Actualités :: Coup d’État au Gabon : « Que les leaders gabonais tirent leçons de la mauvaise (...)

« Les nouveaux leaders gabonais doivent tirer leçons de la mauvaise gestion de la famille Bongo ». C’est l’analyse du sociologue Sié De Bindouté Da, qui a accordé une interview à Lefaso.net depuis les États-unis d’Amérique, ce mercredi 30 août 2023 en ligne. Il s’est prononcé sur le coup d’État survenu au Gabon contre le président Ali Bongo. Pour Sié De Bindouté Da, dans l’inconscient des Africains actuellement, c’est qu’il y ait des militaires capables de faire des coups d’État pour libérer l’Afrique.

Lefaso.net : Comment expliquez-vous le coup d’État survenu au Gabon contre le président Ali Bongo, pendant les résultats de la présidentielle ?

Sié De Bindouté Da : Je pense que le coup d’État survenu au Gabon est arrivé pour éviter une crise sociopolitique. Parce qu’on a constaté déjà des tensions au début des proclamations des résultats et même durant l’organisation des élections de façon générale. Et bien avant ces élections, il y a un audio qui avait fuité, faisant cas de certaines personnes qui auraient des liens avec la France. Donc tout cela présageait beaucoup de problèmes. L’intervention de l’armée vient donc pour calmer les choses et éviter une crise. Il reste maintenant à voir l’orientation que l’armée va donner par la suite.

Pensez-vous que le Gabon soit dans la même dynamique du trio Burkina, Mali, Niger ?

C’est pourquoi je dis qu’il faut attendre de voir ce que sera la suite. Mais il faut dire que ce qui est sûr, c’est que le peuple gabonais veut le changement. Le peuple gabonais veut la rupture. Car il est fatigué de cette gestion du Gabon par une famille et un clan depuis cinquante ans. Et ce peuple en a aussi marre de ne pas pouvoir profiter pendant longtemps de la richesse de son pays malgré sa taille en termes de superficie et de démographie.

Quelle que soit l’orientation que vont donner les militaires à ce coup, il revient donc au peuple de s’affirmer. Car s’ils arrivent aux affaires sans une vision de souveraineté, de panafricanisme et de rupture avec les liens coloniaux pour redonner ce qui revient de droit au peuple, je pense que les Gabonais mettront la pression tôt ou tard. Et dans le même ordre d’idée, il n’est pas exclu qu’on en vienne un jour, à un coup d’État de souverainisme.

Parce que bien avant cette prise de pouvoir, on se rappelle de ce putsch qui a renversé Léon Mba. La France était intervenue pour réinstaller le président déchu en 1967. Car même sous le président Omar Bongo il y avait toujours des menaces. C’est aussi le cas sous le président Ali Bongo où des militaires qui ont tenté de le renverser ont été contraints. Et c’était finalement devenu rigolo. Cela signifie donc que le peuple gabonais mène la lutte depuis longtemps.

On sait aujourd’hui que ce ne sont pas les élections qui résolvent les problèmes en Afrique. Est-ce que l’opposant d’Ali Bongo était celui-là qui vient pour changer les choses au Gabon ? On ne le sait pas ! Ou est-ce qu’il vient pour reproduire les mêmes choses telles qu’on le voit en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo ? On ne saurait y répondre pour l’instant. Cependant, c’est le même peuple qui va s’affirmer dans les jours à venir.

Si cette situation n’arrange en tout cas pas le peuple, il va continuer à bouder jusqu’à ce qu’il y ait un président patriote qui viendra répondre aux aspirations du peuple gabonais. Parce que les Gabonais ne sont pas nombreux. Ils sont à peine trois millions d’habitants. Et avec toute cette richesse dont dispose le pays pour une telle population, les Gabonais devraient pouvoir vivre à l’aise. Ils devraient donc profiter des richesses de leur pays sans être contraints d’immigrer pour espérer trouver de meilleures conditions de vie.

