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Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

19 octobre, 03:12, par Mechtilde Guirma

La classe politique doit faire de la réconciliation nationale, non pas une question conjoncturelle autour de laquelle se noue un deal entre politiciens, mais une thérapie profonde pour guérir le Burkina Faso de ses blessures.
Je ne vous le fais pas dire Monsieur le Président du CEFOP. D’autant plus qu’en effet à la dernière législature, ceux que vous critiquez ont convaincu le Président du HCRUN de l’époque de patienter qu’après ils convoqueront des assises pour la réconciliation, puis traîtreusement, derrière son dos, il lui ont fait avalé la loi chériff, loi d’exclusion que vous avez entérinez froidement sans mot pipé, vous faisant ainsi subtilement (et à votre insu) endosser la responsabilité avec une propagande ethnocentrique et vous braquant sournoisement contre ceux qui étaient contre l’exclusion. Voilà comment même ceux qui ne vous connaissaient pas ont avalé la couleuvre et s’apprête, de nouveaux, à le faire encore quand bien même, cette fois, ils savent ce qu’ils font en leur âme et conscience ! Advienne donc que pourra !
Vous voyez Mr. Le Président du CFOP, comment l’étau se resserre sur vous. Ce n’est pas moi qui ne vous aime pas. Si je n’ai pas de raison pour vous aimer, j’en ai encore moins pour vous détester. C’est ce jeu de ping-pong entre vous et vos anciens camarades qui risque d’être préjudiciable au pays tout entier.
Ensuite vous dites dans vos propositions de réconciliation : En tout état de cause toute personne représentative de la vie de la Nation a sa place dans ce processus fédérateur.
Mais, Monsieur le Président du CFOP, vous aviez, là, circonscrit les genres d’interlocuteurs dont vous voudriez meubler votre auditoire de dialogue. En effet, vous dites : même les ex-partis de l’opposition. Qu’entendez-vous par « ex-parti de l’opposition ». Voulez-vous parler de partis qui se disaient du CFOP et qui ont par la suite quitté de leur gré ou bien ceux que vous avez exclusivement renvoyé sans retour et qui aujourd’hui paraissent comme supprimés ? Avouons que la contorsion est très subtile, mais moi j’aurais préféré à la place tout simplement : Même les partis qui ne sont pas de l’opposition politique (CFOP). Là c’est plus clair et net. Mais, alors et ceux qui avaient « été jugés » et jetés en prison comme de vulgaires criminels, auraient-ils enfin la chance de venir s’expliquer avec la citation des témoins qu’ils n’ont jamais pu bénéficiée ?
Vous agissez alors là comme si une Rome antique crierait à tue-tête « réconciliation », non pas avec la population entière, mais uniquement avec les tribuns et les notables. Des galériens et des esclaves ? On ’en parle pas et il n’en est pas question. Et d’ailleurs vous l’avez en effet obtenu votre dialogue : le CEFOP ET LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE !.
Avez-vous écouté les explications du jeune Yonaba sur l’Institution CEFOP de notre pays ? Si vous ne l’avez pas fait, je vous le conseille. En un mot pour le paraphraser, je dirai que le CEFOP pour vous c’est comme la prunelle de votre œil. Alors que le jeune Yonaba a une autre vision ou conception du CEFOP. Tout comme moi, si je l’ai bien compris, je pense que le CEFOP devait dépasser le cadre institutionnel du chef de file de l’opposition politique et embrasser l’entité opposition, tout court, saisie à partir du concept holistique de la question. Mais vous semblez en avoir fait un bien personnel. Dans le cadre de son travail, avec finesse, ce jeune semble vous avoir donner un conseille. Ce qui est normal pour un cadet vis à vis de son aîné. Pour moi donc ce serait une porte de sortie qui vous est ouverte pour rectifier le tir, en proposant la transition au lieu d’aller tout de go et avec obstination aux élections qui commencent déjà à vous effrayer. Une transition comme je vous l’ai conseillée à partir d’une base tout à fait indépendante où d’abord tous les chefs de partis politiques répondront à tour de rôle de leur hauts faits et méfaits, car ce sont les premiers concernés par la réconciliation entre eux ensuite avec le Peuple. Il ne suffit donc pas de demander simplement pardon, et le tour est joué. C’est ce qu’en quelque sorte Yonaba semble aussi conseiller et voit peut-être comme moi, en notre CFOP, une opposition choisie non performante pour traiter de questions nationales et il vous a même rappelé à la bonne mémoire des non-affiliés. Une belle leçon à mon avis de Science politique qui n’est pas à la portée de n’importe quel jeune cadre, soit-il d’élite des obédiences économistes du crû des hautes Institutions financières mondiales ou des Organisations Internationales.
Si vous adhérer donc à cette idée de transition, vous ne ferez que grandir en sagesse et même en estime pour beaucoup, et si vous n’êtes pas élu pour les dix années prochaines, vous auriez tout le temps et le loisir, nécessaire en tout cas, pour vous peaufiner, voire vous rompre en expérience, pour aller d’un pas assuré vers la conquête du pouvoir. Vous êtes encore très jeune pour cela.

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