Actualités :: Burkina/Tentative de déstabilisation de la transition : « Il y a des (...)

Dans une interview accordée à nos confrères de Faso7, le porte-parole du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR II), le capitaine Kiswensida Farouk Azaria Sorgho, se confie sur la tentative de déstabilisation de la transition. Il accuse des chancelleries étrangères et des particuliers guidés par des intérêts personnels de vouloir semer la zizanie.

Qui sont les membres du MPSR ?

Les membres du MPSR, ce sont tous ceux qui se battent chaque jour pour ramener la paix dans ce pays. Que ce soit sur le terrain, à l’arrière, et qui trouvent les moyens pour que ceux qui sont sur le terrain puissent faire le travail. Il s’agit de tous ceux qui sont animés de la volonté de reconquérir notre territoire et qui sont dans la quête de la souveraineté de notre pays.

Des bruits courent sur un manque de cohésion au sein du MPSR. Qu’en est-il ?

Je peux vous rassurer que tout va très bien. Nous étions tout à l’heure au niveau de l’APEC [Agence pour la promotion de l’entreprenariat communautaire]. Une visite que le chef de l’Etat a effectuée pour s’enquérir des difficultés qu’il y a là-bas et de l’affluence. On était tous ensemble là-bas, il n’y a aucun souci. Il faut dire que cela est prévu, ces intoxications. C’est un plan qui a été prévu, bien ficelé et monté. Si vous remarquez, c’est une guerre psychologique qu’ils sont en train d’entamer. Ils ont d’abord cherché à diviser les membres du MPSR. Mais ils n’ont pas réussi.

Ils ont donc décidé de semer le doute dans la tête de ceux qui soutiennent cette transition. C’est tellement bien ficelé que si vous ne faites pas attention, vous allez tomber dans le piège. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils vont vous mettre une bribe de vérité dans une publication et ils ajoutent de fausses informations dans le but de créer la psychose. Par exemple, il apprend que je pars à Bamako. Il ne sait pas ce que je pars faire là-bas. Il va dire sur les réseaux sociaux que je suis à Bamako pour telle ou telle chose, en ajoutant du mensonge.

Si vous ne faites pas attention, vous pouvez croire à ce qu’il dit. Je pense qu’il y avait une publication qui disait que le capitaine Yabré et moi nous étions à Lomé pour voir le président Damiba. Seulement que le DG de l’ANR était parti dans un cadre de travail avec tous ses homologues de la sous-région. La part de vérité est que le capitaine Yabré était vraiment à Lomé. Moi je n’y étais pas. Je ne savais pas qu’est-ce qu’il était parti faire. Mais ils ont inventé ce qu’ils voulaient inventer. Ils veulent essayer de nous discréditer.

Il y a également le fait qu’ils sont en complicité avec des chancelleries étrangères. Tous ceux qui le font, c’est pour des intérêts individuels. Pour pouvoir nous déstabiliser, il faut créer des mensonges qui pourront être, peut-être, vérifiés. Ils vont vous fabriquer des choses. Ils ont leur plan qu’ils déroulent. Dès que vous découvrez certaines informations, ils anticipent et communiquent. Par exemple, que nous allons arrêter telle ou telle personne... Dans les deux cas, ils gagnent. Si nous décidons de ne pas arrêter ces personnes, ils continuent à dérouler leur plan. Si vous arrêtez ces gens, le fruit de la communication mensongère qu’ils ont eu à faire va se confirmer.

Les gens vont dire qu’effectivement, ils avaient dit cela et voilà qu’il y a une confirmation. Pourtant, en réalité, dans leurs publications, ils font exprès de citer les gens qui sont vraiment mêlés et y ajoutent d’autres personnes qui ne le sont pas. Le but visé est de créer la psychose et la division. En ce moment, même si vous procédez à des arrestations, ils vont avertir tous ceux qui sont sur la liste et qui ne sont pas forcément mêlés. Et prochainement, c’est vous qu’on va arrêter. En ce moment vous êtes dans le doute, vous ne savez pas ce qui se passe. Vous allez vous rétracter et ils vont vous coopter.

