Actualités :: UNIR /MS : "Ils ont pourri l’œuf par leurs pratiques"

L’article ci-après est une analyse du Courant des démocrates fidèles aux idéaux de Thomas Sankara (CODEFIS) sur le rejet de sa requête en annulation du récépissé de l’UNIR/MS. Jean-Hubert Bazié se réclamant toujours vice-président chargé de l’Administration de l’UNIR/MS, bien que suspendu, il a signé pour le CODEFIS le présent article.

Le 31 décembre 2002, contrairement aux résolutions du congrès des 21 et 25 décembre 2002 de l’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS), Bénéwendé Sankara, Adama Dèra et Adama Sanley Traoré entreprenaient de modifier frauduleusement les statuts et le règlement intérieur, à l’insu de tout le monde, pour faire du parti une banale structure féodale au service des impatiences frénétiques d’un individu plus à l’aise avec des courtisans qu’avec des militants.

Se croyant déjà un destin national et présidentiel, allergique à la contradiction, Me Bénéwendé pensait que le moment était venu pour lui de se débarrasser de ceux qu’il considérait comme un obstacle à son rayonnement singulier.

Des camarades du bureau du parti avaient auparavant usé de patience et d’arguments au sein du parti pour tenter de corriger tares et dérives. Mais c’était peine perdue ! Avec ses complices, usant de prétextes aussi farfelus que mensongers, allant jusqu’à affirmer que ceux qui le gênaient ont contribué à l’assassinat du vrai Sankara, il manœuvra pour obtenir anti-statutairement, et en leur absence, la suspension de Jean-Hubert Bazié et Hamidou Diao, respectivement vice-président chargé de l’Administration et vice-président chargé des Relations extérieures du parti.

Le 3 juillet 2003, ces derniers, à leur corps défendant, déposaient une requête en annulation du récépissé obtenu en violation de l’esprit et de la lettre des textes du parti.

Des explications ont été données publiquement à la séance du 22 avril dans la salle d’audiences de la Cour d’appel de Ouagadougou. Ce jour-là, toutes les parties au procès ont librement parlé, ce qui n’était plus possible au sein de l’UNIR/MS, gagnée par l’autocratie. Grâce à cette démarche patiente, au départ incomprise, tout le monde a appris et compris ce qui s’est passé.

Et si le jeudi 27 mai 2004 à Ouagadougou, le juge a rejeté la requête pour « forclusion », c’est-à-dire pour dépassement du délai légal autorisé pour déposer la plainte, il reste que la vérité a été entendue, et nous sommes reconnaissants à tous ceux qui croient que la tricherie, le mensonge, l’usurpation de titre, le faux et l’usage de faux ne sont pas dignes de gens qui prétendent vouloir diriger un jour ce pays.

Désormais, ceux qui ont pourri l’œuf par des pratiques sordides sont connus.

A ceux qui disent que les deux vice-présidents ne devaient pas convoquer devant « la Justice de Blaise Compaoré » des membres du parti, nous répondrons que par-delà les juges du Palais, qui ont leurs grandeurs et leurs misères, seuls les militants, les sympathisants et le peuple burkinabè sont souverains. Eux seuls sont les vrais juges. N’est-ce pas ce raisonnement qui a présidé à la décision de Mariam Sankara d’introduire une plainte auprès des Tribunaux burkinabè, laquelle suit son cours dans les instances qualifiées de l’ONU ?.

Rappelons aussi que quand il y a eu crise au sein de la Convention panafricaine sankariste (CPS), ceux qui ont refusé de participer sans conditions aux élections municipales et qui, plus tard, ont créé l’UNIR/MS avaient aussi appelé devant la justice, la même justice, Ernest Nongma Ouédraogo et les siens. Après avoir perdu le procès, ils s’étaient interrogés dans un communiqué du 12 septembre 2000 :

Chacun doit se déterminer

« Au procès du vendredi 8 septembre, nous avons été étonnés d’entendre le représentant du MATS affirmer que son ministère n’a pas « le temps et les moyens humains » pour vérifier si la vie interne des partis est conforme à leurs statuts, dont le dépôt est pourtant exigé pour leur reconnaissance officielle ! Etait-ce là un aveu ou une excuse ? »

Aujourd’hui donc et une fois encore, il appartient à chacun de se déterminer. Les ennemis de la liberté tout court. Ils ont tenté en vain d’empêcher tous ceux qui avaient quelque chose à dire de s’exprimer, refusant la concertation, convoquant des bureaux politiques recomposés à leur guise.

Le Courant des démocrates fidèles aux idéaux de Thomas Sankara (CODEFIS) a eu raison d’entreprendre un large et patient travail d’information et de clarification en direction de l’opinion nationale et internationale.

Pour le CODEFIS, le fait d’avoir mis à jour les agissements de personnes plus portées à nuire à notre idéal qu’à rassembler et à construire, de personnes qui veulent le silence dans les partis pour pouvoir accomplir leurs besognes de destruction constitue un progrès démocratique et représente une avancée considérable dans la lutte pour la cause commune.

Nous sommes nombreux à croire fermement que des gens qui ne partagent pas le même idéal et les mêmes pratiques, des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs ne peuvent pas se marier. Thomas Sankara disait lui-même hier que lui et ses camarades dormaient sur la même natte « mais ils ne faisaient pas tous les mêmes rêves ».

Ne commettons pas les mêmes erreurs qui peuvent faire reculer les échéances d’un avenir meilleur pour notre pays et pour notre peuple.

Ouagadougou, le 12 juin 2004

Pour le CODEFIS :

Le vice-président, Chargé de l’Administration de l’UNIR/MS,
Jean-Hubert Bazié

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