Actualités :: Blaise et les corps constitués : La pression fiscale, casse-tête des (...)

Poursuivant ses échanges directs avec les corps constitués entamés le 17 février dernier, le chef de l’Etat, Blaise Compaoré, a dialogué hier avec les opérateurs économiques et les professions libérales : TVA, pressions fiscales, délais de paiement des factures, le marché Rood Woko ont été les principaux sujets débattus.

Si un thème central devait être donné à cette rencontre, il tournerait autour des impôts ou plus exactement autour de la pression fiscale. Pour les opérateurs économiques, il faut carrément une réforme du secteur, avec des mesures courageuses telles que la réduction de la dette intérieure, la réhabilitation de Ouaga-gare, la réforme du secteur macro-économique...

Pour ces patrons de l’économie burkinabè, les services des impôts non seulement leur rendent visite de façon itérative, mais les plombent de sommes redoutables à payer. Pis, même la TVA n’est plus supportable par ces responsables d’entreprises. Ils souhaitent par ailleurs que l’économie soit étoffée avec des créations d’emplois, la lutte contre la fraude et la corruption. Le gouvernement y a répondu en affirmant que des gestes forts ont été déjà posés : 5,4 milliards injectés dans les PME/PMI avec 2000 emplois créés, mise en place d’un Guichet unique et de la Maison de l’entreprise, poursuite des travaux de la ZAD, création d’une gare routière internationale de frêt à Bobo...

Les avocats, quant à eux, veulent la poursuite de la subvention de l’Etat (10 millions), la mise en place du CARPA et surtout le succès de la conférence internationale des Barreaux, prévue à Ouagadougou pour décembre 2005. Pour cela, ils demandent le soutien du gouvernement. Que demande l’Ordre des architectes ?

Il est sensible au renforcement de Faso Norme, à l’usage des matériaux locaux dans la construction, l’alignement du ciment et des fers à béton sur les normes internationales, la prolongation de la mise en valeur des parcelles, de 10 ans au lieu de 5, et la prise en compte de l’aspect mieux-disant au lieu de moins disant et l’avènement d’une banque de l’habitat. En réponse, le gouvernement dira que déjà LOCOMAT est un début de solution à la promotion des matériaux locaux. L’alignement du ciment et des fers est déjà effectif, mais le délai de 5 ans applicable de nos jours est raisonnable. Enfin, la question de la banque de l’habitat est à l’étude.

Le cri du cœur de Lassiné Diawara

La Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat (CCIA) reviendra à la charge par la voix du vice-président, Lazare Soré, pour égrener des doléances qui sont entre autres la vérification systématique de tous les produits soumis au Certificat national de conformité, la cessation des tracasseries administratives sur les routes, la prise en compte dans le code des douanes d’un taux de calcul relatif au forfait transport, l’interconnexion électrique Bobo-Ouaga et l’électrification rurale, la réhabilitation de la route Ouaga-Bobo et Bobo-Diébougou.

Quant à Lassiné Diawara du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), tout en louant cette initiative qui renforce et concrétise les rencontres périodiques secteur privé/gouvernement à Bobo, il n’a pas manqué lui aussi d’emboucher la trompette des doléances à examiner et à satisfaire, afin de lever les goulots d’étranglement du secteur privé.

Il s’agit notamment de la pression fiscale qui, selon Diawara, pèse "sur le secteur formel alors que l’élargissement de l’assiette fiscale à d’autres contribuables potentiels, tant prôné par l’Administration des impôts, n’a pas donné les résultats attendus" ; de la relecture du Code général des impôts, du coût du crédit très élevé et des ratios rigoureux que la Banque centrale impose aux banques locales, et encore ( !), de la ponction élevée de la fiscalité de porte (acompte BIC 2% +18% TVA) qui grève considérablement la trésorerie des entreprises...

Puis ce fut un véritable cri du cœur qu’il lancera pour attirer l’attention du gouvernement sur les problèmes relatifs à l’enseignement privé, aux banques, aux pétroliers, aux pharmaciens... En fait, à cette rencontre, tous les problèmes du Burkina, à un degré ou à un autre, ont été abordés et le gouvernement, à travers les ministres concernés, a essayé d’y répondre. En conclusion ,selon Blaise, ceci constitue une "feuille de route pour le gouvernement".

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

Observateur Paalga

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