Actualités :: Forces de défense et de sécurité : Les 500 élèves-policiers seront (...)

Le dialogue direct instauré entre Blaise Compaoré et les Corps constitués s’est poursuivi le 25 mars dernier, cette fois-ci, avec les Forces de défense et de sécurité. Occasion au cours de laquelle le président du Faso a salué leur courage, leur détermination dans l’exercice de leur lourde mission de service public, et a renouvelé la gratitude de la République à tous les vaillants défenseurs de l’Etat de droit et de la démocratie, tombés sous les balles des forces criminelles. Et comme on pouvait s’y attendre, l’exclusion des 500 élèves-assistants de police a été évoquée.

"Nous voudrions, sans calculs, implorer votre magnanimité (ndlr : du président du Faso) en faveur des 500 élèves-assistants de police de 1re année, exclus de l’Ecole nationale de police. De façon nette, ils se sont laissé entraîner dans une situation à laquelle ils étaient totalement étrangers.(...) A quelques jours de la Journée nationale de pardon, nous osons espérer que notre appel retiendra votre attention". Blaise Compaoré, le président du Faso, a été visiblement sensible au cri du coeur du porte-parole des policiers, le 25 mars dernier à la salle des Banquets de Ouaga 2000, où se tenait une rencontre d’échanges directs entre lui et les forces de défense et de sécurité.

Le président, après l’allocution du porte-parole de la police nationale, a tenu à savoir immédiatement la suite que Djibrill Bassolé, ministre de la Sécurité, venu répondre aux préoccupations des forces de sécurité, entendait donner à l’affaire des 500 élèves-assisants de police. Et Djibrill Bassolé de répondre qu’ "on fera des propositions au Premier ministre cet après-midi dans le sens de récupérer ceux qui se sont perdus".

Rattraper le temps perdu

Si l’horizon semble se dégager ainsi pour ces élèves-assistants, il en sera de même pour les anciens pensionnaires de l’Institut des sciences (IDS). Car, bien qu’on soit au mois d’avril, il est possible de rattraper le temps perdu. Il suffit, selon le président du Faso, de prolonger leur année scolaire.

Cela dit, la Police nationale a demandé qu’un statut propre lui soit appliqué, et qu’une attention diligente soit portée à ses conditions de vie et de travail. Ce statut sera réglé par le texte d’organisation des emplois et de la police nationale, en cours de finalisation.

Si son élaboration a pris du temps, explique le ministre de la Sécurité, c’est parce qu’il fallait trouver une formule pour en même temps respecter les dispositions de la loi 013 et consacrer les spécificités de la police. Il souligne que ce texte permettra d’aplanir bien des difficultés liées notamment à la hiérarchisation et à la discipline au sein de la police . Pour ce qui est des conditions de travail, la mise en oeuvre du plan de la police de proximité, selon lui, améliorera les problèmes d’effectifs, de logistique et d’infrastructures.

Quant aux questions des indemnités, elles seront examinées, dit-il, dans le cadre de la relecture globale du régime indemnitaire de la Fonction publique. Djibrill Bassolé est revenu sur les bagarres entre forces de l’ordre et de sécurité, soulignant que des séances de formations seront organisées pour permettre aux troupes de mieux se connaître.

La reconversion du militaire

Une reconversion du militaire, une fois sa retraite prise, pourquoi ne pas y penser ? Certains ministères, notamment ceux de l’Agriculture et de l’Enseignement de base, sont disposés à travailler avec le ministère de la Défense, dans le sens de réengager les militaires qui partent à la retraite dans leurs domaines respectifs, soutient Yéro Boly. Laurent Sedégo, son collègue de l’Environnement et du Cadre de vie, assure que cela est faisable.

Car depuis l’an dernier, son ministère travaille en collaboration avec celui de la Défense pour voir dans quelle mesure certains secteurs de l’environnement pourront être ouverts aux anciens militaires. Pour lutter contre la fraude, des anciens combattants pourront être réquisitionnés. Dans ce sens, un schéma sera mis en exécution au cours de l’année 2005.

La rencontre entre le président et l’armée nationale, la police nationale, la douane, les eaux et forêts, la garde de sécurité pénitentiaire et l’association unique des anciens combattants, anciens militaires, veuves et orphelins victimes de guerre aura en tout cas permis d’exposer au président, diverses préoccupations allant des difficultés liées aux ressources humaines, moyens logistiques et matériels aux problèmes d’infrastructures (vétusté des locaux, insuffisance notoire de bâtiments).

"Des efforts perceptibles"

A ce sujet, Yéro Boly a affirmé que des efforts sont perceptibles sur le terrain, en ce qui concerne notamment le renforcement du personnel. Des efforts qui, du reste, seront continus. Que dire des équipements des forces de sécurité et de défense ? Un programme d’équipement est en cours d’exécution. Comme l’indique Yéro Boly, un point de la situation a été fait dans la perspective de reprendre le programme de construction de bâtiments au niveau des armées avec des indications chiffrées.

Mais, souligne-t-il, le problème de la vétusté des bâtiments ne peut être résolu que dans le cadre des dotations budgétaires qui, selon lui, ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. A son avis, il n’est pas toujours nécessaire de construire de nouveaux bâtiments, la réforme de l’existant pouvant être une alternative. A propos de l’habillement des militaires, des dispositions ont été prises pour faire en sorte qu’avec une commande suffisante de tissus, l’on puisse confectionner sur place une partie de ces tenues, dit-il.

Et la santé du militaire ? "Nous avons encouragé (entre autres réponses du ministre) toutes les formations sanitaires dans les garnisons à prendre toutes les initiatives pour mettre les médicaments à la disposition du soldat". L’on est très avancé, selon lui, sur la question du renforcement des effectifs féminins dans les forces de défense et de sécurité, un souhait ardent du chef de l’Etat.

L’association des anciens combattants a, quant à elle, demandé au président du Faso d’user de tout son poids pour les aider à transcender les pesanteurs de l’oubli, de l’indifférence, du rejet, du manque de considération à l’égard des anciens combattants. Ils demandent à participer à la l’effort de construction nationale. Quant à l’ Administration des douanes, elle dit être confrontée à un problème d’insécurité de ces agents. Ce à quoi Jean-Baptiste Compaoré, ministre des Finances et du Budget, répondra en disant qu’un accent a été mis sur la dotation en armes et en munitions.

Nécessaire collaboration entre les unités

Il ajoute qu’un autre sera mis sur la formation, à travers la collaboration avec le ministère de la Défense, ce qui leur permettra de se mettre à niveau. Proposition que Blaise Compaoré a accueillie favorablement, lui qui insiste sur une nécessaire collaboration entre les unités et une forte solidarité. La Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) regrette que le seul texte réglementant l’Administration pénitentiaire soit en déphasage avec les normes modernes d’organisation du système pénitentiaire. Elle souhaite, entre autres, une révision du statut du personnel pénitentiaire et la construction d’une école spécifique de formation qui permettrait une parfaite adaptation de la formation initiale aux besoins réels de travail.

Il est aussi question de l’octroi d’ une indemnité spéciale pour pallier le manque de casernement. Pour ce qui concerne le texte, une politique pénitentiaire au Burkina Faso est en train d’être élaborée, assure le ministre Boureima Badini qui invite la GSP à mettre surtout l’accent sur la formation. En concluant ses échanges avec les corps constitués, Blaise Compaoré les a invités à réformer et à s’organiser mieux, face à certaines difficultés. Mais aussi à travailler sur des prévisions et avec de la visibilité.

Par Cheick Beldh’or SIGUE

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