C’est vraiment une manœuvre des impérialistes. C’est surtout pour des intérêts individuels parce qu’ils ont perdu beaucoup d’avantages. Il y en a qui n’arrivent plus à faire certaines choses qu’ils faisaient avant. C’est vrai qu’on ne communique pas assez sur beaucoup de choses. Mais ils sont nombreux, ceux qui nous en veulent parce qu’on a coupé leurs vivres.

Notre objectif, c’est de permettre à tous les citoyens de vivre dignement. Nous ne pouvons pas admettre que des gens, au nom de leurs intérêts individuels, veuillent piller nos ressources contre la volonté du peuple. C’est pour dire aux gens de faire très attention à tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Ils ont tout essayé, ils essayent toujours et ils ne vont pas arrêter d’essayer. C’est à nous d’être très vigilants et de ne pas nous inquiéter. Rassurez-vous, nous sommes très unis au sein du MPSR.

Si nous avons des sujets à débattre, nous le faisons et prenons les décisions ensemble. Tout ce qui se raconte sur les réseaux sociaux, c’est juste des histoires pour nous empêcher de nous concentrer sur nos objectifs. Moi je suis commandant d’un bataillon d’intervention rapide. Je préfère me concentrer sur la guerre que de me concentrer sur ces histoires. L’objectif, c’est de nous distraire et on n’aura pas de résultats sur le terrain. Au sein des FDS, nous n’avons aucun souci. Nous travaillons avec tout le monde.

De quelles complicités parlez-vous exactement ?

Il y a des complicités avec des chancelleries étrangères, nous ne pouvons pas les citer. Nous sommes au courant et suivons la situation. Je pense que dans les prochaines heures ou prochains jours, des décisions seront prises à l’encontre de ces chancelleries et tout le monde pourra le constater.

On a l’impression que la transition connait ses « ennemis » mais ne veut pas les nommer clairement…

Nous voulons rassembler, que nous puissions nous unir pour l’objectif commun qui est le retour de la paix. Même si nous apprenons que telle ou telle personne complote certaines choses, nous espérons qu’en anticipant et en dévoilant ce qui se passe, que ces personnes puissent revenir et qu’on se mette ensemble pour faire cette guerre.

Comme nous aimons le dire, nous n’avons qu’un seul pays. Si nous ne nous unissons pas pour faire cette guerre, nous allons perdre ce pays. Les intérêts individuels peuvent venir après. L’essentiel est que nous puissions ramener la paix et avoir le minimum pour notre peuple. A l’issue de cela, on fera ce qu’on voudra. Nous avons donné la chance à tout le monde. Même si nous savons ce qui se passe, nous décidons de ne pas agir parce que nous espérons toujours que ces gens se rachètent.

Ces gens ont des familles qui n’approuvent pas forcement ce qu’ils sont en train de faire. Mais ils continuent ; je pense qu’à l’impossible nul n’est tenu. La procédure est déjà en cours. Je ne peux pas me prononcer pour l’instant. Les résultats pourront nous édifier tous.

Un point qui vous tient à cœur ?

Pour terminer, je voudrais vraiment inviter le peuple burkinabè, tous ceux qui sont épris de paix, à être rassurés. Tout se passe très bien. Qu’ils ne se laissent pas avoir par les intoxications qu’il y a par-ci et par-là. Nous sommes sûrs de ce que nous voulons. Nous n’avons aucun doute, nous allons réussir, si nous nous mettons ensemble, et atteindre ces objectifs.

Ce que nous avons connu, nous ne voulons pas que nos enfants et petits-enfants le connaissent. Nous voulons libérer notre territoire. Nous remercions tous ceux qui se mettent en branle pour assurer la veille citoyenne et l’effort de guerre. Cela permet à nos hommes d’aller sur le terrain plus confiants et bien équipés. Rien ne pourra ébranler notre conviction qui est de gagner cette guerre.

J’invite tout le monde à soutenir les FDS et VDP qui se battent dans des conditions assez difficiles, mais qui ne reculent pas et continuent d’avancer. Les débats sur certains sujets ne doivent pas tenir. Nous devons nous unir devant toutes ces personnes qui se battent jour et nuit pour libérer notre territoire. La patrie ou la mort nous vaincrons !

Lefaso.net
Source : Faso 7

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