Actualités :: Ouahigouya : Les prostituées sommées de quitter la ville

Les prostituées de la ville de Ouahigouya ont vécu des moments de terreur dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 novembre 2008. C’était suite à une altercation entre l’une d’elles et un militaire. Tout a commencé en début de soirée le jeudi 20 novembre aux environs de dix-huit heures, dans le secteur n°4 de Ouahigouya.

Des témoignages recoupés, il ressort que tout serait parti d’une altercation entre un militaire et une prostituée. Le bidasse, pris par une envie de se soulager, serait allé tout naturellement aux toilettes dans sa cour. S’y trouvait au même moment une dame (une colocatrice prostituée) qui prenait son bain.

C’est alors que, sans s’en rendre compte, il pénétra dans la douche. Surprise dans sa tenue d’EVE, la dame ne put contenir sa colère. Comme il fallait s’y attendre, une rixe éclata et d’autres personnes accoururent. Dans la chaude discussion, les ‘’bodyguards’’ de la dame, à l’aide de tessons de bouteille, tailladèrent le corps du pauvre militaire. Ses parties intimes touchées, il tomba en syncope.

Il eut la vie sauve grâce à la diligence des sapeurs- pompiers et des infirmiers en service de chirurgie au CHR de Ouahigouya. Ne pouvant tolérer cela, une véritable fatwa a été décrétée par les habitants du secteur n°4 de la ville de Naba Kango dans la nuit du jeudi 20 dernier, n’épargnant aucune péripatéticienne dans le quartier.

Les occupantes des tabourets, majoritairement les Ibos (Nigérianes) et leurs complices garçons furent obligés de se cacher pour échapper à la furie des frondeurs. Dans leur rage, un hangar fut détruit et sa paille a servi à enflammer une maison close. Les sapeurs-pompiers alertés ont pu circonscrire les dégâts.

Au moment où nous tracions ces lignes, le calme était revenu dans la cité, mais les maisons des prostituées demeuraient hermétiquement fermées. Pour imiter le français approximatif de ces fées de la nuit, on dirait que depuis jeudi "ya pas tarvailler". C’est la deuxième fois qu’une bagarre avec les vendeuses de charme se termine dans le sang. On se rappelle, il y a quelques années, qu’un meurtre a été commis dans une cour de prostituées au secteur n°3 de Ouahigouya.

Emery Albert Ouédraogo

L’Observateur Paalga

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