Actualités :: Point de presse du gouvernement : La retraite entre 55 et 65 (...)
Lassané Sawadogo

Le 7e point de presse du gouvernement s’est tenu le 2 janvier 2004 à travers une explication de texte : le discours à la nation du président du Faso le 31 décembre 2003 et la réponse de celui-ci aux vœux des corps constitués...

Les technologies de l’information et de la communication, la lutte contre la corruption, l’éducation, la retraite, l’institution de la police de proximité. Ces 5 aspects de l’actualité nationale, tirés de la réponse que le président du Faso a donné aux corps constitués qui lui présentaient leur vœux pour l’année 2004, ainsi que de son discours à la nation du 31 décembre 2003, ont constitué le socle du point de presse du gouvernement.

C’était vendredi 2 janvier 2004 dans la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères. Lassané Sawadogo de la Fonction publique, Marie Odile Bonkoungou du secrétariat général du gouvernement et du conseil des ministres et Adama Fofana, le porte-parole de l’équipe de Paramanga Ernest Yonli ont animé cette rencontre entre la presse nationale et le gouvernement.

A cette occasion, le porte-parole du gouvernement a fait une analyse du sens et de la portée des dernières déclarations du président du Faso.

Explication de texte...

Il a rappelé que le président du Faso a exhorté nos populations à le suivre dans l’engagement de refuser la fatalité devant tant de calamités qui continuent de gêner la diffusion généralisée des bienfaits de la croissance pourtant présente dans les données macro-économiques. Des calamités qui ont pour noms, la maladie (qu’elle vienne des épidémies périodiques ou de la pandémie du Sida), la pauvreté due à de nombreux déterminants, le sous-emploi et le poids exacerbé du chômage, l’aridité des sols et les aléas climatiques et l’analphabétisme. De même, M. Fofana a fait une halte sur les idées et mesures annoncées par Blaise Compaoré, en cette fin d’année et qui verront une mise en œuvre résolue et dynamique.

Premièrement, l’impulsion particulière à donner au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il s’agit, selon les membres du gouvernement, de la mise en place du cadre institutionnel et politique avec l’adoption des textes et une mise en œuvre de structures. La mise en place du Conseil d’orientation stratégique et de promotion de la société de l’information (COPSI) qui remplacera le Conseil supérieur de l’informatique et qui sera présidé par le Premier ministre. Il regroupera des comités sectoriels de pilotage des projets en TIC (technologies de l’information et de la communication), des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement. Les comités sectoriels pourront se rapporter à des activités spécifiques comme l’éducation, la santé, la culture, le tourisme, etc.

Moraliser la vie publique

Par la mise en place d’un observatoire, structure chargée de suivre l’évaluation des indicateurs, d’assurer une veille et une alerte technologique et juridique et enfin, d’instaurer une concertation et un débat constructif entre toutes les parties prenantes aux TIC.

Ce projet est essentiel selon Adama Fofana, Lassané Sawadogo et Marie Odile Bonkoungou. D’où il nécessite dès à présent la prise en compte et le suivi ainsi que l’évaluation de l’impact des TIC sur tous les aspects du développement.

Deuxièmement, renforcement de la lutte contre la corruption par une dynamisation des activités de la Haute autorité de la coordination de lutte contre la corruption. A travers des faits et gestes, des actes concrets qui viendront moraliser la vie publique.

Troisièmement, l’accroissement de l’espace éducationnel par une multiplication énergique des conquêtes sur les volumes de scolarisation et sur les qualités des enseignements.

En quatrième point, le relèvement de l’âge de la retraite des agents de la Fonction publique grâce à l’effet d’une convergence réalisée entre les doléances des travailleurs et les ambitions du gouvernement visant à valoriser l’expertise et l’expérience nationales, face aux exigences d’une maîtrise de plus en plus affirmée de la gestion de l’Etat devant le phénomène de la mondialisation.

Et ce, sans nuire à la politique nationale de promotion de l’emploi des jeunes...

Même si les membres du gouvernement n’ont pas voulu être très bavards sur la question, on note que cet âge pourrait fluctuer entre 55 et 65 ans.

La sécurité de tous...

Enfin, du redéploiement des initiatives multiformes de l’administration et des citoyens en vue d’apaiser ou de satisfaire la quête du Burkinabè des villes mais surtout des campagnes au droit à la tranquillité et à la sécurité, avec l’institution de la police de proximité. Une police de proximité qui, de l’avis des trois représentants du gouvernement à ce point de presse, permettra à "la sécurité de tous d’être l’affaire de chacun". D’ailleurs, selon des informations en notre possession, le ministère de la Sécurité mettra dans les prochaines jours, en branle, une série de mesures réglementaires... afin de mettre en musique les premières notes de cette police de proximité.

Ibrahiman SAKANDE (Email : ibra.sak@caramail.com )
Sidwaya

Contentieux électoral de novembre 2020 : La CODEL (...)
Lutte contre l’insécurité au Burkina : L’Assemblée (...)
Concertations communales sur le processus de Réconciliation
Ministère de la Fonction publique : Le Chef de file de (...)
Burkina Faso : La CENI veut se doter d’une stratégie de (...)
Programmation budgétaire 2022-2024 au Burkina : Vers un (...)
Burkina : L’Assemblée nationale se délocalise à (...)
Vie constitutionnelle : « Toutes les crises au Burkina (...)
Burkina : L’opposition maintient sa demande de (...)
Commune de Houndé : Le deuxième adjoint au maire n’est (...)
Burkina Faso : Le dialogue politique s’ouvre dans un (...)
18 juin 1940 : Sankara Zouli et d’autres soldats (...)
Burkina : Le Cadre de dialogue politique, un sectarisme (...)
An II de l’Appel de Manéga : C’est aussi "un pas vers la (...)
Nouvelle-Calédonie : Le Pr Augustin Loada conduit une (...)
MPP-France : La sous-section de Bordeaux fait peau (...)
Burkina : Le président Roch Kaboré et Jacques Ouédraogo (...)
Assemblée nationale : La commission CJEEC réunie à (...)
Assemblée Nationale : Les députés membres de la CAGIDH (...)
Réconciliation nationale : Les capacités des autorités (...)
30e anniversaire de la Constitution du Burkina Faso : (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 11046



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés