Actualités :: 2 500 FCFA pour la nouvelle carte d’identité burkinabè

Les conditions de délivrance de la nouvelle carte d’identité burkinabè et la création de l’Office national d’identification (ONI), contrôle étude et renforcement de la route nationale N°4 Ouaga-Koupéla et nouveau code minier ont constitué le plat de résistance du 24e point de presse du gouvernement, vendredi 3 décembre 2004 à Ouagadougou.

Quatre ministres, Adama Fofana, porte-parole du gouvernement, Djibrill Bassolé de la Sécurité, Hyppolite Lingani en charge des Infrastructures, Transports et Habitat et Kader Cissé du département des Mines, de l’Energie et des Carrières étaient vendredi 3 décembre dernier face à la presse. Ils ont apporté des éclaircissements relatifs aux récentes décisions de l’exécutif burkinabè aux journalistes. Au menu de ce 24e point de presse du gouvernement, les conditions de délivrance de la Nouvelle carte d’identité burkinabè (NCIB) et la création de l’Office national d’identification (ONI). Un volet qui a littéralement dominé les débats, le contrôle étude et renforcement de la route nationale N°4 Ouaga-Koupéla et le nouveau code minier.

Interpellé, le ministre Djibrill Bassolé a expliqué les procédures d’obtention ainsi que les avantages de la NCIB avant d’ajouter que l’ONI en sera l’organe d’émission. Selon M. Bassolé, la nouvelle carte coûtera 2 500 F. Ce prix prend en compte les diverses prestations liées à la fabrication (photo, fiche de formulaire...). La NCIB introduit des innovations par souci de fiabilité et de réduction des délais d’obtention et du coût d’émission. Les données mentionnées sur la NCIB ne pourront être exploitées que par l’administration, d’où le caractère infalsifiable de la carte, a souligné le ministre Bassolé.

Autres innovations, elles se rapportent à un nouvel agencement des inscriptions relatives au numéro de la série, au sexe, à la profession...

L’ONI aura en charge d’assurer l’émission et la délivrance des cartes nationales d’identité et autres documents spécifiques. L’office devra aussi gérer la base de données centralisées sur l’identité nationale, notamment l’authenticité et la sécurisation de celles-ci, leur mise à jour. Toutes choses qui contribuent à la mise en place d’une base de données sur l’Etat civil. Pour ce faire, 450 centres de collecte de données et de distribution des cartes seront déployés sur l’ensemble du territoire. L’ONI obéira à un système centralisé. Une centralisation qui vise selon Djibrill Bassolé, à un impératif de fiabilité et de rapidité des procédures pour faire face aux cas de fausses cartes d’identité burkinabè.

Des renseignements fiables sur chaque Burkinabè...

Selon lui, la nouvelle carte est loin de conférer des avantages d’ordre policier, mais elle offre à l’administration et aux politiques nationales de bonne gouvernance, une importante base de données fiables sur chaque Burkinabè... Interrogé par un journaliste sur le fait que de telles informations personnalisées pourraient servir aux services de renseignement, le ministre Bassolé est catégorique : "Il n’en sera rien".

"Outre la collecte des données personnalisées, les 450 centres seront munis d’appareils-photo numériques. Un plan de communication permettra de saisir l’utilité de la nouvelle carte. Elle sera le plus proche possible des usagers. Des équipes mobiles sillonneront le pays. L’administration aura un délai de trois ans pour faire disparaître les anciennes cartes", a indiqué le ministre de la Sécurité, Djibrill Bassolé.

Reconnaissant que le coût de la nouvelle carte peut être élevé, le ministre Bassolé affirmera que "c’est le prix à payer pour avoir un outil performant". Il a par ailleurs, relevé à la presse que le Premier ministre procèdera en principe la semaine prochaine, au lancement officiel de la nouvelle carte. Par souci de bonne gouvernance, le ministre de la Sécurité a entrepris des démarches avec des partenaires de manière à subventionner certaines catégories de populations. Pour les élections de 2005, Djibrill Bassolé se veut prudent. Pour lui, les nouvelles cartes seront de rigueur aux côtés des anciennes. Mais, précise-t-il, des dispositions seront prises pour éviter qu’un Burkinabè ne possède les deux. Des mesures seront également mise en œuvre pour que les usagers de l’administration ne communiquent que le numéro de la nouvelle carte d’identité dans leur dossier, a ajouté le ministre Bassolé.

La réorganisation et le redéploiement du système d’identification nationale des Burkinabè constituent pour l’Etat, une nécessité et un impératif en vue de mieux gérer les rapports entre le citoyen et l’Etat.

Car, la carte d’identité définit le détenteur comme sujet de droit et bénéficiaire des obligations de l’Etat. Il s’agit donc pour l’Etat, de se donner des moyens plus efficaces d’administration des citoyens.

Plus de 200 milliards dans les routes

Le gouvernement veut permettre à notre pays de jouer pleinement son rôle de point nœudal de la sous-région. Dans le cadre de la stratégie décennal du secteur des transports et du Programme sectoriel des transports (PST) 2000-2008, le gouvernement a commandité une étude dans ce sens. Cette étude révèle que le trafic poids lourds sur certains corridors a plus que doublé du fait de la crise ivoirienne. 80% d’entre eux sont surchargés (poids à l’essieu supérieur à 12 tonnes). Aussi, la durée de vie résiduelle des tronçons de route situés sur les corridors varie de 3 à 4 ans. Fort de cette situation peu reluisante, le gouvernement selon ses renseignements au point de presse, a entrepris des opérations de renforcement des tronçons situés sur les axes internationaux : la route nationale n° 1 (Ouagadougou-Bobo), la route nationale n° 4 (Ouagadougou-Koupéla), la route nationale n° 14 (Koupéla Bittou-Frontière de la Côte d’Ivoire) et la route nationale n° 5 (Ouagadougou-Pô-Fontière du Ghana). Selon le ministre des Transports, des Infrastructures et de l’Habitat, Hyppolite Lingani, l’exécution du programme prioritaire (sous-secteur route) s’articule autour du financement des projets de construction, de bitumage, de réfection, de réhabilitation et de renforcement des axes routiers. Ce programme vise à assurer la fluidité des échanges physiques entre le Burkina et les pays voisins.

D’un coût de plus de 200 milliards, l’opération en plus de permettre de revoir les surfaces de roulement, contribuera à boucher les nids de poule, le curage de certaines routes, d’assurer l’entretien courant du réseau routier national.

A propos du code minier, les quatre représentants du gouvernement ont relevé qu’il vise à attirer les investisseurs. Selon le ministre Kader Cissé, "les nouvelles dispositions du code minier comportent l’avantage de clarifier davantage les conditions de l’exploitation minière dans notre pays". Le nouveau code permettra de créer plus de transparence dans les rapports entre les opérateurs, les divers acteurs du secteur et les autorités administratives compétentes, a-t-il ajouté. Il prend en compte les exploitants des petites mines tout en garantissant "une levée des taxations".

Ibrahiman SAKANDE ibra.sak@caramail.com)
Nadoun S. COULIBALY (coulibalynadoun2002@yahoo.fr)
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