Actualités :: Burkina Faso : Des agents de la CENI se familiarisent avec les outils de (...)

Un atelier de formation et de validation du guide logistique et de la stratégie de communication digitale de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est ouvert ce mercredi 2 novembre 2022 à Loumbila. Organisé par la CENI avec l’appui financier de l’USAID à travers la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), cet atelier se déroule sur quatre jours et vise à « permettre aux commissaires et aux agents/cadres administratifs et techniques de s’approprier les outils de gestion du processus électoral de fin transition ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de la CENI, Elysée Ouédraogo.

« Même si nous avons été discrets ces derniers mois, il ne faut pas dire que nous nous tournions les pouces. Nous avons travaillé pour jeter les bases du processus électoral de sortie de transition ». Des propos du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tenus lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation et validation du guide logistique et de la stratégie de communication digitale de la CENI. En effet, au Burkina Faso, les assises nationales tenues les 14 et 15 octobre 2022 ont confirmé la durée de la transition à 21 mois à compter du 2 octobre 2022. C’est dire donc qu’il reste à ce jour 20 mois pour organiser les élections.

Le président de la CENI a remercié les partenaires que sont IFES et l’USAID avec qui il a une collaboration fructueuse

« Les élections, c’est un processus. Le scrutin c’est l’aboutissement. Mais avant, il y a une diversité d’opérations électorales qu’il est nécessaire d’organiser avant qu’on ne puisse parvenir au jour du scrutin. Il y a la révision du fichier qui est important et qui devrait permettre de pouvoir prendre de nouveaux électeurs sur le fichier électoral. A cela s’ajoute l’organisation pratique en lien avec les élections qui doivent nous conduire au jour du scrutin », a détaillé le président de la CENI, Elysée Ouédraogo.

Les 20 mois à venir peuvent paraître beaucoup comme temps dont la CENI dispose mais si l’on considère le 30 juin 2024 comme le terme, c’est maintenant qu’il faut mettre en route le processus électoral, même si le calendrier électoral, qui est de la responsabilité du gouvernement, n’est pas encore défini, a laissé entendre le président de l’autorité administrative indépendante en charge des élections dans notre pays.

Photo de famille

Dans cette lancée, un certain nombre d’outils pertinents, voire indispensables à l’atteinte des objectifs de la CENI ont été mis en place. Ce qui permettra de dérouler l’ensemble des opérations électorales dans un contexte sécuritaire difficile. « Lorsque nous considérons les conditions dans lesquelles les précédentes élections se sont déroulées, il y a des leçons que nous avons apprises et des recommandations que nous avons décidé de mettre en œuvre cette fois-ci pour anticiper les difficultés que nous avons pu connaître auparavant. La question de la logistique, de la formation, et la communication qui sont trois points importants si nous voulons évidemment que les opérations électorales que nous projetons se déroulent dans de meilleures conditions », dira M. Ouédraogo.

Sur la plus-value de ces trois outils capitaux, il est ressorti que le guide logistique est en effet indispensable car il permettra à la CENI de mieux planifier le conditionnement et le déploiement du matériel. Quant à la stratégie de formation, c’est pour assurer la conduite opérationnelle par les agents sur le terrain du processus électoral. Enfin, la stratégie de communication digitale vise à mieux informer, sensibiliser, éduquer mais aussi à mieux gérer le contexte de désinformation avec l’ère du numérique.

Vue d’ensemble des participants dans la salle

S’il est vrai que l’élaboration de ces outils est indispensable à la réussite de la mission de la CENI, force est de reconnaître que la non maîtrise de ces outils rendrait caduque tous les efforts consentis pour la bonne marche des élections. C’est pour pallier à cette éventualité que le présent atelier a été initié. Une trentaine de personnes composées de commissaires, directeurs de services et cadres prennent part aux travaux. Cet atelier se tiendra sous forme de panels. Depuis le 1er octobre 2020, la Fondation internationale pour les systèmes électoraux accompagne la CENI dans la mise en place des trois outils capitaux évoqués précédemment et ce, dans le cadre du projet « Promouvoir des élections paisibles, transparentes et inclusives au Burkina Faso ». Ce projet bénéficie de l’appui financier de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Pour ce qui concerne le présent atelier, le représentant pays de l’IFES a signalé qu’il s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités menées en collaboration avec la CENI, il y a plus de deux ans. « Malgré toute la période de transition, nous allons continuer à soutenir les opérations. Car, cela doit se faire pour appuyer le processus électoral et les citoyens au finish », rassure Mountaga Sylla.

Le représentant pays de l’IFES, Mountaga Sylla.

L’objectif étant de parvenir à une élection crédible, inclusive, paisible et surtout transparente. Comment réduire les risques opérationnels ? A cette préoccupation, M. Sylla pense qu’il faut outiller la CENI par des outils tels que le guide opérationnel, la stratégie de communication digitale et surtout le renforcement des capacités de toutes les ressources internes de la commission électorale. Avec ces outils et ce renforcement de capacités, il espère avoir une CENI qui pourra mieux jouer son rôle pour que les résultats qui sortiront des urnes soient acceptés ou majoritairement acceptés par les compétiteurs. Au cours de cet atelier, les participants vont apporter des contributions pertinentes à la finalisation des différents documents.

Aïssata Laure G. Sidibé
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