Actualités :: Yéro Boly a rendu visite à ses "hommes" à Banfora

Le ministre de la Défense, M. Yéro Boly était dans la capitale de la cité du Paysan noir, le mercredi 9 février 2005. Accompagné du chef d’Etat-major général des armées, Ali Traoré et de plusieurs hauts cadres de l’armée, Yéro Boly était venu mettre en confiance ses troupes et toucher du doigt les réalités du terrain.

C’est une forte délégation qui accompagnait le ministre de la Défense au cours de la visite qu’il a effectuée à Banfora. Arrivée aux environs de 9h30 mn en provenance de Gaoua, le ministre et sa suite ont été accueillis à Bounouna par le gouverneur de la région des Cascades, M. Youssouf Rouamba qui avait à ses côtés, son secrétaire général, le haut-commissaire de la Comoé, Pierre Waongo et plusieurs autorités politiques et administratives de la région.

C’est la 5e Compagnie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers sise à l’entrée de la ville qui a été la première étape de la visite. C’est aussi cette première étape qui a été véritablement le plat de résistance de cette visite du ministre de la Défense. En effet, à huis clos, la délégation s’est entretenue avec les autorités militaires de la région pendant un bon moment où, semble-t-il il, a été question d’exposés faits par les différents corps de la région.

A l’issue de cet entretien, le ministre et sa suite ont procédé à une visite de courtoisie au gouverneur Youssouf Roamba avant d’entamer la série de visites guidées. Successivement, le ministre a commencé par les installations de la 3e Compagnie d’intervention commando du 21e RIC, les installations de la compagnie de gendarmerie, le site du nouveau camp militaire qui se situe à Kossara dans la même enceinte que le champ de tirs et a enfin, terminé par les installations de la 5e Compagnie de la Brigade nationale des sapeurs- pompiers (BNSP).

On peut retenir que le problème de locaux adéquats, de moyens logistiques et bien d’autres moyens se pose dans cette région des Cascades. En tout cas, c’est ce qui ressort de chaque installation visitée. Le ministre Yéro Boly qui a suivi avec intérêt, les différentes préoccupations soulevées, s’est réjoui néanmoins de la situation d’ensemble et a félicité et encouragé ses troupes à atteindre d’autres résultats. Il a promis pallier ces insuffisances au cours des futures actions que son ministère entreprendra.

Avant d’achever sa visite de travail, le ministre s’est adressé à son personnel (militaires, sapeurs et gendarmes) pour galvaniser dans son élan de la défense de l’intégrité territoriale.

Sidwaya (S.) : Monsieur le ministre, est-ce que vous pouvez nous situer l’objet de votre visite à Banfora ?

Yéro Boly (Y.B.) : Nous sommes là ce matin dans le cadre d’un programme de tournées à l’intérieur du pays. Nous avons décidé depuis un certain temps, de visiter toutes les garnisons du Burkina Faso. Nous avons fini avec la troisième région militaire dont le chef-lieu est Ouagadougou et nous avons commencé depuis hier à visiter la deuxième région. Nous avons fait Gaoua hier, nous sommes à Banfora aujourd’hui, nous continuerons à Bobo et à Dédougou par la suite. Il s’agit pour nous de prendre contact avec les "hommes" et de voir l’état dans lequel ces "hommes" travaillent et puis, il s’agit pour nous aussi de voir l’état du matériel et des infrastructures.

S. : A l’issue de cette visite, qu’elle est la situation ? Peut-on dire que vos éléments sont bien lotis ?

Y.B. : Oui ! Les éléments sont bien lotis à Banfora, ils ont un très bon moral, ils accomplissent correctement leur devoir ; il n’y a pas de problème particulier que nous avons relevé à Banfora plus qu’à ailleurs. Ça va !

S. : Alors, nous savons que la région est une zone frontalière avec la crise que connaît le pays voisin, quelles sont les dispositions qui ont été prises ?

Y.B. : Bien ! Au niveau du ministère de la Défense, nous avons notre politique de défense, il n’y a pas de dispositions spécifiques parce qu’une région est frontalière ou parce qu’il y a une crise particulière quelque part. Chaque maillon de nos unités fait partie de notre dispositif de défense et Banfora entre dans ce cadre tout comme Gaoua qui sont des garnisons frontalières. Donc, ce sont des garnisons que nous savions frontalières bien avant qu’il n’y ait la crise en Côte d’Ivoire, et il y a une politique en ce qui concerne toutes les garnisons et tout ceci fait partie d’un ensemble. C’est un dispositif conçu antérieurement à toutes les crises et conçu dans le cadre de la défense de l’intégrité territoriale en tout temps et en tout lieu.

S. : Monsieur le ministre, certainement des problèmes ont été évoqués entre autres, la vétusté du matériel, les moyens logistiques, l’effectif de votre personnel, etc. Qu’est-ce que vous prévoyez ?

Y.B. : Alors il faut qu’on commence à sérier : vétusté du matériel, je ne crois pas, vétusté de certaines infrastructures peut-être, parce qu’il faut qu’on nuance entre le matériel et les infrastructures. Eh ! Les hommes ! Oui il y a des problèmes d’effectif particulièrement au niveau de la gendarmerie parce qu’il n’y a pas assez de brigades ; le territoire des Cascades est vaste et les unités de gendarmerie ne sont pas très bien équipées. Et lorsqu’elles le sont, c’est vrai que le matériel est assez vieux. Nous travaillons dans le cadre d’un programme d’équipement de toutes ces unités et en relation avec le ministère en charge de la sécurité, parce que vous n’ignorez pas que la gendarmerie travaille beaucoup plus dans le cadre de la sécurité publique et dans ce cadre, le ministère en charge de la sécurité a un programme d’équipement que nous accompagnons en tant que ministre de la Défense.

Déjà, un certain nombre de matériel a été déployé au niveau de toutes les compagnies de gendarmerie, nous allons bientôt descendre aux brigades et je pense qu’au fur et à mesure des prévisions budgétaires, on va amoindrir ces difficultés. Autrement, le reste c’est des petits problèmes classiques qui n’appellent pas de commentaires ou en tout cas qui ne devraient pas inquiéter ou empêcher que les missions s’accomplissent.

S. : On a évoqué la question du grand banditisme... Qu’est-ce que vous prévoyez pour lutter contre ce fléau dans les Cascades ?

Y.B. : Bien ! Le ministère de la Sécurité a fait adopter un programme en la matière. Il y a des dispositions qui sont mises en œuvre pour lutter contre le grand banditisme. Le ministère de la Défense intervient à travers les éléments de la gendarmerie nationale, mais nous intervenons aussi à travers les éléments des forces armées à travers les comités militaires d’appui à la sécurité que vous verrez circuler sur les grands axes. Ce sont des forces que nous mettons à la disposition du ministère de la Sécurité en tant que force de troisième (3e) catégorie et dont l’emploi obéit à des conditions très précises et dictées par la loi.

Ce que nous pouvons faire, c’est continuer d’accompagner le ministère de la Sécurité dans cette mission extrêmement importante de sécurisation de nos populations et pour ce faire, nous ne ménagerons aucun effort ; nous mettrons à la disposition des forces de sécurité ce que nous avons comme ressources humaines et aussi ce que nous avons aussi comme moyens matériels. Donc, nous restons totalement solidaires de mon collègue et au niveau du gouvernement, de la politique de sécurité qu’il entend déployer.

Mamadou YERE
AIB/Comoé

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