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Attaque de Koutougou : Un deuil national du 23 au 25 août à la mémoire des victimes

23 août 2019, 21:35, par Africa

Je voudrais rebondir sur la contribution de Maria de Ziniaré et celle du Kôro Yamyelé.
- Maria de Ziniaré a émis une opinion très pertinente. Fallait-il decréter un deuil national pour des soldats tombés sur le champ de l’honneur pour la patrie ? Peut-être que oui si les règles militaires l’autorisent. Le chef de l’Etat, chef suprême des armées, dispose d’une panoplie de conseillers militaires à la présidence du Faso qui l’aident à apprécier ce genre de décision. Voilà pourquoi, je ne voudrais pas penser qu’il se soit trompé sur le primcipe de procéder ainsi.
- Néanmoins, je serais conseiller du Président que je lui aurais fortement recommander un discours à la nation plutôt qu’un deuil national pour remobiliser la nation autour de sa vaillante armée qui se bat jour et nuit, sur plusieurs fronts, contre un ennemi invisible.
- Ce qui s’est passé à Koutougou est une gifle infligée à la nation. Tous les patriotes conscients en souffrent. La fierté nationale est touchée. Et cela nous oblige, citoyens de tout âge et de toute condition sociale, à un sursaut vraiment patriotique. Mais sous quelle forme ? Par l’action plutôt que par le bavardage tel qu’on l’observe présentement pour se faire bonne conscience et continuer la bamboula comme si le drame ne regarde que ceux qui sont touchés.
- Pourquoi donc les conseillers du Président ont opté pour cette formule qui sied à des victimes civiles tel que l’épouvantable massacre de Yirgou où la nation a brillé par un silence coupable qui reste au travers de la gorge ? Ces soldats tombés au front, méritent plutôt des funérailles nationales à la hauteur du sacrifice consenti.

@ Korô Yamyélé a mis le doigt sur un aspect non moins pertinent concernant l’importance des réseaux publics de télécommunications en ce moment où le pays fait face à une insécurité chronique.
- Pour rappel, le 25 décembre 1985, dès que les chasseurs de l’armée malienne avaient commencé à bombarder Ouahigouya, la première mesure de mobilisation des forces civiles était la réquisition des ingénieurs et techniciens de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT).
- Le réseau fut immédiatememt placé sous commandement militaire et la salle de conférence fut transformée en Poste de crise. Grâce aux moyens techniques de l’OPT, notamment son centre d’écoute des émissions radioélectriques, tous les mouvements aux frontières ont été localisés. Ce qui permit de comprendre que le bombardement de Ouahigouya n’était qu’une diversion, les blindés étant lancés sur Orodara et Bobo. Ils furent stoppés à Koloko grâce à l’héroísme de nos jeunes et intrépides commandos. C’était le reflex patriotique du voltaïque de l’époque qui collait encore à la peau du Burkinabè nouveau, comme le dirait Mr Sdiki Aboubacar Zerbo dans une excellente contribution, publiée recemment sur lefaso.net.
- Que pouvons-nous attendre aujourd’hui des compagnies de télécoms opérant dans notre pays en ces periodes sombres de notre histoire ? L’ONATEL n’a de national que de nom. Il appartient à des interêts étrangers associant des actionnaires nationaux dont plusieurs leaders publics. Comment l’Etat peut-il, dans la situation sécuritaire actuelle, impliquer ces compagnies privées dans la collecte de renseignements et la surveillance du territoire ? Techniquement, elles en ont les moyens pour aider les FDS à cette fin. Elle est dommage de dire que nous avons totalement marchandié un domaine sensible de souverainetë sans garde-fou sous les injonctions de plus fort que nous.

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