ActualitésDOSSIERS :: Procès « Thomas Sankara et douze autres » : « Hyacinthe Kafando cherchait des (...)

Passage éclair pour un témoin au procès sur l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons. Il s’agit d’Alexis Ouédraogo (68 ans), contrôleur général de police à la retraite.

Au moment des événements du 15 octobre 1987, il était le chef de la division de la surveillance du territoire, une structure de la police nationale.

Le 15 octobre 1987, Alexis Ouédraogo était membre de l’équipe de formateurs de vingt-un assistants de police en cryptographie avant leur affectation dans les différentes ambassades. Après avoir proclamé les résultats et commencé la rédaction du rapport de formation, il apprit de la bouche d’une secrétaire du ministère de la Sécurité, que ça tirait en ville. Vite, il tente de joindre son supérieur à la police nationale, mais vainement. Il décide alors d’appeler le ministre en charge de la Sécurité, Nongma Ernest Ouédraogo qui confirme également avoir entendu les tirs.

Après avoir embarqué dans un véhicule avec ses hommes, il aura la confirmation de la part d’un soldat vers la présidence que les tirs provenaient du Conseil de l’Entente. Il rebrousse chemin et fait escale à la direction générale de la police nationale en donnant la consigne à ses hommes postés à l’entrée de se tenir prêts.

Le témoin a également déclaré que son service a été démantelé le 27 octobre 1987 avant son arrestation et son audition le lendemain. « Ils m’ont posé des questions sur les missions de mon service, l’argent qu’on recevait et le coup de 20h (…) Je n’étais pas au courant d’un coup à 20h », a témoigné Alexis Ouédraogo qui a confié avoir participé à la rédaction d’une note sur la préparation d’un coup d’Etat, sur la base des renseignements collectés. « C’était cinq ou six jours avant les événements. Nous savions qui préparait le coup. C’était Hyacinthe Kafando. Il cherchait des explosifs et des munitions. Nous avons écrit que le dénouement de ce coup serait violent. On a fait des recoupements et certains officiers dans les casernes mettaient leurs familles à l’abri », a raconté le témoin.

Ce dernier dira à la barre avoir été « persécuté » après sa libération, même après sa nomination en tant que directeur provincial de la police dans la Gnagna. « A cause de moi, on surveillait tous les déplacements des directeurs provinciaux à Ouagadougou. Chaque fois que je venais à Ouaga, j’étais filé », a laissé entendre Alexis Ouédraogo.

Après sa déposition, aucune des parties au procès (Parquet, partie civile et défense) ne lui a posé de questions.

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