Actualités :: Politique, mensonges et trahisons

Que celui qui en politique n’a jamais menti, n’a jamais trahi, jette la première pierre à Hermann Yaméogo et ses semblables ! Certes, pour certains la politique est un jeu de poker-menteur, un terrain glissant où tous les coups sont permis. Mais tout de même, il y a des limites à ne pas franchir.

Dans un parti ou groupe de partis politiques, les mensonges et trahisons sont monnaies courantes. On ment pour protéger ses alliances nocturnes, on trahit son idéologie ou ses camarades de lutte pour des strapontins. Ces petits mensonges et ces petites trahisons qui peuvent pourtant avoir des conséquences parfois graves sont compréhensives, même s’ils donnent à la politique une image caricaturale.

En vérité, en politique comme dans la vie, il y a mensonge et mensonge, comme il y a trahison et trahison. C’est pourquoi, dans toutes les démocraties du monde, la haute trahison est considérée et punie comme un crime afin de matérialiser la ligne rouge. Tout finit par se savoir. Les "Commis voyageurs" qui écument les palais présidentiels de certains chefs d’Etat africains incrédules, naïfs et aveuglés au point de ne pas savoir distinguer des "tuyaux percés" d’avec des informations dignes d’intérêt sont aujourd’hui pris dans leur propre piège.

Comme le souligne si bien la sagesse universelle : "Tout menteur vit aux dépens de celui qui l’écoute".

Nos présidents africains ont-ils si peur de perdre leur fauteuil, qu’ils sont prêts à arroser en dollars n’importe quel faux espion ou traitre à sa patrie ? La preuve vient d’être faite par des Burkinabè passés maîtres dans la machination. Ces derniers sont suspectés aujourd’hui de haute trahison dans le but de déstabiliser leur pays en le jetant en pâture sur la scène internationale et surtout en essayant de l’opposer militairement à d’autres Etats frères. les uns veulent faire du Burkina la plaque tournante de l’instabilité du continent, les autres le pays qui arme les opposants africains. Si tel était le cas, pourquoi le "Camarade" Gbagbo, opposant irréductible du régime Houphouëtiste, qui considérait le Burkina comme sa seconde patrie n’a-t-il pas été armé pour aller à la conquête du pouvoir ivoirien ?

Pourquoi le Guinéen Alpha Condé dont les amitiés avec le Burkina sont réelles et fortes ne bénéficie-t-il pas de cette sollicitude pour faire tomber la citadelle imprenable édifiée par Lansana Conté en Guinée ? Hermann Yaméogo oublie-t-il, qu’il a fait partie des "médiateurs" en sa qualité de ministre d’Etat du régime Compaoré pour tenter de trouver une solution à la crise togolaise ? La rébellion touarègue au Mali n’a-t-elle pas déposé les armes grâce aussi à la médiation du Burkina Faso ? Les belligérants buroundais n’ont-ils pas pris la route de Ouagadougou pour baliser le chemin de la paix ? Le nouveau Liberia démocratique n’a-t-il pas bénéficié de la médiation et de la contribution du pays des Hommes intègres pour le retour de la paix ?

L’escroquerie politique est certainement plus rentable lorsqu’on vend le Burkina "faiseur" de guerre que le Burkina "faiseur" de paix. Mais tout de même, sachons raison garder. Il est grand temps que les Burkinabè apprennent vraiment à respecter leur patrie. Ceux qui chaque jour que Dieu crée, s’acharnent à détruire l’image du Burkina à l’extérieur par des mensonges en croyant mettre le pouvoir de Blaise Compaoré en difficulté se trompent de combat. Ils construisent leur stratégie sur du sable mouvant. Maintenant que Laurent Gbagbo sait qu’il a trouvé un autre "boulanger" à sa taille en la personne d’Hermann Yaméogo, il apprendra à se méfier de ces informateurs imaginatifs dont le génie destructeur ne viendra jamais à bout des peuples burkinabè et ivoirien à vivre en paix.

A présent tous les démocrates et républicains burkinabè sont interpellés. Il est temps de consigner dans nos mœurs politiques la clause de conscience nationale qui oblige tout Burkinabè à ne jamais trahir la cause nationale.

Ainsi, l’honneur, la dignité et la grandeur de notre cher Burkina seront toujours sauvegardés.

Par Michel OUEDRAOGO
Sidwaya

Burkina/Projet de loi portant statut de la magistrature (...)
Burkina Faso : « Il n’y aura pas d’élections tant que le (...)
Gestion du fret : Le CBC reçoit les orientations du Chef (...)
Burkina : Quand les pouvoirs peinent à assurer la (...)
Burkina : Colonel Boukaré Zoungrana désormais ambassadeur (...)
Burkina Faso/MPSR2 : L’échéance de la Transition nécessite (...)
Burkina : 500 millions fcfa pour "une communication de (...)
Burkina : Le Parti Panafricain pour le Salut exhorte (...)
Investiture du Président Bassirou Faye : Voici les (...)
Investiture de Bassirou Diomaye Faye : Le Capitaine (...)
Sénégal : Le CDP félicite le nouveau Président Bassirou (...)
Mobilisation générale et de la mise en garde : Le (...)
Santé : Le conseil des ministres dissout la centrale (...)
Acquisition d’armements : Autorisation d’octroi d’une (...)
Journées nationales d’engagement politique : « Si vous (...)
Burkina/Missions d’audits : La primature met fin aux (...)
Centre pénitentiaire agricole de Baporo : Accroître les (...)
Situation sécuritaire : Le Haut-commissariat des Nations (...)
Burkina Faso : Le gouvernement fait le point de ses (...)
Burkina : Le conseil des ministres adopte un (...)
Evaluation des performances des départements ministériels en

Pages : 0 | 21 | 42 | 63 | 84 | 105 | 126 | 147 | 168 | ... | 12495



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2023 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés