Actualités :: Alphonse Bonou du PAI : « Nous sommes un parti légaliste »

Le "Pays des hommes intègres" connaîtra dans quelques mois deux échéances électorales : la présidentielle et les municipales. Dans la perspective de ces consultations électorales, les partis politiques affûtent leurs armes pour éviter de faire de la figuration.

C’est dans cette optique que le Parti africain de l’indépendance (PAI) sillonne présentement les différentes régions du pays. Le samedi 12 février 2005, ses responsables, amenés par Soumane Touré, étaient ainsi à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun pour leur conférence régionale. Après la rencontre, nous avons approché le commissaire régional, M. Alphonse Bonou, par ailleurs ministre des Ressources animales, qui a bien voulu nous en dire un mot.

Vous venez de tenir votre conférence régionale ; quelles sont les grandes décisions qui ont été prises ?

• M. Alphonse Bonou : Avant tout propos, je voudrais vous remercier d’abord d’être venu assister à notre conférence régionale. Nous disons conférence régionale, car ce sont les responsables des différentes fédérations provinciales de notre parti qui se sont retrouvés.

Vous le savez sans doute, en 2005, les préoccupations des partis politiques tournent autour des élections présidentielle et municipales.

Compte tenu de ce que les élections municipales vont être à un niveau plus étendu que les précédentes, car il faut rappeler qu’aux dernières élections municipales, il n’y avait que 49 communes alors que cette fois-ci nous aurons plus de 350 circonscriptions électorales, il est important que nous puissions rencontrer les principaux responsables du parti sur l’ensemble des six provinces de la région, pour qu’ensemble nous fassions le point du travail qu’ils ont déjà abattu et que nous nous accordions sur une date butoir pour l’accomplissement d’un certain nombre de tâches.

Et je crois que nous nous sommes entendus sur la date butoir et que les provinces, à travers les départements et les villages, nous proposent une organisation qui aboutisse d’ici à la fin du mois de mars à clarifier les différentes candidatures que nous soumettrons à l’appréciation de la population de la Boucle du Mouhoun.

Cette conférence vous a permis sans doute d’avoir un aperçu général sur votre parti dans la Boucle du Mouhoun. Comment se porte-t-il ?

• Je pense que le PAI se porte bien dans la Boucle du Mouhoun parce que si vous vous rappelez, la première fois que nous nous sommes présentés dans cette région, nous nous sommes classés deuxième après le CDP. Depuis lors, je crois que beaucoup d’autres camarades nous ont rejoints.

L’ambiance que vous voyez aujourd’hui nous permet d’être optimiste. Il est très important que nous puissions nous dire les choses telles quelles sont parce que nous devons prendre très au sérieux le choix des candidats, car nous ne voulons pas collaborer avec des personnes non crédibles.

A vous écouter, on dirait que les échéances électorales au niveau des communes semblent être votre priorité ; est-ce à dire que votre parti n’a pas d’ambition présidentielle ?

• Il y a des gens qui sont allés s’asseoir à la télévision nationale pour déclarer leur candidature. Au niveau du PAI, nous sommes des légalistes et des démocrates convaincus. La Constitution de notre pays dit que seuls les partis présentent des candidats ! Il n’y a pas de candidatures individuelles.

Aucune personne sérieuse respectant la Constitution de notre pays n’oserait s’aventurer dans de telles déclarations. Il appartient aux instances du parti de désigner leur candidat.

Et la rencontre que nous venons de tenir n’est pas le cadre approprié pour désigner le candidat de notre parti.

Quelle lecture faites-vous de la situation au Togo ?

• Je ne voudrais pas me prononcer très tôt sur ce qui se passe au Togo. Le PAI n’a pas dégagé une position par rapport à cette situation.

Mais en tant qu’homme politique l’appréciation que je peux avoir des événements au Togo, c’est qu’il ne faut pas aller dans la précipitation au risque de braquer les choses à l’intérieur et faire plus de mal que de bien parce que si on ne traite pas la question avec beaucoup d’à-propos, de sérieux et de calme, on risque d’aller dans la précipitation et cela va exacerber les positions des uns et des autres, et une fois que les choses seront enclenchées comme en Côte d’Ivoire, il sera très difficile de les régler.

Personnellement, je souhaite que toutes les interventions se fassent avec beaucoup de prudence afin que les nouvelles autorités décident en toute clairvoyance ce qu’elles veulent faire de leur pays. Personne ne peut faire le bonheur du Togo à la place du peuple togolais.

Propos recueillis par Dramane Sougué Dédougou / Mouhoun
L’Observateur

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