Actualités :: Relations internationales : Causerie diplomatique autour de l’Irak et des (...)

Une causerie diplomatique s’est déroulée le vendredi 30 avril dernier dans la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Animée par M. Cheikh Sylla, ambassadeur du Sénégal au Burkina Faso, elle a eu pour thème : "L’Irak et les Nations unies".

Des ambassadeurs et représentants diplomatiques, des dirigeants d’associations et autres éminentes personnalités, des élèves et étudiants, bref un public hétérogène, tel a été l’auditoire de l’ambassadeur Cheikh Sylla lors de la troisième causerie diplomatique sur l’Irak et les Nations unies.

En rappel, les "causeries diplomatiques" sont organisées périodiquement par le Club des professionnels africains de la diplomatie (CPAD), sous forme de rencontres-débats avec d’éminentes personnalités politiques et diplomatiques. Elles sont l’occasion d’échanges et de réflexions sur des sujets au choix des conférenciers : questions diplomatiques, politiques étrangères des Etats, politique internationale, etc.

Sur le thème : "Irak et Nations unies", le diplomate sénégalais, doyen du corps diplomatique au Burkina et commissaire des Nations unies pour le désarmement de l’Irak, était la personne indiquée.

Les trois guerres du Golfe

Le conférencier a commencé son propos sur la question du désarmement partiel de l’Irak, entrepris par la communauté internationale dans les années 1990, en indiquant que tout a commencé à la fin de la deuxième guerre du Golfe, pour ce qui est des événements actuels en Irak, qui impliquent en premier plan, les Etats-Unis d’Amérique (USA). L’ambassadeur Sylla a alors rappelé que la coalition quasi universelle qui s’est mobilisée pour libérer le Koweït a par la suite posé la question de savoir comment refroidir l’ardeur belliqueuse de l’Irak. D’où la problématique du désarmement du pays de Saddam Hussein, dans le sens de le déposséder de toute arme de destruction massive.

En outre, il a fallu soumettre ce pays à des sanctions (notamment un embargo sur le pétrole), pour l’obliger à accepter les décisions prises par la communauté internationale réunie au sein de l’ONU. Des inspections furent menées de 1922 à 2000, conduisant à la destruction de 80 % de l’armement irakien. Mais les choses allaient prendre un autre tournant, avec l’arrivée au pouvoir du président américain George Walker Bush, et surtout les attentats du 11 septembre 2001. Les Américains prirent alors les choses en mains passant d’une doctrine militaire de dissuasion à celle d’attaque préventive contre ses désignés ennemis. Le régime taliban fut le premier à faire les frais de cette offensive américaine. L’Irak de Saddam Hussein allait suivre, avec la suite que l’on sait : une guerre d’usure coûteuse en vies humaines continue sur le terrain irakien, après la chute et la capture du raïs.

L’auditoire a largement participé aux débats sur le sujet, en particulier sur la mission de l’ONU dans cette guerre, une ONU presque mise de côté par les Etats-Unis qui déclenchèrent la guerre en Irak sans la caution internationale. Pour l’ambassadeur Cheikh Sylla, la suite de l’attaque américaine en Irak a donné raison à tous ceux (en particulier l’ONU) qui se sont opposés dès le départ à cette option militaire.

Le précédent irakien

Au-delà du cas irakien, ont estimé les participants, il convient de s’inquiéter sur de telles attitudes des grandes puissances en général, lesquelles ont parfois tendance à mépriser l’autorité de l’ONU. Au point que certains s’interrogent s’il ne s’agit pas en fait de l’amorce de nouvelles règles du "jeu" dans les relations internationales. D’autres s’inquiètent franchement de ce précédent irakien, se demandant à qui le tour la prochaine fois. Toutes choses qui rendent d’autant plus nécessaires des relations davantage respectueuses des textes régissant les rapports entre les Nations et l’arbitrage de la communauté internationale sous l’égide de l’ONU.

Sibiri SANOU (sanousibiri@hotmail.com)
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