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Tribune : Parler de problème d’intégration des Peulhs dans le Mogho est une erreur (1/2)

11 février, 19:33, par Ka

Mon ami Kôrô Yamyélé, je te dis ici du haut de notre noblesse par rapport à Moussa Sinon, j’avoue que ce type force le respect par cette analyse pertinente qui donne à réfléchir pour l’avenir de notre Faso ou les simples raccourci de nos intellectuels deviennent des milices tribales : Pourquoi se voiler la face et dire ‘’je suis un mossi puissant dont tout m’est permis ?’’ En lisant cette analyse limpide, on peut dire en effet que, l’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut." Même en voilant la face nous les mossis nous ne pouvons plus revendiquer notre puissance en oubliant les peulhs que nous-même depuis la nuit des temps les ont donné le Nom Silmiga ‘’’un être intelligent et rusé’’’ supérieur a nous. La vérité est là car dans tous les cas, le vernis du mensonge finira par tomber et les ethnies qui prétendent plus puissants que d’autres découvriront la face hideuse de ce qu’ils prétendent.

Si nous en sommes là, ce ne sont pas la faute des mossis de souche ou des peulhs de souche qui se respectaient depuis la nuit des temps, mais Simplement les querelles ethniques des politiques amateurs de notre pays, surtout pour les pouvoirs régionaux, qui constituent un obstacle considérable pour le vivre ensemble : Et si l’Afrique en est encore là où elle est, c’est en grande partie à cause de ça,

Beaucoup de mossi qui me lisent, penseront que je ne suis pas le vrai mossi, mais loin de là, ‘’je fais parti du royaume mossi et balafré des cicatrices des trois grands traies. Et il n’a jamais été pour moi une question de bannir nos coutumes. Absolument pas, soyons clairs. Et comme je le répète fièrement en tant qu’Africain Burkinabé, ‘’’ a l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs et certains négatifs.’’ Je l’ai appris par mes grands –parents, mon grand-père fut ministre de la grande chefferie Moogo, après mon père, et ainsi de suite. Simplement je voudrai ici dire à mes sœurs et frères mossis puissants, nous ne perdons absolument rien à supprimer ce qui déshumanise nos comportements pour renforcer les aspects positifs. Refuser cette façon de voir les choses revient tout simplement à dire que nous sommes dans la perfection et que nos coutumes sont parfaites. Mais comment notre vie peut-elle être parfaite alors que par définition l’être humain est l’expression même de l’imperfection ?

Conclusion mon ami Kôrô Yamyélé : Pour plus de démocratie au Burkina, pour des représentants politiques plus responsables et soucieux de la cause publique, bref pour une politique plus noble et plus saine, nos intellectuels, nos chefs coutumiers et religieux, nos politiques décideurs doivent prendre conscience de leur mission qui est de faire souder les règles de vivre ensemble. Tu as le bonjour de ma moitié mon ami Kôrô yamyélé.

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