines. A noter qu’elles se sont rendues à la gendarmerie, parce qu’il n’y a plus d’autorités administratives à qui elles peuvent s’adresser dans la ville.

Déjà confrontées à la famine, les femmes de Sebba s’inquiètent pour l’avenir. « Ces derniers jours, il pleut toujours et nous recueillons cette eau et l’eau des mares pour nos besoins. Si la pluie cesse, nous ne savons pas où nous allons avoir de l’eau. En plus de cela, nous assistons impuissamment à la mort de nos enfants par manque de nourriture », explique une manifestante.

Les femmes du Yagha souhaitent donc que leur message parvienne aux plus hautes autorités du pays, pour que leurs familles soient sauvées le plus vite possible.

Daoula Bagnon
Lefaso.net

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