Pour le moment, je pense que c’est le peuple qui aura toujours le dernier mot. Et ce qui se passe en Afrique devrait sonner comme un avertissement. Celui qui viendra répéter les mêmes erreurs, c’est à ses risques et périls. Parce que le peuple va toujours s’affirmer. Et dans toutes les armées africaines, vu ce qui se passe aujourd’hui, tout le monde est conscient qu’il peut y avoir des patriotes en leur sein qui vont oser pour la souveraineté de l’armée.

Au regard de son passé, pensez-vous que l’objectif du général Brice Oligui Nguema, nouvel “homme fort’’ du Gabon, soit la souveraineté du pays ?

Ce n’est pas le passé qui compte à priori. C’est plutôt la prise de conscience. Parce qu’on peut avoir été dans un système et obtenu tout ce que l’on voulait matériellement. Mais dès lors que l’on réalise que quelque chose ne va pas et que l’on a pris conscience, on peut travailler à ce changement. En Afrique centrale par exemple, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale, a renversé son propre oncle Francisco Macias Nguema en 1979. Et depuis cet instant jusqu’aujourd’hui, la bonne gestion du pétrole en Guinée Équatoriale profite au pays. C’est parce que la presse occidentale ne nous montre pas le vrai visage de la Guinée Équatoriale. C’est un État riche et bien bâti et beaucoup de migrants africains y vont pour cette raison.

Donc, je pense que si le général Brice Oligui Nguema qui vit au Gabon a compris, connaissant les réalités du pays, il saura que c’est le moment propice pour amorcer le changement. Cela fait plus de cinquante ans que la famille Bongo gère le pays. Et ils ont bien assisté aux différents problèmes que cela a engendrés, provoquant la colère des Gabonais. C’est donc à lui de prendre conscience et de changer la donne. Et pour faire comparaison, le cas du Gabon est plus ou moins similaire à celui du Niger. Le général Tchiani était dans les sillages de la présidence mais a finalement aujourd’hui pris conscience des choses.

Donc, si le général Nguema est Gabonais, je dis bien Gabonais ! C’est-à-dire qu’il est patriote et aime son pays. Il doit pouvoir apporter le changement tant souhaité par le peuple malgré son appartenance au cercle de l’ancien régime. Cela ne coûte pas cher et n’est ni quelque chose de miraculeux. C’est de juste comprendre qu’il faut changer le système pour que le pays puisse se stabiliser et connaître une certaine sérénité. Et cela n’est pas difficile à faire car les Gabonais ne sont pas nombreux. J’estime alors qu’il peut prendre conscience.

Étant à l’ère des réseaux sociaux où les informations sont rapidement partagées, même s’il ne veut pas changer, les réalités l’amèneront à le faire. Sinon ce changement viendra par l’intervention d’autres groupes militaires. Parce que nous sommes dans un contexte du temps des armées de façon générale en Afrique. C’est l’armée africaine qui est actuellement en train de s’affirmer, qu’on le veuille ou pas.
Visiblement quand on regarde à travers les élections, on peut affirmer sans se tromper que l’élite civile a échoué. Et le problème d’une part est venu de l’élite en Afrique.

Car une fois au pouvoir, ce sont eux qui formulent les faux contrats, qui détournent, qui donnent de mauvais conseils, etc. tout en mettant en marge les paysans. Quand vous observez tout ce qui se passe comme problèmes dans les élections, ce ne sont pas les paysans qui en sont responsables. Parce qu’ils ne sont pas ceux qui les organisent. C’est l’élite bureaucratique civile, qui souvent, n’est pas du tout patriote et créent tous ces problèmes.

Je crois que le général Brice Nguema doit avoir pris conscience de ce qui se passe au Gabon. À voir même la liesse populaire, c’est comme si le peuple venait de se libérer. Au regard de ce fait, j’estime qu’il doit aller dans le sens du peuple. Ce qui est sûr, les Gabonais atteindront tôt ou tard, un niveau de révolution maximal. Parce qu’ils en ont marre ! Même si le général Nguema ou celui qui va être aux affaires refuse de le faire. Malgré les richesses du pays, comme le bois et le pétrole, les Gabonais souffrent. Et c’est ce qui amène le peuple à se révolter. Au regard donc de ce qui s’est déjà passé, je pense que c’est suffisant pour le général de prendre conscience qu’il est temps de défendre les intérêts du peuple gabonais.

