Actualités :: Situation nationale : La lecture du Forum civique

Jeudi 4 novembre 2004, le Forum civique nationale du Pr Etienne Traoré a rencontré la presse à l’Eau-Vive. Identité du Forum, ses grandes orientations, son opinion sur les questions nationales... étaient au menu des échanges.

"C’est une réponse organisationnelle à une situation nationale où la tendance est à la croissance d’un déficit sinon d’une crise de la citoyenneté : incivisme multiforme et pan sectoriel, agonie du patriotisme et de la morale, enrichissements par tous au détriment du patrimoine national...." telle est l’identité que le professeur Etienne Traoré donne au Forum civique national dont il est le président. Institution qui se veut un cadre de rencontres, de recherches, de propositions, d’actions et d’initiatives citoyennes, le Forum civique national "s’autorise" à donner son point de vue sur des questions politiques même s’il dit ne pas être un parti politique.

C’est alors que le Pr Etienne Traoré et ses collaborateurs ont "dénoncé trois atteintes aux droits et intérêts de concitoyens, et exigent, pour ce faire, justice et réparations pour les victimes de la guerre en RCI, les expulsés de Libye, pour tous les concitoyens victimes des criquets et des hausses incontôlées des prix...".

Sur la question des expulsés de la Libye, le professeur a également regretté le silence des associations de défense des droits humains. Sur le plan politique, le Forum civique national persiste et signe sur le fait que les récentes reformes institutionnelles constituent des régressions du processus démocratique. "Leurs interprétations partisanes et non fondées ouvrent la voie à une présidence à vie ainsi qu’au retour à un système de parti-Etat. A ce niveau, le Forum souhaite un compromis historique entre Blaise Compaoré et ses contradicteurs" soutient le Pr Traoré. Evoquant l’affaire Hermann Yaméogo, Etienne Traoré dira simplement que les accusations ne sont pas crédibles et qu’il faut libérer Noël Yaméogo.

Quelle lecture le Forum civique national fait de la présence de Guillaume Soro sur le sol burkinabè ? Sur la question, M. Traoré soutient que pour une sécurité dans le pays, il n’y a pas de raison que l’on reçoive des rebelles armés. D’autant plus que le Burkina Faso est signataire des accords de l’ANAD qui interdisent ce comportement. "On doit le mettre dehors, c’est criminel" a-t-il martelé.

P. Pauline YAMEOGO
Sidwaya

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