Actualités :: Eugène Diendéré : "Je n’ai aucun problème avec Fatou Diendéré"

Nouvellement arrivé sur la scène politique nationale, le Réveil démocratique des masses (RDM) d’Eugène Diendéré fera-t-il de l’ombre au CDP à Yako, ville réputée être un bastion du parti au pouvoir ? Quels rapports entretient le président de ce parti avec Fatou Diendéré, députée du parti au pouvoir à Yako ?

Cette dernière question et bien d’autres ont été posées lors d’une conférence de presse organisée à Ouagadougou le 17 mars dernier.

Quels sont les rapports entre Eugène Diendéré, président du Réveil démocratique des masses (RDM) et Fatou Diendéré, la députée CDP de Yako ? "Fatou Diendéré est la femme de mon fils Gilbert Diendéré. Au village, je suis le père et lui le fils. Je n’ai aucun problème avec elle. Ce que nous souhaitons, c’est que l’exercice de la liberté démocratique puisse se faire dans de bonnes conditions et selon les principes édictés par la Constitution. S’il y a un groupe d’individus qui est contre le RDM, nous demandons que Dieu lui donne la paix du coeur". Eugène Diendéré a tenu ces propos lors de la première conférence de presse de son parti.

Pour ce tout nouveau parti créé le 29 janvier dernier, la première mission, en ces années électorales, est d’assurer à Blaise Compaoré un fort pourcentage aux élections présidentielles. "Même si le président du Faso ne souhaite pas être candidat, indique le président de ce parti de la mouvance présidentielle, nous allons lui demander de l’être pour garantir la paix et la sécurité au Burkina". En ce qui concerne les municipales, il a déclaré que le parti travaillera à élargir sa base dans tout le pays. Pour les législatives prévues en 2007, la position du parti "dépendra de la décision du bureau national".

"Le RDM n’est pas un parti régional"

Pour Eugène Diendéré, le parti qui reste attaché à la paix est un parti d’envergure nationale. Il n’est pas un parti régional. "Nous travaillerons à convaincre les masses afin qu’elles adhèrent à notre politique et pour que le parti s’implante davantage dans les provinces", indique l’ingénieur en génie rural. A ceux qui disent que le président a utilisé le sport comme courte échelle pour créer son parti, il a répondu qu’"il y a bien des partis qui se sont créés, qui se sont implantés à Yako, mais qui n’ont pas eu besoin du sport pour décrocher des postes de députés à Yako."

Et de poursuivre : "Depuis belle lurette, nous avons mené des actions de développement du sport au niveau du Passoré, après avoir constaté que le sport, dans la province, connaît un ralentissement, sinon un échec". En cela, "nous avons donc essayé d’organiser la jeunesse". De toute façon, le président du parti a "du sang de sportif" dans les veines, comme il l’affirme lui-même.

Car depuis plus de six ans, il a travaillé, dit-il, dans le bureau national de l’Etoile filante de Ouagadougou (EFO). Il était donc inconcevable que "parvenu à un tel niveau de soutien au sport", il n’apportât pas sa contribution à la relance effective du sport dans la province.
Il a indiqué qu’il avait un projet dans le domaine culturel, tout en assurant qu’il sait bien faire la différence entre le sport, la culture et la politique.

Pourquoi a-t-il quitté la barque du CDP pour créer son propre parti ? C’est que "le RDM a été voulu par les masses". Personne d’autre n’est à la base de la création du parti, selon lui, si ce n’est la masse. Eugène Diendéré refuse qu’on parle de tensions politiques entre les fils de sa province, le Passoré.

Pourquoi quitter la barque du CDP ?

Son parti a-t-il eu quelque chose à voir avec la fermeture de la radio "La voix du Passoré" ? "Non, rétorque-t-il, peut-être est-ce "lié à des problèmes techniques".

Et si Mafarma Sanogo, ancienne directrice de la Télévision nationale a quitté son poste suite, comme l’ont susurré certains, à la diffusion d’un reportage montrant la grande mobilisation observée lors du congrès constitutif du RDM, tenu à Yako le 29 février dernier, Eugène Diendéré, lui, "pense que ce n’est pas vrai". Mais si c’était le cas, "ce serait déplorable", lâche-t-il. Quoi qu’il en soit, le ministère de l’Information, selon le président du parti, a pris l’entière responsabilité de sa décision, "et nous nous conformons" à cela.

Par Cheick Beldh’or SIGUE
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