Quelles leçons peut-on tirer de ces différents coups d’État survenus récemment en Afrique pour assurer une stabilité en Afrique ?

Je pense qu’il n’y a pas de leçons à tirer. Tous les Africains connaissent leurs problèmes et sont face aux réalités. Cependant, il y a une question de personnalité qui se pose. Nous avons un problème de leadership. Parce qu’on manque le plus souvent de bons leaders. On a des gens qui appartiennent à des confréries et qui viennent au pouvoir juste pour défendre leurs intérêts.

Sinon, si les gens voulaient vraiment tirer leçons, Ali Bongo, lui-même ne devait pas se représenter à la présidentielle. Parce qu’il est malade et marche avec un bâton ! Comment peut-on diriger un État quand on est malade ? Et le pire, si on devait tirer leçons ; quand on a vu le président Ali Bongo aux funérailles de la reine Élisabeth, c’est tout le peuple noir qui a été humilié. Qu’un président n’arrive pas à marcher normalement ni peut-être se soulager par lui-même, puisse aller à une telle cérémonie mondiale où il s’est livré en spectacle alors qu’il représentait tout un peuple. Cela n’est pas raisonnable. Pendant ce temps, l’Inde qui a été colonisé par l’Angleterre, se fichait pas mal de la mort de la reine Élisabeth.

En faisant cela, l’objectif d’Ali Bongo était de s’ouvrir à une autre communauté, le Commonwealth, afin de bénéficier de son soutien. Vous avez vu qu’après sa chute, il a livré un message en anglais. C’était donc pour arriver à des tripatouillages de ce genre. Ce qui n’est pas joli pour l’Afrique.
Il n’y a donc pour moi pas de leçons à tirer. Mais une question de leadership. Une personne cultivée qui connaît l’histoire de son peuple et sait d’où elle vient, n’a pas besoin de leçons et va agir dans le bon sens.

Toutefois, je dirai qu’il y a quand même leçons à tirer. Parce que les Africains voient clairement qu’on ne nous respecte pas. Il faut donc travailler à faire respecter notre personne. Si l’on ne se respecte pas qui va nous respecter. Et si on se laisse manipuler qui va nous respecter. Donc comme leçon à tirer, je pense que les jeunes africains qui veulent aujourd’hui être dans le leadership et les présidents africains doivent savoir que les Occidentaux ne sont pas des gens qui défendent les amitiés, les relations humaines. Ils ne défendent que leurs intérêts économiques pour assurer leur survie. Donc quel que ce soit ce que tu vas faire pour eux, ils ne seront jamais reconnaissants.

La France ne s’est pas encore prononcée sur le coup d’État contre Ali Bongo, qu’est-ce qui pourrait expliquer cela ?

Cela semble laisser croire que la France est impliquée. Parce qu’on constate que dans les médias français même si elle (la France) condamne de manière formelle, elle ne s’agite pas trop comme c’est le cas des autres coups d’État. On peut aussi penser que la France joue la carte de la prudence pour éviter que la situation se retourne contre elle. Parce qu’elle a déjà le cas nigérien et bien d’autres à gérer. Cette posture de la France peut également s’expliquer par le fait qu’elle croit pouvoir collaborer avec les auteurs du coup d’État au Gabon.

Cependant, nous ne devons pas toujours nous préoccuper de la position de la France. La France est loin de l’Afrique et les pays africains ne sont ni ses préfectures ni ses provinces. C’est à nous Africains de prendre nos responsabilités. C’est pourquoi je parlais de leadership et disais qu’il n’y a pas de leçons à tirer. Quand tu représentes un pays, tu dois savoir défendre les intérêts de ce pays. Pour moi, l’opinion de la France compte peu.

