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Syndicats du ministère des Finances : Touche pas à mon Fonds commun

29 mars 2018, 18:02, par Jah Loup est gris

il n’est pas normal que les salaires varient en Haute-Volta d’un extrême à un autre, pendant que certains Voltaïques à Bobo-Dioulasso et ailleurs sont obligés de rechercher péniblement leur pain. Il y en a qui sont à l’heure du pain beurré, même des croissants beurrés.

C’est de cette différence que nous ne voulons plus. Et nous disons donc que nos mesures restrictives conduisent au bien-être et à la libération du peuple. Ces mesures indiquent pour chacun de nous qu’il ne suffit pas de se proclamer révolutionnaire pour être révolutionnaire. En effet, il y a depuis le 4 août beaucoup de personnes qui crient “Vive la révolution, la patrie ou la mort nous vaincrons”. Mais lorsque la révolution commence à s’approcher de leurs portefeuilles, ils deviennent réactionnaires. La révolution est dans l’esprit, dans les faits et dans les portefeuilles. Celui qui n’a pas encore introduit la révolution dans son portefeuille n’est qu’un vulgaire opportuniste, équilibriste, un caméléon. Ces mesures sont nécessaires de par la gabegie et l’irresponsabilité des régimes qui nous ont précédés, par leur manière à traiter et à contracter des prêts çà et là. En effet, les marchands d’illusions leur ont promis des milliers de dollars, des milliards de francs çà et là pour tel et tel projet et l’on a vu ces responsables signer des contrats sur le dos du peuple en disant “on paiera dans cinq ans, dans dix ans, dans quinze ans”. Cinq ans, dix ans, quinze ans, c’est aujourd’hui et c’est nous qui sommes en train de payer pour leurs erreurs, leurs fautes, leurs crimes. Les dettes qu’ils ont contractées sont aujourd’hui payées par le peuple voltaïque qui, s’il avait eu la possibilité de décidé, aurait rejeté catégoriquement de tels prêts, de telles dettes. Nous voilà aujourd’hui en train de supporter leur inconséquence. Nous le faisons avec dignité, stoïcisme, un stoïcisme révolutionnaire. D’ailleurs vous entendez et suivez les Tribunaux populaires de la révolution.

C’est honteux, très honteux que tout un gouvernement soit traîné dans la boue de cette façon. L’on a dit que c’était ces enfant du CNR qui voulaient humilier les anciens. C’est pas nous qui les humilions. Lorsque Michel Kpooda n’a fait que dire ce qu’ils ont concocté entre eux la nuit avec les Kani Gnoumou, les Aboubakary Ouattara, les Saye Zerbo, les Roch Compaoré et bien d’autres, nous n’étions pas là pour leur dire de le faire. Ce sont eux qui l’ont fait. Aujourd’hui qu’ils sont obligés de se dénoncer mutuellement, ce n’est pas notre affaire, ce n’est pas notre faute, nous n’y sommes pour rien. Nous n’avons fait que leur donner la parole. Malheur à ceux qui baillonnent leur peuple. Pour une simple histoire de pierres à lêcher, aujourd’hui un Roch Compaoré est en train de suer sang et eau pour s’expliquer sur les milliers et les milliards. Ce n’est pas notre faute.

Aujourd’hui la situation du Burkina Faso est pire que celle de la Haute-Volta avant l’avènement du CNR et nous sommes tous coupables et comptables de cela

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