Actualités :: L’abattoir frigorifique de Ouagadougou réhabilité : "On ne va plus tolérer les (...)

Le 14e point de presse gouvernemental a eu lieu le 18 juin 2004. Au menu, la prochaine relance des activités de l’abattoir frigorifique réhabilité de Ouagadougou ; la réglementation au Faso des Organismes génétiquement modifiés (OGM) et enfin, le bilan partiel du déroulement des examens scolaires 2003-2004. C’est le ministre de l’Information, Joseph Kahoun, intérimaire du porte-parole du gouvernement, qui a dirigé cette rencontre avec la presse.

Bientôt l’abattoir frigorifique de Ouagadougou sera pleinement fonctionnel. Selon le ministre Kahoun, sa réhabilitation "a coûté à l’Etat plus de 2,7 milliards F CFA. Pour le retour sur investissement, il faut utiliser l’abattoir au maximum de sa capacité". Avec un cycle de travail de 8 heures/jour, cet abattoir, a précisé le ministre du Commerce, Benoît Ouattara, a "une capacité de 20 mille tonnes par an. Mais si on accroît le temps de travail, on accroît aussi la production". La gestion de l’infrastructure sera confiée à une société d’économie mixte.

Les taxes d’abattage qui étaient de 2 000 F par gros ruminant depuis 1989, seront portées à 4 200 F. "Nos taxes, a dit le ministre Ouattara, sont en deçà de celles pratiquées dans la sous-région". Les conférenciers ont indiqué que les aires d’abattage à ciel ouvert (quatre au total) ont été tolérées parce qu’il y avait des travaux à l’abattoir. Maintenant que les travaux sont terminés, il faut que tous les bouchers retournent à l’abattoir qui a le double de la capacité de la consommation de Ouagadougou. "Pour rentabiliser cette infrastructure, on ne va pas laisser fonctionner les actuelles aires d’abattage dans la ville". Le ministre des Ressources animales, Alphonse Bonou, a révélé que des négociations sont en cours avec les bouchers pour arrêter le chronogramme de réintégration de l’abattoir.

"iI faut éviter d’avoir des émotions lorsqu’on parle des OGM"

C’est en avril 2003 que le Burkina a ratifié le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Ce document constitue l’instrument juridique réglementaire de référence en attendant qu’un texte législatif vienne régir les Organismes génétiquement modifiés (OGM) et la conduite de tous les acteurs intervenant dans ce domaine dans notre pays. "Il faut édicter des règles nationales pour introduire et utiliser les OGM en toute sécurité" , a dit le ministre de l’Environnement et du Cadre de vie, Laurent Sédogo. C’est pour cela que notre pays a institué de nombreux organes de contrôle pour éviter tout dérapage.

Selon le ministre de l’Environnement, le Burkina, pays sahélien, peut tirer d’énormes avantages avec les OGM. En modifiant les gènes des plants, on peut en effet améliorer leur rendement et les rendre plus résistant face aux attaques des vers et chenilles et à l’insuffisance d’eau, etc. Pour le moment, l’introduction des OGM au Faso a pour cible principale le coton. On comprend bien ce choix car le coton est la première source d’entrée de devise de notre pays. Le Burkina a intérêt à aller vite car l’Afrique a déjà accumulé un grand retard dans l’usage des OGM. 

Une situation qui ne s’explique pas surtout quand on sait que "jusque-là, on n’est pas parvenu à dire quelles sont les conséquences nuisibles des OGM. Rien n’a été démontré dans ce sens. Mais nous devons y aller en nous entourant des précautions utiles". Pour le ministre Laya Sawadogo des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, "il faut éviter d’avoir des émotions lorsqu’on parle des OGM". Pour lui, notre pays n’échappera pas à la mondialisation et c’est pour cela qu’il faut suivre le rythme. D’ailleurs on en verra de plus en plus de monde se former en génie génétique aux Etats-Unis, car notre pays n’a pas assez de techniciens dans ce domaine.

"Il est difficile de savoir quel maillon de la chaîne est en faute"

Le point d’actualité portant sur le bilan partiel du déroulement des examens scolaires session 2004 a été dominé par la fraude découverte en mathématique et en physique-chimie au BEPC. Comme on le sait, ces deux épreuves ont été reprises dans le centre de Ouagadougou pour cause de fraude. Le pétrole a coulé et des candidats ont été arrêtés, car ils avaient sur eux des sujets corrigés. "Une enquête, a dit Laya Sawadogo, est en cours et j’espère qu’elle va nous situer sur les responsabilités". Le ministre a tenu à préciser que malgré cette fraude "nos examens restent 200 à 300 fois plus crédibles que ceux de la plupart des pays qui nous entourent" .

Laya a expliqué comment se déroule le choix des épreuves jusqu’à leur tirage, leur mises sous scellés et leur ventilation dans les différents centres d’examen du pays. "Partout, a-t-il dit, il peut y avoir fraude. C’est donc difficile de savoir quel maillon de la chaîne est en faute". Précisons qu’aucun élève n’a été arrêté. Les fraudeurs ont été entendus à la gendarmerie et après quoi on les a laissés rentrer chez eux.

L’Observateur

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