C’est nous-mêmes qui travaillons souvent à lui donner de l’importance. Mais si nous oublions que nous avons une personnalité à défendre, que nous sommes un peuple à part entière, et qu’il va falloir qu’on s’assume, on ne pourra jamais avancer. On n’a jamais vu un pays qui a été développé par un autre pays et livré sur un plateau d’or. C’est un travail endogène et collectif.

Que les leaders gabonais tirent leçons de la mauvaise gestion de la Famille Bongo. Parce qu’on a vu ce qui s’est passé avec le père Bongo. Pendant qu’Omar Bongo avait tout donné à la France, elle l’a accusé de biens mal acquis. Alors qu’il avait même détruit des États africains pour aider la France. C’est tout cela qui a provoqué sa maladie et précipité sa mort.

J’estime donc que c’est la prise de conscience des nouveaux leaders gabonais qui est le plus important, à laquelle s’associent la prise en compte des intérêts supérieurs du peuple et son engagement à faire changer les choses. Il faut de ce fait que les Gabonais restent debout et qu’ils n’accordent pas une confiance aveugle aux nouvelles autorités. C’est dire ici, qu’ils doivent veiller à ce que leurs autorités travaillent dans le sens de l’intérêt du peuple.

Vous l’avez dit : « C’est l’armée africaine qui est en train de s’affirmer… ». Est-ce à dire qu’on risque d’avoir d’autres coups d’État en Afrique ?

Oui ce n’est pas qu’on risque, qu’on le veuille ou pas cela va arriver. Dans l’inconscient des Africains actuellement, c’est qu’il y ait des militaires capables de faire des coups d’État pour libérer l’Afrique. Parce que les gens ne croient plus en la démocratie, aux élections, à cette élite civile qui a passé son temps à penser par procuration et à vendre l’Afrique.

Au moment où nous parlons et quand on regarde les tendances de façon générale, les Africains sont en train d’attendre les militaires “messie’’, des militaires patriotes, panafricanistes qui vont surgir de nulle part. Les peuples africains attendent que ces militaires travaillent à stabiliser les États, et leur procurer une souveraineté avant d’organiser les élections, pour que les populations se sentent dignes.

Vous voyez aujourd’hui ce qui se passe au Gabon, cela n’était pas prévu. Mais vu la manière dont les résultats allaient faire l’objet de beaucoup de discussions et semer une crise, les militaires sont intervenus. Regardez au Sénégal tout le désordre qu’on a connu. Mais ce sont des civils qui sont aux affaires depuis des années et où se trouve la dignité africaine ? Et les gens ont appelé l’armée à renverser Macky Sall parce que tout le monde voit que les actes qu’il pose ne sont pas bien. Cependant, on dit que c’est la démocratie. Alors que les Occidentaux chez qui nous avons copié cette démocratie n’agissent pas ainsi.

Vous voyez aujourd’hui au Nigéria, ce qui se passe à la CEDEAO. Si la vie du président Bola Tinubu venait à être menacée, est-ce que cela va faire pitié à un Africain ? Pas du tout ! Comment un président qui a atteint l’âge de la sagesse, peut avoir pour préoccupation de faire la guerre à son propre voisin qui ne lui a rien fait, encore moins agressé ? Cela, sous prétexte qu’on veut imposer la démocratie. Et si l’on voit le Bénin et la Côte d’Ivoire soutenir cette vision, c’est parce qu’ils sont dans le sillage de ces questions de France-Afrique. Sinon il n’y a pas de raisons.

Le Bénin même détruit sa propre économie pour soutenir la guerre. Car pendant qu’ils ont fermé leur frontière avec le Niger, principal utilisateur du port de Cotonou, les marchandises pourrissent et occasionnent des pertes. Mais cela ne dit rien aux Africains. Je pense que ce sont des représentants coloniaux.

