Actualités :: Présidentielle 2005 : Une marche contre la candidature de Blaise Compaoré (...)

Le Collectif pour la défense de la constitution (CODECO) a organisé samedi 23 avril dernier dans la matinée à Ouagadougou, une marche-meeting pour dire "halte à la candidature de Blaise Compaoré à l’élection présidentielle de novembre 2005" et à la cherté de vie au Burkina. Cette manifestation a été prise à parti par un groupe de " badauds".

"Ça suffit", clame le Collectif pour la défense de la constitution (CODECO). Alors que ce collectif marchait samedi dans la matinée sur l’avenue des Tengsoba pour dire "non à la candidature de Blaise Compaoré et à la cherté de la vie", un groupe de jeunes sortis des quartiers environnants s’en est pris "violemment" aux manifestants. Bilan : des blessés légers et des portables volés selon le CODECO. Nous avons été l’objet de vols, d’attaques de la part de badauds à la solde du pouvoir tapis dans l’ombre... ont laissé entendre des manifestants indignés.

Et d’ajouter sèchement, "quand ce sont les ABC qui manifestent, personne ne se plaint. Le CODECO se mobilisera pour dire non à l’Etat policier et à la candidature de Blaise Compaoré à l’élection du président du Faso" , ont renchéri d’autres .

Selon des témoins, certains manifestants auraient été déshabillés de leur tee-shirts sur lesquels on pouvait lire 18 ans au pouvoir ça suffit ; "la vie est dure pour nous". D’autres auraient été frappés, molestés et dépouillés de leurs biens. Lorsque nous avons tenté d’approcher le groupe de jeunes badauds qui regardaient les manifestants d’un mauvais œil, impossible d’obtenir le moindre témoignage. "Nous n’avons rien à avoir avec la presse. C’est le CODECO qui nous intéresse", ont-ils dit d’un ton menaçant aux journalistes.

Carton rouge à Blaise Compaoré !

En dépit de ces couacs, le CODECO n’entend pas lâcher du lest, il veut poursuivre sa lutte. Sur un tronçon de plus de 2 km, la centaine de manifestants a marché et couru pour s’élever contre toutes formes d’atteinte à la Constitution. Et c’est donc "Blaise Compaoré qui est persona non grata à l’élection présidentielle de novembre prochain", estiment le président du CODECO, section Bogodogo et les siens. "Carton rouge à Blaise Compaoré" ont-ils dit. Ni la chaleur ni les coups durs du soleil, n’ont eu raison de la volonté des jeunes marcheurs qui ont le long du parcours, exprimé leur ras-le-bol contre "l’incapacité des gouvernants à réduire le nombre de pauvres et à mieux répartir les richesses nationales". Ils n’ont donc pas tari de slogans à cet effet. "Présidentielle, deux mandats, pas plus ! 18 ans, ça suffit !

Carton rouge à Blaise Compaoré ! Non à la situation scabreuse de tous ces jeunes au chômage", ont-ils entre autres scandé. A proximité de la mairie de Bogodogo, la marche a cédé la place à un meeting sous l’œil bienveillant de la police et "le regard musclé" des badauds qui voulaient en finir avec les marcheurs.

Là, le président de la section Bogodogo du CODECO, Olivier Hien a martelé que le collectif dénoncera et manifestera chaque fois que besoin, contre toutes formes de manipulation de la Constitution. Selon lui, trop de temps au pouvoir est source de crise. Il en veut pour preuve le cas togolais. Selon eux leur action vise à servir de contre-pouvoir en vue de rétablir "la vraie" démocratie au Burkina Faso.

Le CODECO est un groupement d’organisations de la société civile. Il est né pour défendre la Constitution et contribuer à l’avènement d’un Etat de droit véritable et à plus de justice sociale au Burkina.

Nadoun S. COULIBALY (coulibalynadoun2002@yahoo.fr)
Sidwaya

Burkina : Gérard Kango Ouédraogo, le baobab de la (...)
Education et formation : Une Initiative présidentielle (...)
Burkina : Le président Ibrahim Traoré préside le Conseil (...)
Burkina : Libéré, l’ambassadeur Mousbila Sankara explique (...)
Burkina /Ministère de l’économie : Un taux de réalisation (...)
Burkina : Mousbila Sankara a été "enlevé"
Burkina : Un ancien leader politique saisit le Conseil (...)
Burkina : De plain-pied dans les pratiques politiques, (...)
Burkina : Le ministre Émile Zerbo de la Sécurité affiche (...)
Burkina : Il faut désormais dire "Président du Faso, chef (...)
Burkina : Le Socle citoyen pour la libération (SOCL) (...)
Relations AES-CEDEAO : « Je t’aime, moi non plus, doit (...)
Burkina : Affaires « lieutenant-colonel Somda Evrard, (...)
Burkina : Les conditions de « libération » et de « (...)
"Reprise" de Me Guy Hervé Kam : « Il a même demandé à (...)
Burkina : « De ce que nous savons aussi du lieutenant-colonel
Affaire "Me Guy Hervé Kam" : « Nous craignons pour la (...)
Conclusions Assises nationales : "Nul doute qu’avec la (...)
Me Guy Hervé Kam : Globalement, son état de santé va (...)
Burkina/Assises nationales du 25 mai 2024 : IB et la (...)
Affaire Guy Hervé Kam : Le mouvement SENS dénonce un (...)

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 12537



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2023 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés