Actualités :: Mission de l’ONU sur les exactions en Côte d’Ivoire : au Poni et au (...)

Une délégation de la mission d’enquête de l’Organisation des Nations unies sur les exactions perpétrées sur nos compatriotes en Côte d’Ivoire conduite par Mme Mbaye séjourne depuis le 23 août à Gaoua, chef-lieu de la région du Sud-ouest.

Calendrier fort chargé pour la délégation conduite par Mme Fatimata Mbaye. Arrivée à Gaoua aux environs de 17h, la délégation a eu une séance de travail avec les autorités de la province du Poni dirigée par M. Sériba Ouattara, le haut-commissaire, En dépit de la longue attente, de 8h à 17h soit toute la journée, ce lundi 23 août, les populations de Gaoua concernées par la mission sont restées "mobilisées’’ "C’est la preuve qu’elles tiennent à vider leur carquois et espère que justice sera rendue’’, selon une source qui a requis l’anonymat.

Toutes les associations qui ont contribué à redonner espoir à ces compatriotes dès les premiers instants de leur retour forcé au bercail étaient là. Les mouvements de droit de l’Homme, la section locale du MBDHP, le Tocsin. Des dix départements du Poni, mais également des provinces du Ioba et de la Bougouriba, les populations, près de 350 ont fait le déplacement de Gaoua. Mme Fatimata Mbaye et les deux commissaires, qui ont fait le déplacement de Gaoua, ont d’abord eu une séance de travail avec les autorités locales. "En fait, une façon pour elle de signaler officiellement leur présence à Gaoua".

Juste après cette rencontre, le lien a été noué directement avec la population toujours en présence du haut-commissaire et des associations de la société civile. Occasion pour la délégation onusienne de situer l’objet de leur présence dans le Poni. Selon Mme Mbaye "le Burkina Faso est un pays voisin de la Côte d’Ivoire qui a une présence massive de ses compatriotes qui ont vécu les événements survenus dans ce pays’’.

Pour elle "leur présence au Poni est le souhait formulé par les premiers responsables de l’ONU pour entendre les victimes et les témoins oculaires de la crise en Côte d’Ivoire’’. Elle doit, non seulement collecter des informations, mais également de dresser une liste des auteurs de ces exactions. Les témoignages peuvent être faits sur la base de pièces justificatives, de photos ou de messages sonores. "Nous avons fait le voyage pour vous rencontrer pour pouvoir dire qui a fait quoi et où" a dit Mme Mbaye.

Après ce planning établi, la mission a répertorié sur place le nombre des associations ayant œuvré pour soutenir les rapatriés.

Au total une vingtaine "coiffée par le Comité provincial de secours d’urgence" les premiers contacts direct en l’absence "de tout œil’’ et "oreille" indiscret s’est fait avec la Croix-Rouge provinciale.

Le ballet s’est déroulé ainsi jusqu’au environs de 22 heures pour des raisons de commodités (permettre de regagner les villages) rendez-vous a été pris avec les populations pour le 24 août à 8 h 30. Dès 7 h ce 24 août la salle de conférences du haut-commissariat était noir de monde. Ni la distance , ni la saison hivernale n’ont dissuadé les victimes du drame ivoirien de faire le déplacement assez matinalement. "C’est la preuve que ces hommes et femmes espèrent bien que justice leur sera rendue" selon une source qui a requis l’anonymat.

A l’heure dite, la mission onusienne a repris ses audiences. Cette fois-ci avec les populations. Pour des raison évidente de protection de sources, elle a souhaité que les auditionnés restent "anonyme" .

Donc pas de déclarations ni de rencontres avec les médias. Du reste ce schéma de travail présenté par la mission a été scrupuleusement respecté par les hommes de médias à Gaoua.

La province du Poni fait partie des villes du Burkina qui ont payé un lourd tribut suite au retour massif des compatriotes de Côte d’Ivoire à cause de sa position de ville frontière avec la Côte d’Ivoire M. Sériba Ouattara haut-commissaire du Poni évalue à près de 13 000 les retournés de force. Dès les premiers instants c’était vraiment difficile . Aujourd’hui en voyant la mine des rapatriés on peut se faire une idée de leur actuelle situation. Selon M. Ouattara, la solidarité a joué à fond t l’intervention de l’Etat pour caser ces frères à contribuer à leur redonner le moral. Maintenant, ils ont fière allure. Ils sont quasiment intégrés.

Des structures telles que le projet national de réinstallation des rapatriés, ou la GTZ selon le haut-commissaire ont œuvré pour que les rapatriés retrouvent la joie de vivre. Selon lui, "la venue de la mission de l’ONU est une chose heureuse car cela va permettre aux rapatriés d’évoquer ce qui c’est réellement passé. C’est un œil international, une oreille internationale’’.

Jean Philippe TOUGOUMA
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