Un président américain, français, allemand ou russe ne va jamais travailler pour que même un franc de l’intérêt général de son pays soit perdu. Mais en Afrique, des Africains sont prêts à tuer leurs frères, à détruire les intérêts de leurs propres pays pour juste s’afficher avec la France. S’il y a une guerre aujourd’hui au Niger, qui est-ce qu’on va tuer ?

Ce sont les Africains. Ces autorités ne réfléchissent pas dans le bon sens parce qu’ils ne savent tout simplement pas ce que c’est que le leadership.
De ce point de vue, ce n’est pas un risque, il y aura bel et bien des coups d’État qui vont venir. Parce que les Africains ne vont plus accepter de se faire manipuler par leurs propres frères. Ils ne vont plus également s’asseoir et regarder les choses se faire. Parce que la nouvelle génération de militaires qui voient ce qui se passe dans le monde ne va pas accepter que leurs pays soient ainsi.

On ne sait pas quand, mais ce qui est sûr, il y aura encore des coups d’État en Afrique. Parce que la culture politique française est actuellement aux abois et c’est ce qui crée tous ces problèmes sociaux que nous connaissons dans nos pays.

Face au coup d’État au Gabon, pensez-vous que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) va tenir le même langage que la CEDEAO ?

Je pense que la CEMAC ne peut pas tenir le même langage que la CEDEAO. Parce qu’on a aussi en Afrique centrale, des présidents qui ont duré au pouvoir et qui sont boudés. On a également trop de problèmes dans cette partie du continent. On a par exemple des guerres, des présidents qui ont une mauvaise gestion du pouvoir et des intérêts de leurs pays. J’estime donc la CEMAC ne va pas avoir la même réaction que celle de la CEDEAO. Les gens peuvent condamner du point de vue formel ou officiel. Mais personne ne va aller s’ingérer.

Ce que je déplore, c’est ce que les Occidentaux nous ont enseigné dans la démocratie. C’est de la bêtise qu’ils nous ont inculquée en lieu et place de la raison ! Et c’est cette bêtise que répètent aussi bien les politiques que les intellectuels africains. Parce que les gens auraient dû réagir quand Ali Bongo ambitionnait de participer à la présidentielle pendant qu’il était malade.

Mais personne n’a sorti un mot pour lui dire que cela n’était pas raisonnable. Ce n’est pas maintenant qu’il s’est présenté aux élections qu’il faut créer des problèmes.
Je pense donc que la CEMAC va jouer la carte de la médiation pour éviter que les gens ne rentrent en conflit interne.

Votre mot de la fin ?

Mon dernier mot pour terminer, c’est d’inviter les chefs d’État africains à connaître l’histoire de l’Afrique. Ceux-là qui travaillent aujourd’hui à déstabiliser l’Afrique et à la mettre dans des problèmes vont périr seuls. Je dis bien ils vont périr seuls ! Parce que l’histoire a montré que les Occidentaux ne respectent pas les chefs d’État africains. Dès que tu perds le pouvoir, ils vont juste parler deux jours et c’est fini. Aucune autorité française n’est allée aux funérailles du président sénégalais Léopold Sédar Senghor quand il est mort en 2001.

Omar Bongo, lui-même est mort en Espagne et a été accusé de biens mal acquis. Le président de la République démocratique du Congo, Mobutu Sese Seko également, était allé se soigner à l’extérieur et a été enterré au Maroc au lieu du Zaïre quand il est mort. Blaise Compaoré même n’a pas eu le privilège d’aller se soigner en France. Et les exemples sont légion. Donc chacun doit prendre conscience et être du côté de son peuple.

La jeunesse aussi doit comprendre que ce n’est pas le moment de chercher l’argent facile. Les gens n’ont qu’à être dans le leadership vrai et construire leur personnalité. Et je termine en disant que nous devons savoir que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre à l’Afrique. Et personne ne peut arrêter cela. Ça sera une ère de violences, de contradictions et de changements, parce qu’une nouvelle Afrique est en gestation.

Propos recueillis par Hamed Nanéma
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