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Burkina-Faso : Sidiki Zerbo s’interroge sur la place de la chefferie traditionnelle dans la création de notre pays

31 juillet, 23:59, par Mechtilde Guirma

Sanmogho, san y a sida, ef goam ya soma. Cependant, j’ai souvent rencontré des gens qui comme vous après avoir exposé de façon brillante et fait des propositions on ne peut plus pertinentes, finissent par tout gâcher et effacer tout le bon sens qu’ils ont donné par une incohérence effarante. Par exemple vous dites que les Naba, Émir, Fama et Mansas doivent :

« concourir au développement de la médecine traditionnelle ; encourager l’éducation des filles et l’égalité des sexes ; lutter contre l’excision et le mariage forcé  ; et épauler l’Etat dans la réalisation de ses plans de développement, et le cadrer sévèrement dans ses éventuelles dérives et abus, ses manquements et promesses électorales non tenues ».

Je voudrais vous poser quelques questions :

- Pourquoi lutter contre l’excision et le mariage forcé ? Une proposition qui annule malencontreusement la valeur de votre écrit du reste d’ailleurs excellent.

- Bien on annule « l’excision et le mariage forcé ». Par quoi allez-vous les remplacer ? Parcourez les villages et faites leur cette proposition, si ce n’est pas parce que les villageois ont peur de vos représailles, ils vous poseraient exactement la même question sans cependant savoir, encore moins soupçonner, que vous avez en arrière plan de vos idées de développement, y compris une société intégrale à long terme d’« LGBT » et compagnie pour finir de les balayer de la face de la terre et en faire une autre race hors norme qui ne serait plus les leurs. Une sorte de terreur blanche ni plus ni moins, ni vue ni connue qui ferait le job néocolonial que le colonialisme pur et dur n’a pas pu réalisé avec sa terreur rouge. Car en effet, après les avoir caressés dans le sens du poil leur cultures et les inciter à leur livrer les secrets par nos recherches prétendument exaltées, ils y a à présent toute latitude pour balayer enfin et pour de bon les cultures des Naba, Fama Émir et Mansas par ce qui se passe aujourd’hui.

En tout état de cause, l’excision et le mariage dit « forcé » sont le fondement même de ces cultures que vous admirez tant. Ils sont le ciment social (devenu politique) de nos jours de notre vivre ensemble. Mieux la condition sine qua none de notre développement comme ils l’ont été jadis pour resserer nos liens et permettre la reconstitution de la Haute-Volta et la survivance du Burkina-Faso d’aujourd’hui. Faites-nous plutôt des propositions pour des prophylaxies sanitaires de la pratique et l’application des dons des femmes (aujourd’hui tourné en ridicule, en mariage forcé) dans sa philosophie primale et de façon moderne et vous verrez si le Burkina ne décollera pas ? De toute façon ni vous, ni moi ni même le Pouvoir n’ont pas à décider pour eux. Ils sont maintenant et je l’espère bien des grands garçons. Aussi je vous appuie dans votre proposition de Statut qui les garde en dehors de la politique politicienne et des partis politiques.

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